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5 meilleurs ETF Small-Cap pour une exposition mondiale diversifiée

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Les nombreuses possibilités d’ETF

Lorsque les investisseurs débutent, il est souvent recommandé d’opter pour l’investissement passif plutôt qu’une approche plus active, car cela nécessite moins de connaissances et d’expérience. Ainsi, même quelqu’un qui prête peu d’attention aux marchés boursiers, ou qui en comprend peu, peut obtenir une exposition et faire croître son capital au fil du temps.

De nos jours, cela se traduit généralement par une exposition large à de grands ETF (Exchange‑Traded Funds) répliquant la performance de dizaines, voire de centaines, des plus grandes entreprises, par exemple en suivant le S&P500 ou le Nasdaq. Cette approche offre un niveau très élevé de diversification tout en restant simple et avec des frais de transaction très faibles.

(Vous pouvez en savoir plus sur ce sujet dans nos articles « ETF vs. Actions : lequel choisir ? » et « Investir dans les ETF (Comment choisir le meilleur ETF) »).

Il existe des milliers d’ETF possibles parmi lesquels choisir. Cela permet une approche d’investissement que l’on pourrait qualifier de semi‑passive. Elle ne nécessite toujours pas de sélectionner des actions individuelles, mais un portefeuille peut être construit avec l’exposition souhaitée à des secteurs spécifiques, créant ainsi une approche active au niveau du secteur tout en restant passive au niveau des actions sélectionnées.

Par exemple, vous pouvez ajouter des ETF matières premières, des ETF or, des ETF énergie, des ETF aérospatial, des ETF cannabis, etc. Et ainsi construire un portefeuille plus intentionnel et toujours très diversifié.

Petites capitalisations vs. Grandes capitalisations

Une autre méthode de sélection possible, autre que le ciblage par secteur, est la taille des entreprises. À certaines périodes, les grandes entreprises surperforment le reste du marché. Parmi d’autres, les petites entreprises offrent les meilleures performances.

Dans cette perspective, le marché peut être divisé entre les grandes entreprises (grandes « caps » – abréviation de « capitalisation ») et les petites capitalisations, généralement des sociétés dont la capitalisation boursière se situe entre 300 M$ et 2 M$.

En règle générale, les grandes capitalisations tendent à surperformer pendant les périodes spéculatives, où l’enthousiasme pour une croissance infinie est omniprésent, même pour les plus grandes sociétés. Cela a été le cas au cours de la dernière décennie, les petites capitalisations restant à la traîne, même si elles ont offert des rendements décents en termes absolus.

En revanche, les petites entreprises, disposant de plus d’espace pour croître ou actives dans des niches spécifiques, tendent à mieux performer pendant les périodes d’instabilité du marché. Ainsi, après un boom massif des méga‑caps technologiques et des grandes multinationales, alimenté par le récit autour de l’adoption de l’IA, il pourrait bientôt être temps pour les petites capitalisations de briller.

Les investisseurs doivent toutefois être conscients que, même pendant les périodes de surperformance, les indices de petites capitalisations sont généralement beaucoup plus volatils que ceux des grandes entreprises.

ETF Small Cap

S’il est difficile de choisir des actions parmi les grandes entreprises, c’est encore plus compliqué avec les petites entreprises. En effet, elles présentent généralement des caractéristiques qui les rendent plus difficiles à analyser :

  • Actives sur des marchés plus restreints ou des niches techniques.
  • Moins couvertes, voire pas du tout, par les analystes indépendants.
  • Accès plus limité au capital ou à un avantage technologique.
  • Une direction souvent moins communicative envers les investisseurs.

C’est pourquoi les ETF Small Cap peuvent être une bonne option pour obtenir une exposition au secteur sans devoir évaluer personnellement des dizaines ou des centaines de petites entreprises. Il convient toutefois de noter que les indices et les ETF n’incluent pas toutes les petites entreprises, de sorte que certaines pépites cachées peuvent être manquées, mais qu’un investisseur avisé pourrait découvrir après un travail approfondi et une due diligence.

1. iShares Russell 2000 ETF (IWM)

Cet important ETF réplique la performance de l’indice Russell 2000.

Le Russell 2000 est une sous‑partie de l’indice Russell 3000, qui comprend 98 % du marché boursier américain investissable.

En couvrant 2 000 petites capitalisations à la fois, cet ETF offre une diversification très forte avec une exposition à de nombreux secteurs, régions américaines, niches d’affaires, etc., reflétant le large spectre de l’économie américaine.

Les 5 principaux secteurs représentés dans cet ETF sont les services financiers, l’industrie, la santé, les technologies de l’information et les biens de consommation (discrétionnaires).

Source: iShares

2. Vanguard Small-Cap ETF (VB)

Cet ETF très diversifié, avec 1 356 actions dans son indice de référence, le CRSP US Small Cap Index, propose un mélange de styles d’investissement axés sur la croissance et la valeur.

Son plus grand segment est constitué d’entreprises industrielles (21,20 %), suivi des biens de consommation (discrétionnaires) (15,90 %) et des services financiers (15,10 %).

Source: Vanguard

Dans l’ensemble, ce mélange diversifié devrait refléter la santé globale de l’économie américaine, ainsi que potentiellement l’effort de l’administration Trump pour rapatrier les industries délocalisées aux États‑Unis.

3. SPDR MSCI Europe Small Cap Value Weighted (ZPRX)

Tous les Small Cap ne se trouvent pas aux États‑Unis, et d’autres pays et régions ont tendance à compter davantage de PME que de grandes sociétés, en grande partie à cause de leur taille plus modeste ou de marchés plus fragmentés. Par exemple, la majeure partie de la capacité industrielle de l’Allemagne repose sur le soi‑disant « Mittelstand », un réseau d’entreprises familiales hautement spécialisées.

Il en va de même pour de nombreuses agro‑entreprises européennes, voire pour des coopératives bancaires, avec, par exemple, dans les trois principales participations de cet ETF, la Raiffeisen Bank International AG et la Banca Monte dei Paschi, qui sont toutes deux des banques actives dans le financement des PME.

Source: SPDR

Les investisseurs peuvent accéder à ces entreprises via cet ETF, qui se spécialise dans les Small Cap européens. Il suit l’indice parent pondéré par capitalisation boursière traditionnelle, le MSCI Europe Small Cap Index. Celui‑ci comprend jusqu’à 800‑900 actions différentes.

Les quatre principaux pays représentés sont le Royaume‑Uni (23,17 %), l’Allemagne (11,95 %), la France (9,46 %) et la Suède (7,37 %).

De loin, les industriels sont les plus représentés, constituant 24,12 % de l’ensemble de l’ETF, suivis des biens de consommation (discrétionnaires), des services financiers et des matières premières de base.

Source: SPDR

4. iShares MSCI World Small Cap UCITS ETF (WSML)

Les investisseurs en Small Cap pourraient vouloir constituer un portefeuille encore plus diversifié géographiquement, tout en ne négligeant pas les entreprises américaines. Pour cela, ils peuvent se tourner vers cet ETF, qui donne accès aux petites capitalisations du monde entier.

Cet ETF est également relativement lourd en entreprises industrielles, représentant près de 20 % de l’ensemble du fonds, suivi des services financiers, des biens de consommation (discrétionnaires), des technologies de l’information, de la santé et de l’immobilier.

Source: iShares

En termes de répartition géographique, les États‑Unis restent de loin le plus grand segment, avec 60 % de l’ensemble de l’ETF, suivis du Japon (12,64 %), du Royaume‑Uni (4,81 %), du Canada (3,76 %), de l’Australie (3,51 %) et de la Suède (2 %).

Source: iShares

5. iShares MSCI AC Far East ex-Japan Small Cap UCITS ETF

Souvent, les investisseurs intéressés par les Small Cap cherchent à diversifier le risque lié aux plus grandes entreprises, y compris les leaders américains, voire le marché américain dans son ensemble.

Dans cette optique, se concentrer sur l’Asie, la région la plus dynamique du monde en termes de croissance économique, peut avoir du sens. Et avec une forte croissance, les petites capitalisations sont susceptibles d’être les principaux bénéficiaires des économies d’échelle croissantes, d’une consommation locale plus riche, d’infrastructures améliorées et de niveaux d’éducation en hausse.

Cet ETF couvre la région asiatique, à l’exclusion du Japon, le pays présentant davantage les caractéristiques d’une économie développée et étant plus stagnant depuis son dernier boom des années 1990.

L’ETF possède une forte exposition à Taïwan (33,07 %), à la Chine (19,49 %), à la Corée du Sud (18,91 %) et à Singapour (8,05 %), ce dernier étant un centre financier où de nombreuses entreprises actives dans la région ASEAN sont enregistrées.

Source: iShares

Du point de vue sectoriel, les trois plus grands segments sont les technologies de l’information (23,93 %), l’industrie (16,54 %) et l’immobilier (11,07 %).

Source: iShares

Conclusion

Investir dans les petites capitalisations ne convient pas à tout le monde, et il faut bien choisir le timing pour surperformer les investissements dans les actions de grandes entreprises. Cependant, des outils comme les ETF Small Cap simplifient grandement les choses, car ils offrent un accès à des centaines ou des milliers d’entreprises différentes en une seule fois, tout en maintenant des frais très faibles.

Le choix d’un ETF Small Cap doit se faire en fonction de la place de cet investissement dans un portefeuille. S’il s’agit d’apporter davantage de diversification à un portefeuille centré sur les États‑Unis, qu’il soit passif ou actif, il est probablement préférable de choisir un Russell 2000, un Russell 3000 ou un autre ETF Small Cap comme le Vanguard Small‑Cap ETF. Le choix exact dépendra probablement de la proportion d’entreprises financières et industrielles que l’investisseur privilégie.

Si l’objectif est de diversifier davantage le risque, intégrer d’autres régions comme les ETF Small Cap européens ou asiatiques peut avoir beaucoup de sens, car cela procure une diversification sous de multiples angles : géographique, taille de capitalisation, secteurs, etc.

Enfin, une approche globale peut également être adoptée avec un ETF Small Cap « mondial ». Dans ce cas, les investisseurs doivent prêter attention à la composition réelle de l’ETF, car il pourrait contenir une exposition bien plus importante aux États‑Unis et aux pays occidentaux que le titre de l’ETF laisse penser.

Jonathan est un ancien chercheur en biochimie qui a travaillé dans l'analyse génétique et les essais cliniques. Il est maintenant un analyste boursier et écrivain financier avec un focus sur l'innovation, les cycles de marché et la géopolitique dans sa publication The Eurasian Century.