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La guerre en Iran jusqu’à présent : récapitulatif, analyse et enseignements pour les investisseurs

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Depuis le samedi 28e février, le conflit qui se développe au Moyen‑Orient entre l’Iran et ses voisins, ainsi que les États‑Unis, est entré dans une phase active. Jusqu’à présent, cela a entraîné une campagne de bombardements plus intense, tant de la part de l’Iran que contre lui, que tout ce que la région a connu depuis l’invasion de l’Irak en 2003.

Il semble que la région bascule dans un conflit beaucoup plus vaste que ce que de nombreux analystes attendaient, après la « guerre de 12 jours » relativement contenue du milieu 2025, qui les avait amenés à s’attendre à un conflit limité.

Avant d’approfondir les causes sous‑jacentes du conflit, d’examiner comment il pourrait s’intensifier et ses effets sur les marchés financiers, nous devons passer en revue certains des événements clés jusqu’à présent.

Résumé:

  • Escalades massives: Le conflit est le plus important au Moyen‑Orient depuis l’invasion de l’Irak en 2003, avec une douzaine de nations touchées par des missiles et des frappes de drones.
  • Le nombre de morts et les dégâts augmentent, durcissant les positions: Des positions diplomatiques irréconciliables enferment les principaux acteurs dans un conflit potentiellement long et destructeur.
  • Presque achevé: La réaction des marchés et des matières premières est restée modérée jusqu’à présent.
  • Angle d’investissement: Les actions pétrolières et gazières ainsi que les substituts aux hydrocarbures du Moyen‑Orient constituent un moyen principal de protéger les portefeuilles d’investissement.

Chronologie de la guerre en Iran: événements clés jusqu’à présent

Les premiers pas de la guerre en Iran

Les États‑Unis et Israël ont lancé des frappes préventives qui ont tué le guide suprême de l’Iran, le clerc chiite Khamenei, ainsi que le chef de la Garde révolutionnaire et d’autres hauts dirigeants.

La riposte iranienne a largement dépassé ce qui avait été fait lors de la guerre de 12 jours de l’an dernier, le pays ciblant non seulement Israël, mais toutes les bases militaires américaines à portée de ses missiles et drones, quel que soit le pays qui les hébergeait. En conséquence, la Jordanie, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Koweït, l’Arabie saoudite, Oman, Chypre et le Qatar ont tous été frappés, en plus de multiples frappes contre les actifs militaires d’Israël, ses villes, ainsi que les bases militaires françaises et britanniques.

Source: BBC

Au total, l’Iran a déjà tiré plus de 500 missiles balistiques et 2 000 drones. Plusieurs membres du personnel militaire et de nombreux civils ont été tués dans l’attaque, ainsi que d’importants dégâts aux bases militaires, aux ports et aux aéroports.

Parallèlement, la capitale iranienne, Téhéran, a également subi une campagne de bombardements intenses qui a visé des actifs militaires ainsi que des postes de police, et une école pour filles (165 morts) et plusieurs hôpitaux.

Bombardements continus à travers le Moyen‑Orient

Dans le brouillard de la guerre, les déclarations contradictoires et les obscurcissements de toutes les parties rendent difficile la compréhension complète de la situation militaire qui évolue rapidement.

Une première leçon de ces premiers jours de conflit est que, compte tenu des dégâts causés par les frappes iraniennes à travers le Moyen‑Orient, il est clair que les boucliers anti‑missiles occidentaux ne fonctionnent pas aussi efficacement que souhaité, ce qui n’est peut‑être pas si surprenant après leur efficacité modérée durant la guerre de 12 jours.

Cela pourrait poser problème aux Émirats arabes unis, en particulier à Dubaï, qui a été intensément ciblé, y compris plusieurs hôtels de luxe, l’aéroport international, le port de Jebel Ali, la zone du consulat américain et des zones résidentielles. Si la situation persiste, cela pourrait nuire aux systèmes financiers du pays et ternir son image de centre financier et commercial sûr.

Une autre leçon émergente est que l’Iran semble réticent à s’engager dans une voie de désescalade et a rejeté tous les appels à ouvrir des négociations avec les États‑Unis et/ou Israël. Cela malgré les bombardements intenses menés par les forces aériennes et navales américaines et israéliennes, qui revendiquent jusqu’à 2 000 frappes distinctes, dont 17 navires iraniens. Autant qu’on puisse le dire, la direction iranienne se prépare à une guerre intense et prolongée.

Actuellement, le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique par lequel transitent 20 % des hydrocarbures mondiaux, est essentiellement fermé à la navigation, les assureurs annulant les polices et plusieurs pétroliers étant touchés par des drones.

Des dommages modérés aux installations pétrolières ont également été enregistrés, mais aucune frappe massive sur les champs pétroliers ou les navires n’a eu lieu.

Source: Forbes

Les capacités militaires actuelles de l’Iran sont difficiles à évaluer, mais le récent crash de trois F‑15 au Koweït et le maintien des groupes de porte‑avions américains loin des côtes iraniennes pourraient indiquer qu’elles ne sont pas encore totalement dégradées.

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Faits clés
Date du début des hostilités 28 février 2026
Pays touchés par l’Iran Israël, Iran, Jordanie, les Émirats arabes unis, Bahreïn, Koweït, Arabie saoudite, Oman, Chypre et Qatar
Victimes confirmées à ce jour Guide suprême iranien & dirigeants clés & plus de 1 000 citoyens iraniens au total.

4 soldats américains

28 citoyens israéliens

Infrastructures critiques impactées Bases militaires américaines, britanniques et françaises & centres de commandement iraniens.

20 % du transport mondial de pétrole & de gaz

Terminal principal d’exportation pétrolière de l’Arabie saoudite et principale installation de GNL du Qatar.

Hôtels de luxe, aéroport, port et zones résidentielles de Dubaï.

Pourquoi la guerre avec l’Iran a‑t‑elle commencé ?

Bien que les États‑Unis envisagent de qualifier la situation « opérations de combat majeures », l’ampleur de la riposte iranienne et l’absence de perspective de fin du conflit laissent à penser qu’il sera considéré comme une véritable guerre.

Au cœur du conflit se trouve un empilement de tensions entre l’Iran, Israël et les États‑Unis, résultant du programme nucléaire iranien. Ce programme a longtemps été perçu comme une préparation à la construction d’armes nucléaires, une « ligne rouge » pour les ennemis de l’Iran, qui ont répété qu’ils étaient prêts à faire la guerre pour empêcher le pays de devenir nucléaire.

Une forte motivation pour éviter un Iran nucléaire est l’hostilité durable du pays envers les États‑Unis et Israël, deux pays que la direction iranienne décrit respectivement comme le Grand et le Petit Satan. Ainsi, malgré les assurances de l’Iran selon lesquelles le programme est uniquement à des fins énergétiques et civiles, le scepticisme domine quant à la sincérité de cette affirmation.

Les négociations concernant le programme nucléaire sont en cours depuis des années, avec de nombreux progrès réalisés, mais annulés par de nouveaux revers (comme le premier retrait de l’administration Trump de l’accord JPCOA – Plan d’action global conjoint – en 2018) ou la perception que l’Iran ne négocie pas de bonne foi et ne fait que gagner du temps pour accumuler davantage de matière fissile.

Alors que le conflit a interrompu toutes les négociations, le risque que l’Iran développe des armes nucléaires pour gagner cette guerre est aujourd’hui beaucoup plus élevé. De plus, le défunt guide suprême Khamenei était l’un des principaux opposants internes au développement d’armes nucléaires en Iran, étant même allé jusqu’à édicter une fatwa contre les armes nucléaires en 2003 (les fatwas sont des décisions religieuses relatives à la loi islamique).

Dans l’ensemble, il est difficile de dire si l’ampleur des représailles massives iraniennes a surpris ou si l’administration Trump l’a considérée comme un risque acceptable pour empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires.

« Trump a indiqué que la guerre était initialement prévue pour durer quatre à cinq semaines mais a ajouté que l’armée américaine avait la capacité d’aller bien plus longtemps que cela. »
CNN

Calculs stratégiques complexes

Le conflit, qui mijotait depuis des années, semble maintenant atteindre son point d’ébullition. Et il pourrait s’intensifier davantage, les parties étant enfermées dans des positions conflictuelles et mutuellement exclusives.

Du côté US‑israélien, un Iran armé de l‑nucleaire est inacceptable, car cela ferait de lui le seul pays du Moyen‑Orient à disposer de cette capacité, à l’exception d’Israël.

Le soutien continu de l’Iran à des groupes hostiles à Israël ou aux États arabes voisins (Hezbollah libanais, Houthis yéménites, milice chiite irakienne, et, jusqu’à récemment, Assad en Syrie) a également contribué aux hostilités continues.

Le côté américain espère probablement affaiblir suffisamment l’armée iranienne pour engager une campagne de bombardements aériens prolongée, la déstabilisation du régime étant l’objectif final idéal.

Du côté iranien, le conflit est désormais perçu comme existentiel, les États‑Unis étant vus comme ne se satisfaisant de rien de moins qu’un changement complet de régime, voire peut‑être la partition du pays selon des lignes ethniques.

De plus, le double bombardement du pays pendant les négociations sur son programme nucléaire pourrait le rendre réticent à engager de nouvelles négociations, cela pouvant être le prélude à une troisième vague de bombardements.

Le côté iranien semble vouloir profiter de l’épuisement des stocks de défense aérienne occidentaux, déjà fortement sollicités par quatre ans de guerre en Ukraine, ce qui pourrait lui permettre d’infliger des dommages sérieux avec des drones d’attaque bon marché et abondants.

« Le Missile Defense Project du Center for Strategic and International Studies, un groupe de réflexion de Washington, a estimé qu’en 2025, les États‑Unis ont tiré jusqu’à 20 % des intercepteurs Standard Missile‑3 (SM‑3) qu’ils étaient censés avoir en réserve, et entre 20 % et 50 % des missiles THAAD. »
Source: CSIS

Parallèlement, les États du Golfe subissent les dommages collatéraux de la guerre qui s’étend, les bombardements les obligeant à adopter une position où ils ne peuvent plus rester neutres et se contenter d’apporter une aide logistique aux États‑Unis.

Ainsi, même si de nombreux États sunnites sont réticents à s’aligner avec Israël, ils semblent sur une trajectoire de collision avec l’Iran chiite.

« Toutes les lignes rouges ont déjà été franchies. Il y a des attaques contre les infrastructures. Il y a des attaques contre nos zones résidentielles. Et les effets de ces attaques sont très clairs. En ce qui concerne une éventuelle riposte, toutes les options sont entre les mains de notre direction. Mais nous devons être très clairs : des attaques comme celles‑ci ne resteront pas sans réponse et ne peuvent rester sans réponse. »
Majed al Ansari – porte‑parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar

Comment la guerre en Iran pourrait impacter les marchés mondiaux

Il est risqué de formuler des prédictions et des conclusions aussi tôt après une perturbation majeure comme le déclenchement de cette guerre avec l’Iran. Cependant, quelques jours d’ouverture des marchés plus tard, certains schémas commencent à émerger.

Bien sûr, les investisseurs voudront finalement évaluer correctement la gravité de la situation et suivre l’évolution du conflit.

En règle générale, plus le conflit s’étend et/ou dure longtemps, plus ses conséquences seront graves et répandues.

Pétrole & gaz

Sans surprise, des milliers de frappes aériennes et d’attaques de missiles au Moyen‑Orient ont avant tout des conséquences économiques sur l’offre mondiale de pétrole & de gaz.

Jusqu’à présent, l’évolution des prix du pétrole a été relativement modérée, surtout compte tenu des frappes contre les installations d’exportation saoudiennes, les pétroliers et les pipelines iraniens.

Il semble que les marchés soient soit complaisants, soit jugent que cela restera un éclat rapide, et seul le temps dira quelle interprétation est la bonne.

Source: OilPrice

Les prix du gaz ont réagi beaucoup plus fortement, le Qatar ayant interrompu la production dans ses immenses installations de GNL, responsables d’un pourcentage à deux chiffres de l’offre mondiale de GNL.

Cela est particulièrement vrai pour les prix du gaz en Europe, le continent cherchant à l’époque à se passer des approvisionnements en gaz russe, le rendant vulnérable à ne recevoir du GNL que des États‑Unis, voire de l’Australie. Les prix du gaz européen sont environ 75 % plus élevés que la clôture de vendredi.

Cependant, jusqu’à présent, le choc des prix est très loin de celui que l’UE a connu en 2022 lors de l’invasion de l’Ukraine, le prix actuel restant une fraction du prix du gaz de cette période.

Cependant, cela ne signifie pas qu’un portefeuille équilibré ne pourrait pas bénéficier des actions pétrolières & gazières situées dans des juridictions sûres comme celles de l’hémisphère occidental, surtout si le conflit s’intensifie davantage et que les prix mondiaux du pétrole & du gaz augmentent rapidement.

Or & argent

Tout comme les attentes d’une flambée des prix du pétrole ont jusqu’ici déçu, il en est de même pour l’or, qui n’a pas réagi très fortement au conflit pour le moment. Au contraire, il a baissé après un premier pic. Il en va de même pour l’argent, qui a connu une fin d‑2025 et un début 2026 très volatiles.

Cependant, l’or a historiquement été le refuge monétaire pendant les guerres, et possède une longue tradition de jouer ce rôle dans les cultures du Moyen‑Orient. Ainsi, si la guerre s’intensifie ou dure plus longtemps que les marchés ne l’attendent actuellement, nous pourrions assister à une hausse de la demande d’or.

Les investisseurs doivent également considérer que l’or a connu une série de gains au cours des 12 derniers mois, il est donc possible que, en fin de compte, une partie du « flight to safety » ait déjà été intégrée, expliquant le manque récent de mouvements de prix radicaux.

Bitcoin

Le Bitcoin et les cryptomonnaies sont assez populaires en Iran, avec jusqu’à 8 à 11 milliards de dollars de transactions crypto dans le pays l’an dernier, en partie à cause des sanctions qui compliquent les flux d’argent entrants et sortants. Il semble qu’une partie de cet argent ait été déplacée hors du pays tôt dans le conflit.

Contrairement à l’or, le Bitcoin a connu des difficultés ces derniers mois, au point que certains le qualifient de nouvel « hiver crypto ». Cela a toutefois empêché les cryptos de toucher de nouveaux creux à l’annonce de la guerre avec l’Iran, le « or numérique » Bitcoin rebondissant même face à la nouvelle.

« Cette fois‑ci, le développement des prix a été constructif, le bitcoin a progressé malgré l’instabilité croissante… Cette divergence est significative. L’absence de liquidations importantes malgré la hausse des rendements et les tensions géopolitiques suggère que le positionnement a été ajusté par rapport aux épisodes précédents. »
James Butterfill – Responsable de la recherche chez CoinShares (CSHR )

Cela pourrait refléter une nouvelle étape pour le Bitcoin et les autres monnaies numériques, où elles commencent à réagir de façon similaire à l’or et aux autres actifs « refuge » en cas d’instabilité internationale et géopolitique.

Énergies renouvelables, ammoniaque verte & produits chimiques

Dans le cas où le prix du pétrole & du gaz continuerait d’augmenter dans les semaines à venir, les gagnants seraient les sources d’énergie alternatives qui ne dépendent pas des importations du Moyen‑Orient.

Cela sera vrai pour les sociétés d’utilité publique disposant de grandes capacités renouvelables dans des régions dépendantes des importations de combustibles fossiles, comme l’UE et l’Asie.

Les combustibles fossiles ne sont pas seulement utilisés pour le transport et le chauffage ; ils constituent également une matière première clé de l’industrie chimique. Ainsi, dans ce contexte, les produits chimiques fabriqués dans des régions à gaz bon marché comme les États‑Unis pourraient devenir très rentables à exporter vers des régions confrontées à des pénuries de gaz naturel.

Il en va de même pour l’ammoniaque, y compris l’ammoniaque verte produite à partir de sources renouvelables (voir le lien pour 5 actions actives dans ce domaine), car l’apport énergétique de l’ammoniaque verte restera inchangé, mais le prix mondial des engrais devrait augmenter.

Transport maritime

Lorsque la voie maritime de la mer Rouge a été fermée à cause des bombardements des Houthis, de nombreuses actions du secteur maritime ont fortement bénéficié, le détournement autour de l’Afrique, au lieu du canal de Suez, augmentant artificiellement la demande de cargos.

Cependant, si le détroit d’Ormuz reste durablement fermé, l’effet inverse pourrait se produire. Avec moins d’exportations de gaz, de pétrole et de produits chimiques, de nombreuses compagnies maritimes souffriront d’une moindre demande, en particulier celles spécialisées dans les pétroliers transportant ces marchandises. La contraction de l’activité économique au Japon, en Corée et en Europe en raison des prix élevés de l’énergie réduirait davantage la demande de transport maritime.

Si des champs de pétrole & de gaz sont gravement endommagés, cela pourrait également diminuer durablement la production et réduire la demande de transport maritime en conséquence.

Europe & Asie

Dans les années 1970, la guerre du Kippour a été un déclencheur majeur des chocs pétroliers et de la stagflation qui a marqué toute la décennie. En 2026, les États‑Unis sont beaucoup moins dépendants du pétrole du Moyen‑Orient qu’ils ne l’étaient dans les années 1970, grâce à la révolution du pétrole de schiste. Ce n’est pas le cas pour l’Europe et l’Asie hors Chine.

Le 4th février, le marché coréen a connu le plus important krach d’une journée jamais enregistré, plongeant de 12 %. Les marchés boursiers du Japon et de Taïwan ont également reculé, respectivement de 3,6 % et 4,2 %.

« De nombreux endroits où les investisseurs diversifiaient avant les attaques iraniennes semblent maintenant les plus vulnérables. La phase « vendre ce que vous pouvez » se répand. La vente massive en Asie devient désordonnée parce que les marchés ne traitent plus cela comme un choc d’une semaine seulement. »
Charu Chanana – Chief investment strategist chez Saxo à Singapour.

Si les prix élevés de l’énergie deviennent un problème pour ces économies, leurs marchés boursiers réagiront probablement en conséquence.

Actions du secteur de la défense

À l’annonce d’une guerre majeure, de nombreux investisseurs réagissent en déplaçant une partie de leur portefeuille vers les actions liées à l’industrie de la défense.

Cela a jusqu’à présent été une bonne décision, notamment pour les actions de défense aérospatiale et le fabricant de systèmes de défense antimissile et de munitions de précision comme Northrop Grumman (NOC ) (voir le lien pour un rapport d’investissement sur l’entreprise) ou RTX/Raytheon (RTX ).

Cependant, les investisseurs doivent rester prudents, car ces actions ont déjà fortement progressé ces dernières années en raison de la guerre en Ukraine, les rendant quelque peu chères.

Un autre risque est que la Maison-Blanche semble insatisfaite du rythme de production de munitions par l’industrie de défense américaine. Déjà en janvier 2026, avant le déclenchement de la guerre avec l’Iran, Trump menaçait de forcer les entreprises de défense à suspendre les dividendes et les rachats d’actions, redirigeant leurs bénéfices vers une capacité de production accrue.

Ainsi, les investisseurs intéressés par les actions liées à la défense devraient faire de bons choix individuels ou adopter une approche à long terme, la volatilité potentielle découlant de la pression du président américain étant à prévoir.

Enseignements pour les investisseurs:

  • Énergie comme jeu principal: Les sources d’énergie alternatives, qu’il s’agisse de pétrole & gaz et de produits chimiques dans des régions sûres, ou de production d’énergie renouvelable, bénéficieront proportionnellement à l’ampleur des perturbations des exportations d’énergie du Moyen‑Orient.
  • Les valeurs refuges sont stables: L’or, l’argent et le Bitcoin ont tous montré des réactions atténuées à la guerre jusqu’à présent. Les tendances antérieures expliquent largement ce phénomène.
  • Risque clé : Les guerres sont faciles à déclencher, mais difficiles à arrêter. Des dommages sérieux à l’infrastructure des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite ou de l’Iran pourraient avoir des conséquences généralisées.
  • Douleur inégale: Certaines économies sont beaucoup plus vulnérables, le Japon, la Corée et l’Europe étant les plus susceptibles de souffrir de la hausse des prix de l’énergie.
  • La défense dans le collimateur: Les entreprises de défense devraient bénéficier d’une demande accrue, mais pourraient rencontrer des difficultés si elles ne parviennent pas à produire suffisamment de munitions.

Jonathan est un ancien chercheur en biochimie qui a travaillé dans l'analyse génétique et les essais cliniques. Il est maintenant analyste boursier et rédacteur financier, spécialisé dans l'innovation, les cycles de marché et la géopolitique dans sa publication 'The Eurasian Century'.