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AeroVironment (AVAV): la société occidentale de drones et de munitions de loitering

Depuis que nous avons rédigé notre article « Top 10 des actions aérospatiales et de défense » en 2023, la géopolitique internationale ne cesse de se détériorer.
La guerre en Ukraine se poursuit et, si quoi que ce soit, s’intensifie, tandis que le Moyen‑Orient est en flammes avec les États‑Unis et leurs alliés qui affrontent l’Iran et ses propres alliés au sujet des ressources énergétiques de la région, qui sont de plus en plus bloquées par des routes maritimes fermées ou incendiées par des frappes de missiles.
« C’est peut‑être la période la plus dangereuse que le monde ait connue depuis des décennies. »
Dans l’ensemble, les marchés ont jusqu’à présent ignoré ces risques croissants, préférant se concentrer sur le boom de l’IA. Certains des principaux ETF de défense n’ont guère progressé depuis 2019, avant la guerre en Ukraine.
Ainsi, alors que l’attention des marchés reste ailleurs, cela commence à se refléter dans la récente flambée des cours des principaux ETF de défense.
ITA Graphique du prix
Guerre sans pilote
Les conflits armés en Israël‑Palestine, dans les montagnes du Caucase, la mer Rouge et l’Ukraine ont démontré des méthodes de guerre qui évoluent très rapidement. Les drones, qu’ils volent ou roulent sur des rails, prennent de plus en plus le rôle autrefois réservé aux armes traditionnelles comme l’artillerie, les chars, les avions de combat, etc.
L’élément le plus important est le rapport coût‑efficacité des dommages qu’ils peuvent infliger. Un drone coûtant quelques milliers de dollars peut neutraliser un char de plusieurs millions de dollars, l’opérateur du drone étant à des dizaines de kilomètres de sécurité. Cette asymétrie de coût a favorisé les forces et stratégies axées sur les drones.
Par exemple, les attaques de 2024 par des drones iraniens contre Israël sont estimées avoir coûté à l’Iran entre 50 M$ et 100 M$, et ont consommé entre 1 M$ et 1,5 M$ de systèmes de défense aérienne. Ce schéma se poursuit depuis deux ans, sans fin en vue.
Les drones rendent également les champs de bataille plus « transparentes » que jamais, grâce à des vidéos en direct accessibles instantanément à tous les niveaux de la chaîne de commandement. Dans ce contexte, camouflage, attaques surprises ou infiltration derrière les lignes ennemies deviennent de plus en plus risqués et presque impossibles.
Initialement basés surtout sur des modèles légèrement civils, les guerres en cours utilisent de plus en plus des drones et des munitions de loitering sophistiqués (munitions volantes capables de rester en vol plusieurs heures avant de trouver une cible).
Cela pourrait progressivement déplacer le budget militaire des gros équipements coûteux comme les avions de chasse, les chars et les porte‑avions vers des armes plus petites et décentralisées. Ainsi, les fabricants de drones innovants, ou les entreprises de défense capables de contrer les drones de façon rentable, pourraient devenir les nouveaux géants de la défense de demain.
Dans ce contexte, les entreprises qui ont une avance solide dans la fourniture de drones à bas coût aux armées sont susceptibles de constituer un bon investissement. L’une d’elles est AeroVironment, l’une des rares sociétés indépendantes de drones dont les armes sont déjà déployées par l’armée américaine.
AVAV Graphique du prix
Aperçu d’AeroVironment
Histoire d’AeroVironment
AeroVironment a été fondée dans les années 1970 pour résoudre des problèmes d’ingénierie liés à l’aérodynamique, remportant en 1979 le plus gros prix de l’histoire de l’aviation avec son Gossamer Albatross à propulsion humaine qui a traversé avec succès la Manche. La société a ensuite créé le Solar Challenger, qui a parcouru 163 miles à travers l’Europe entièrement à l’énergie solaire.
Dans les années 1990, l’entreprise a développé un partenariat avec la NASA, travaillant notamment sur plusieurs prototypes et sondes spatiales pour le vol à haute altitude à longue endurance.
Dans les années 2000, cette expérience des contrats gouvernementaux a conduit au développement de petits systèmes d’aéronefs sans pilote (sUAS) comme le Raven, le Puma et le Wasp pour l’armée américaine.
En 2007, la société a commencé à être cotée en bourse sur le NASDAQ sous son symbole actuel.
En 2011, AeroVironment a inauguré une nouvelle classe d’armes avec le système de munition de loitering Switchblade, un « drone kamikaze » lancé depuis un tube et à frappe de précision. La version la plus récente peut toucher des cibles plus grandes et renforcées à des distances de 40 km. Switchblade reste aujourd’hui un pilier des drones d’attaque de l’armée américaine.

Source: AeroVironment
En 2021, la société a fourni la conception du rotor et une ingénierie système mineure pour l’hélicoptère martien Ingenuity de la NASA, un design auparavant jugé impossible dans l’atmosphère raréfiée de la planète rouge.
Durant les années 2010 et 2020, AeroVironment a élargi sa capacité technologique et son catalogue de drones grâce à une série de fusions‑acquisitions, notamment Arcturus UAV (drones moyens), Telerob (robotique terrestre) et Tomahawk Robotics (systèmes de contrôle commun).
Mais c’est en 2025 que l’entreprise est devenue un grand contractant de défense, avec la fusion de 4,1 milliards de dollars avec BlueHalo dans une transaction entièrement en actions. BlueHalo a apporté à l’entreprise des activités complémentaires liées à la défense, comme les communications spatiales, les armes à énergie dirigée, les drones maritimes et les outils d’IA. (voir plus d’infos ci‑dessous).
AeroVironment en chiffres
L’entreprise désormais plus grande emploie plus de 4 000 personnes réparties sur 18 sites de fabrication mondiaux. Au total, plus de 60 000 unités d’armes (contre 35 000 unités en 2024) ont été déployées par la société depuis sa création, avec 4 000 000 heures de vol.
Alors que le Switchblade est le drone le plus reconnaissable de la société, elle propose au total 15 à 20 modèles distincts, organisés en quatre familles de produits :
- Petits systèmes d’aéronefs sans pilote (SUAS).
- UAS moyen.
- Munitions de loitering (drones d’attaque à usage unique).
- Modèles spécialisés spatiaux/sous‑marins.

Source: AeroVironment
Les 2 milliards de dollars de chiffre d’affaires de la société sont répartis entre AxS (Systèmes autonomes) et SCDE (Espace, Cyber et Énergie dirigée), avec une division d’environ 2/3‑1/3 en faveur des systèmes autonomes. Le segment AxS a connu une croissance annuelle composée (CAGR) de 22 % au cours des cinq dernières années avant 2026, tandis que le segment SCDE a progressé de 12 % sur la même période.

Source: AeroVironment
La majeure partie des ventes provient du marché intérieur américain, principalement pour l’armée américaine, les ventes internationales étant liées aux alliés proches des États‑Unis. Les ventes de produits représentent presque les 3/4 du chiffre d’affaires total, le reste provenant de services comme la maintenance et les logiciels.

Source: AeroVironment
La croissance des ventes a suivi l’adoption rapide des drones par l’armée américaine, qui reste en retard par rapport aux forces adverses comme la Russie et l’Iran. Cela a fait passer le marché total adressable (TAM) de 12 milliards de dollars en 2024 à 72 milliards de dollars en 2026, soit une multiplication par 6.
AeroVironment consacre une part importante à la « IRAD » (Recherche et Développement interne), soit 7‑9 % du chiffre d’affaires, bien au‑dessus de la plupart de ses pairs du secteur défense‑tech, ce qui lui confère un avantage notable pour le développement de nouvelles plateformes d’armes.
Points forts d’AeroVironment
Drones d’AeroVironment
Avec de nombreux modèles de drones, il peut être difficile de déterminer lesquels sont les plus importants pour la société et l’armée américaine.
Pour commencer, aucun n’est plus emblématique pour AeroVironment que le Switchblade, en bien des points le précurseur des drones d’attaque à usage unique qui prolifèrent aujourd’hui et qui complètent, voire remplacent, l’artillerie et les frappes aériennes dans de nombreuses armées à travers le monde, y compris chez les ennemis des États‑Unis.
C’est également le produit le plus rapide en croissance d’AeroVironment, porté par un contrat massif de 990 M$ avec l’armée américaine et la sélection du Switchblade pour le Programme Low‑Altitude Stalking and Strike Ordnance (LASSO).
« La confiance de l’armée dans la famille Switchblade a été gagnée au fil des années d’utilisation sur le terrain par des soldats qui comptent quotidiennement sur ces systèmes. Cette confiance reflète un besoin opérationnel clair de précision, de rapidité et d’adaptabilité à la périphérie tactique — des capacités que la famille Switchblade est conçue pour fournir à mesure que les missions et les menaces évoluent. »
Jimmy Jenkins, Vice‑Président exécutif des systèmes de frappe de précision et de défense chez AV.
Un autre modèle important est le RQ‑11B Raven. Avec 20 000 unités livrées dans le monde, il reste l’œil omniprésent du ciel pour les bataillons d’infanterie américains et alliés. Il pèse 1,9 kg (4,2 lb), a une endurance de vol de 60‑90 minutes et un rayon opérationnel d’environ 10 km (6,2 miles).
Un autre modèle clé pour la société est le Puma 3 AE, petit UAS souvent inclus dans les ventes de paquets d’armes aux alliés étrangers, par exemple 874 M$ en 2025 pour la fourniture de divers drones à des armées internationales. Il est plus grand que le Raven, pèse 15,4 lb et offre 3 heures d’endurance, avec un contrôle jusqu’à ~60 km (~37 mi). Il existe aussi en version « LE » avec le double d’endurance et une capacité de charge utile supérieure pour davantage de capteurs.
En termes de réalisations techniques, quelques autres drones méritent d’être mentionnés :
- Le Sunglider (High‑Altitude Pseudo‑Satellite), planeur solaire capable de rester en vol pendant des mois dans la stratosphère (65 000 pieds).
- Le JUMP 20 et le Jump 20‑X, drone de reconnaissance pouvant rester en vol plus de 14 heures, avec une portée jusqu’à 185 km, et une capacité de charge utile lourde permettant de transporter des tourelles d’imagerie multi‑capteurs avancées sans besoin de piste.
- Le P550, e‑VTOL à longue portée avec une capacité de charge de 15 lb et des baies « hot‑swappable », permettant aux soldats de changer rapidement des caméras lourdes, du matériel de guerre électronique ou des lasers sur le terrain.

Source: AeroVironment
AeroVironment + BlueHalo
Bien que toujours principalement axée sur les drones, la fusion de 2025 avec BlueHalo a apporté à AeroVironment une gamme technologique beaucoup plus large. Notamment, elle a élargi l’entreprise du « Air » à tous les autres grands « domaines de combat » définis par l’armée américaine : terre, mer, espace et cyber.
Sur terre, AeroVironment peut produire le LOCUST X3, un système d’arme laser à énergie dirigée de troisième génération de 20‑35 kW. Cette solution est considérée comme une option solide pour contrer les essaims de drones de plus en plus nombreux et dangereux qui menacent les soldats, car ils ne consomment que de l’énergie au lieu de missiles ou de munitions coûteuses, et peuvent fonctionner tant que l’alimentation reste stable, ce qui le rend idéal pour défendre les bases militaires contre les drones.
« La menace des aéronefs sans pilote n’est pas terrifiante parce que chaque drone est sophistiqué. Elle l’est parce que tant d’entre eux ne le sont pas. Les drones commercialement disponibles sont bon marché, accessibles, adaptables et de plus en plus létaux entre les mains d’acteurs hostiles. Ils ne nécessitent ni gros budgets, ni années de formation, ni une base industrielle de défense traditionnelle pour être acquis et employés. »
Aaron Westman, Directeur principal du développement commercial chez AV.
Pour le domaine terrestre, l’entreprise peut également fournir aux soldats le « Gallium », une radio portable robuste, le TEL640 Multi‑Domain, un centre de commandement lourd monté sur camion, et le TOM 50 RE, robot terrestre de seulement 10 kg pouvant être transporté par un soldat avant d’être utilisé pour des missions de reconnaissance.
En mer, AeroVironment déploie des véhicules sous‑marins sans pilote (UUV) / véhicules télé‑opérés (ROV) ainsi que des drones de reconnaissance aérienne lancés depuis des sous‑marins. Cela comprend le Wraith, lancé en janvier 2026, un drone sous‑marin robuste capable de plonger jusqu’à 3 280 pieds et de générer 80 lb de poussée avant, ainsi que le Defender pour des missions plus profondes, l’Ally pour l’inspection de navires, et le Pro 5, le plus petit et le plus léger des drones sous‑marins de la société, optimisé pour la vitesse maximale et le déploiement rapide.
Dans l’espace, AeroVironment hérite de l’expertise de BlueHalo en technologie laser. Cela couvre les communications laser longue distance pour des terminaux optiques sécurisés à haut débit entre satellites, notamment un contrat de 240 M$ en 2025. Elle peut également fournir le Command & Data Handling (C&DH) pour contrôler les actifs spatiaux, ainsi que l’infrastructure d’antenne à réseau phasé Badger pour les antennes au sol.
Dans les capacités cyber et logicielles, AeroVironment recherche des logiciels et de l’IA complémentaires à son expertise existante en guerre de drones. Cela inclut le Titan MS C‑UAS, une solution IA multi‑capteurs pour la détection et la destruction des menaces de drones, et le HALO Shield, un système visant à gérer des menaces mixtes complexes provenant d’essaims de drones, d’UAS avancés et de missiles de croisière subsoniques, un environnement rendu encore plus réaliste par les récentes frappes d’Iran contre des bases américaines.
D’autres outils logiciels sont de nature plus offensive ou axés sur les données, comme AV_Halo INSTINCT, un logiciel de contrôle d’essaim, GeoPoint pour la géolocalisation et le reporting automatisés d’images/vidéos, et SPOTR‑Edge pour la détection, la classification, la localisation et le suivi d’objets incluant personnes, véhicules et navires, de jour comme de nuit.
Avenir d’AeroVironment
Se déplacer tôt pour être prêt à temps
L’entrée d’AeroVironment dans la technologie des drones dès le début des années 2010 illustre l’approche avant‑gardiste de la société en matière de technologies et de systèmes d’armes.
De la même façon, les efforts de R&D de la société pour 2027 sont prévus pour de nombreuses technologies qui ne deviennent stratégiquement centrales pour l’armée américaine que maintenant, comme l’énergie directe, la guerre électronique (EW), les drones terrestres (UGV), etc.

Source: AeroVironment
Dans l’ensemble, AeroVironment a démontré une forte capacité à réduire le délai de mise sur le marché et à fournir des produits supérieurs par rapport à des concurrents plus grands mais plus lents et bureaucratiques, qui privilégient des plateformes d’armes « gold‑plated » coûteuses (par exemple les avions de chasse F‑35), défiant ainsi la tendance structurelle vers des essaims de petits systèmes bon marché.
Fabrication à grande échelle
Produire un volume suffisant de munitions bon marché est un problème crucial pour l’armée américaine et les pays occidentaux depuis le début de la guerre en Ukraine, qui a consommé des quantités inattendues de obus d’artillerie, de missiles intercepteurs et de véhicules. De même, les drones et missiles iraniens frappent de nombreuses cibles au Moyen‑Orient, et les stocks américains d’armes à portée comme les missiles de croisière s’amenuisent.
Un autre problème est le risque que des composants critiques ou des ressources soient fabriqués en Chine, ce que le Pentagone considère comme un risque inacceptable pour la chaîne d’approvisionnement.
Pour répondre à la demande croissante et aux nouveaux contrats, AeroVironment a investi 65 M$ en CAPEX dans de nouvelles usines ou l’expansion d’installations existantes aux États‑Unis et en Allemagne, avec environ 130 M$ supplémentaires prévus pour 2027.

Source: AeroVironment
L’entreprise est également ouverte à des idées radicales pour résoudre les goulets d’étranglement de fabrication et de production. Par exemple, elle a lancé en juillet 2026 une installation de bio‑fabrication de 46 000 pieds carrés à Xenia, Ohio. L’idée est d’explorer comment des solutions basées sur la biologie pourraient aider à résoudre certains problèmes d’intérêt militaire. Par exemple, un système bactérien capable de bio‑cimentation d’agrégats lâches pour la construction avancée, ou une protéine qui se lie sélectivement à des terres rares individuelles afin de réduire la dépendance à la Chine pour le raffinage des terres rares.
« La Chine représente aujourd’hui environ 70 % de la production mondiale de terres rares telles que le néodyme, le dysprosium et le ytterbium. Ce sont précisément les matériaux que AV travaille à produire à grande échelle, afin de réduire la dépendance de l’Amérique aux sources étrangères et de renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement nationales. »
Plateforme de drones intégrée
Finalement, les drones ne seront plus perçus comme une grande nouveauté ou une menace difficile à gérer, mais comme une partie intégrante de l’armée, de la même façon que le char, l’avion et le satellite l’ont été auparavant.
La première étape sera d’intégrer tous les types et dimensions de drones dans un système unifié. Cela simplifiera non seulement le contrôle des drones, mais les rendra aussi plus efficaces et utiles, surtout à mesure que l’IA et la prise de décision autonome progressent.
Par exemple, un drone de reconnaissance à haute altitude peut détecter une cible, un véhicule terrestre peut transporter un drone d’attaque plus près de la ligne de front et lui fournir de l’énergie ou recharger sa batterie, puis l’attaque peut être réalisée, le signal étant relayé par un autre drone volant à l’arrière.

Source: AeroVironment
Les efforts anti‑drone nécessiteront également une telle plateforme pour éviter les tirs amis et coordonner les actions des drones anti‑drone, qui seront probablement l’une des solutions pour combattre les drones bon marché : utiliser des drones encore moins chers ou plus réutilisables.
Le segment anti‑drone, ou « counter UAS », devrait croître de 20 % CAGR d’ici 2030. Les systèmes de télécommunications spatiaux associés connaissent également une croissance rapide, avec une prévision de 12 % CAGR d’ici 2030.

Source: AeroVironment
De nombreux nouveaux programmes du Pentagone arriveront dans les prochaines années pour acquérir ces technologies pour l’armée, soit dans de nouvelles capacités, soit en plus grand nombre. Au total, ces programmes représentent une opportunité de 37 M$ sur les quatre prochaines années, sans compter les dépenses régulières et les éventuels achats accélérés exceptionnels.

Source: AeroVironment
Conclusion
Dans l’ensemble, le cas d’investissement pour AeroVironment repose sur le fait qu’il s’agit de la bonne entreprise au bon endroit.
Sa forte position dans tous les types de drones, ainsi que dans les technologies clés de contre‑drone, est idéale alors que les tensions géopolitiques explosent et que la guerre centrée sur les aéronefs, dominante depuis des décennies, laisse place à un rôle beaucoup plus important des systèmes sans pilote et des plateformes d’armes plus petites, moins chères, davantage axées sur les capteurs et l’IA.
Cela pourrait grandement profiter à la société alors que le Pentagone intègre les leçons du conflit en cours en Ukraine et avec l’Iran dans sa doctrine.
Cela ne veut pas dire que chaque acquisition de drones bénéficiera nécessairement à AeroVironment. Une tendance croissante de nouvelles startups comme Anduril consiste à apporter la rapidité et la réduction des coûts de la Silicon Valley à l’environnement lent de l’industrie de la défense, ce qui représente une menace sérieuse.
Une menace que la société est, cependant, susceptible de mieux gérer que de nombreux conglomérats de défense plus anciens et plus établis.
(Vous pouvez également en savoir plus sur d’autres entreprises de drones dans notre article « Top 10 Drones And Drone Warfare Stocks »)












