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Au-delà du Bitcoin : 5 façons dont l’informatique quantique sauvera le monde
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Dans nos articles précédents, nous avons exploré le « côté obscur » de la révolution quantique : comment elle menace le Bitcoin (BTC -0.83%), la cybersécurité et la stabilité géopolitique. Il est facile de considérer cette technologie comme une simple arme.
Mais nous devons nous souvenir why Ce sont les scientifiques qui construisent ces machines. Ils ne le font pas pour voler des cryptomonnaies. Ils le font parce que les ordinateurs quantiques sont les seuls outils capables de percer les secrets les plus profonds de la nature.
Alors que les ordinateurs classiques (comme celui que vous utilisez actuellement) fonctionnent en bits (0 et 1), la nature opère en qubits (états quantiques). Cela signifie qu'un ordinateur quantique peut simuler la réalité d'une manière qu'aucun supercalculateur n'a jamais pu égaler. Cette capacité ouvrira probablement la voie à un nouvel âge d'or de l'innovation.
Voici les 5 principales façons dont cette technologie va révolutionner nos vies pour le mieux.
| Innovation | Industrie | Le superpouvoir quantique | Objectif d'impact |
|---|---|---|---|
| 1. La fin de la maladie | Santé | Simulation moléculaire | Guérir la maladie d'Alzheimer et le cancer |
| 2. La super batterie | Énergie | Science matérielle | Des semaines d'autonomie en quelques minutes |
| 3. Nourrir le monde | L'agriculture | Découverte de catalyseurs | Réduire les émissions mondiales de CO2 de 2 % |
| 4. Le « modèle divin » | Environnement | Systèmes complexes | Résoudre le changement climatique |
| 5. Supercharger l'IA | Technologie | Apprentissage automatique quantique | Véritable intelligence artificielle |
1. La fin des maladies (découverte de médicaments)
Développer un nouveau médicament aujourd'hui relève de la méthode empirique. Cela exige des milliards de dollars et des décennies de travail, car nos ordinateurs actuels sont incapables de modéliser avec précision l'interaction d'une molécule médicamenteuse avec le corps humain à l'échelle atomique. Leur puissance de calcul est tout simplement insuffisante. Les grandes entreprises pharmaceutiques et les laboratoires de recherche expérimentent déjà des modèles quantiques préliminaires afin d'accélérer le criblage des médicaments et l'analyse des interactions protéiques.
Les ordinateurs quantiques vont changer la donne. Ils peuvent modéliser instantanément le repliement des protéines, ces structures 3D complexes que prennent les cellules vivantes. Cela pourrait nous permettre de concevoir des molécules sur mesure pour cibler les plaques amyloïdes responsables de la maladie d'Alzheimer, détruire les cellules cancéreuses sans endommager les tissus sains et stopper les virus avant qu'ils ne deviennent des pandémies.
2. La « super batterie » (Science des matériaux)
Le plus grand obstacle à un avenir énergétique renouvelable n'est pas la production d'électricité (l'énergie solaire et éolienne fonctionnent très bien) ; c'est… stockage Les batteries lithium-ion actuelles sont lourdes, lentes à charger et se dégradent rapidement. Ces mêmes simulations pourraient également permettre de développer de nouveaux catalyseurs pour la production d'hydrogène et des matériaux pour le stockage d'énergie sur réseau à longue durée.
Les ordinateurs quantiques permettront aux spécialistes des matériaux de simuler de nouvelles chimies de batteries actuellement théoriques. Imaginez une batterie plus légère que le plastique, capable de recharger votre voiture en 3 minutes et d'alimenter votre maison pendant une semaine. C'est le Graal de l'énergie, et la simulation quantique est la clé pour y parvenir.
3. Nourrir le monde (fixation de l'azote)
C'est un sujet aride, mais aux conséquences considérables. Actuellement, la production d'engrais (procédé Haber-Bosch) consomme environ 2 % de l'énergie mondiale. Ce procédé exige une chaleur et une pression énormes pour transformer l'air en azote destiné aux cultures.
Pourtant, de simples bactéries présentes dans le sol accomplissent ce processus naturellement chaque jour, sans aucune consommation d'énergie. Nous ignorons comment elles s'y prennent, car l'enzyme impliquée est trop complexe pour être modélisée par un supercalculateur. Un ordinateur quantique pourrait percer ce secret enzymatique, nous permettant ainsi de produire des engrais à un coût énergétique quasi nul – de quoi nourrir la planète tout en réduisant drastiquement les émissions mondiales de carbone.
4. Le « modèle divin » (changement climatique)
Le changement climatique est difficile à résoudre car la Terre est un système incroyablement complexe. Nuages, océans, calottes glaciaires et forêts interagissent de manière chaotique. Les supercalculateurs actuels doivent simplifier les détails pour que les calculs soient possibles. Cela contraint les décideurs politiques à prendre des décisions climatiques de plusieurs milliers de milliards de dollars sur la base de prévisions incomplètes. Les simulations quantiques pourraient permettre aux gouvernements de tester leurs politiques, leurs stratégies de géo-ingénierie et leurs transitions énergétiques dans un environnement virtuel avant de les mettre en œuvre dans le monde réel.
Les ordinateurs quantiques peuvent gérer cette complexité. Ils nous permettront de construire un « jumeau numérique » de la Terre. Grâce à lui, nous pourrons prédire avec précision l'impact de la géo-ingénierie, du captage du carbone ou des changements de politique dans les 50 prochaines années. Nous passerons ainsi de la simple estimation du temps à une véritable connaissance du climat.
5. Super-optimisation de l'IA (apprentissage automatique quantique)
Nous vivons actuellement une période de forte croissance de l'IA, mais l'entraînement des grands modèles (comme ChatGPT) prend des mois et coûte des millions de dollars en électricité. L'apprentissage automatique quantique (QML) promet d'accélérer ce processus de manière exponentielle.
Il ne s'agit pas seulement d'accélérer les chatbots. Il s'agit d'une IA capable d'optimiser instantanément la logistique mondiale, de gérer en temps réel le trafic de villes entières pour fluidifier la circulation, ou encore d'optimiser les réseaux électriques nationaux pour prévenir les pannes de courant. Elle nous rapproche ainsi d'une véritable intelligence artificielle générale (IAG).
Conclusion : Une arme à double tranchant
L'avenir quantique est en marche. Il représente une menace importante pour notre sécurité numérique actuelle, notamment pour les systèmes comme Bitcoin qui reposent sur des modèles mathématiques anciens. Ce risque est réel et, comme nous l'avons évoqué dans cette série, nous devons nous y préparer.
Mais considérer l'informatique quantique uniquement comme une menace, c'est se focaliser sur les détails au détriment de l'essentiel. Cette technologie représente le prochain grand bond en avant des capacités humaines. La même machine qui déchiffre un code peut guérir une maladie. La même puissance qui menace une blockchain peut sauver le climat.
Le défi de la prochaine décennie n'est pas seulement de survivre à la menace quantique ; c'est d'y survivre pour pouvoir profiter du futur quantique.
À emporter pour les investisseurs
Bien que l'informatique quantique présente des risques à court terme pour la cryptographie, sa valeur à long terme réside dans les avancées scientifiques et industrielles qu'elle engendre. Les investisseurs doivent faire la distinction entre la crainte spéculative et le potentiel de transformation considérable qu'elle représente dans les secteurs de la santé, de l'énergie et de l'intelligence artificielle.












