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Northrop Grumman (NOC) : Géant de la Défense et de l’Aérospatiale pour la Résurgence Stratégique Américaine

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Des avions militaires à la domination spatiale

Les développements technologiques les plus avancés ont toujours été étroitement liés à la technologie militaire, car le gouvernement est plus enclin à écrire un chèque en blanc pour développer de nouvelles capacités inégalées en matière de puissance militaire.

La production d’armes à l’ère industrielle peut également déclencher la chaîne d’approvisionnement et la ligne d’assemblage de composants qui pourront ensuite être réutilisés à des fins plus pacifiques.

En conséquence, il est courant que les principaux contractants de défense aérospatiale soient également leaders dans les instruments scientifiques, la fabrication de satellites, la fabrication électronique avancée, etc.

C’est certainement le cas pour Northrop Grumman, une entreprise aérospatiale de défense surtout connue pour la création du célèbre bombardier stratégique furtif B‑2, chaque exemplaire coûtant près d’un milliard de dollars.

L’entreprise est également leader dans des technologies telles que la propulsion de fusées, l’équipement spatial, l’électronique spécialisée et les capteurs avancés.

Ainsi, au-delà du cas d’investissement évident d’une entreprise de défense de premier plan en période de turbulences géopolitiques, le portefeuille technologique et les applications civiles sont également très précieux.

(NOC )

Aperçu de Northrop Grumman

Northrop Grumman est le résultat de l’acquisition de Grumman Aerospace par Northrop Aircraft en 1994.

Grumman a été fondée en 1929 en tant qu’entreprise d’aluminium (soudage de tubes en aluminium pour les châssis de camions), puis s’est diversifiée dans la fabrication de trains d’atterrissage d’avions, et enfin d’avions complets pour la marine américaine. Elle est devenue l’un des principaux fournisseurs d’avions pendant la Seconde Guerre mondiale et plus tard pendant la guerre froide.

Grumman était également le principal contractant du module lunaire Apollo, posant les bases du segment spatial actuel de Northrop Grumman.

Parallèlement, Northrop a également produit des avions pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre froide, et a développé le bombardier furtif B‑2 Spirit dans les années 1990.

Source: Tech Vision

Après la fusion de Grumman et Northrop, l’entreprise a réalisé une série d’acquisitions dans le domaine de l’électronique, en se concentrant sur les composants utilisés dans les applications spatiales et de défense.

Northrop Grumman a été le contractant principal du télescope spatial James Webb, un télescope spatial extrêmement avancé de 11 milliards de dollars qui a mis près de deux décennies à être conçu et construit.

Northrop Grumman est également contracté par la NASA pour la construction du module Habitat et Logistique du Lunar Gateway (HALO) et pour développer le système de propulsion d’ascension martienne pour une mission de retour d’échantillons de Mars.

Tout cela confère à Northrop Grumman une base technologique solide dans les domaines des avions, des fusées, des missiles et des systèmes spatiaux.

 

Source: Northrop

Aperçu de l’activité

Les ventes de Northrop Grumman sont regroupées en 4 segments différents:

  • Systèmes aéronautiques: il s’agit de la division aéronautique, avec le B‑2 au cœur de l’arsenal de l’entreprise, mais incluant également les drones comme les Global Hawks, les avions radar E‑2D Hawkeye, et des parties du F‑35.
  • Systèmes de défense: ce segment produit des missiles et d’autres systèmes d’armes, ainsi que des systèmes de défense/ bouclier anti-missile.
  • Systèmes de mission: ce segment comprend les radars, la navigation, la guerre électronique, le traitement des données et la microélectronique, ainsi que le C4ISR (Commandement, Contrôle, Communications, Informatique, Renseignement, Surveillance et Reconnaissance).
  • Systèmes spatiaux: ce segment couvre les projets pour la NASA comme James Webb, ainsi que les satellites de détection de missiles (contre les ICBM) et les communications par satellite.

Chaque segment représente une part importante de l’activité globale, le segment des systèmes de défense étant légèrement plus petit que les autres.

Source: Northrop

Finances de Northrop Grumman

En termes de clients, l’armée américaine (Marine + Force aérienne + Armée + Force spatiale + « Restreint ») représente plus des trois quarts du chiffre d’affaires total de l’entreprise, les commandes nationales constituant près de neuf dixièmes du total.

Source: Northrop

Il est donc juste de décrire Northrop Grumman comme une entreprise étroitement liée à l’appareil militaire américain et fortement dépendante des budgets de défense et de la science.

C’est une bonne nouvelle pour l’entreprise, car le Département de la Défense privilégie la modernisation pour la concurrence entre grandes puissances, et les dépenses militaires américaines sont supérieures à la somme des budgets du reste du monde, avec des prévisions de dépenses restant durablement au-dessus du trillion de dollars.

Au cours de la dernière décennie, ce budget militaire croissant a été très rentable pour les actionnaires de Northrop Grumman, qui ont vu de l’argent leur être retourné sous forme de rachats d’actions et de dividendes en croissance constante (11 % de TCAC).

Source: Northrop

Cela ne veut pas dire que Northrop abandonne l’innovation et l’amélioration de sa capacité de production, puisqu’elle a dépensé jusqu’à 2,8 milliard de dollars en R&D et dépenses d’investissement en 2024, soit près de 7 % du chiffre d’affaires de l’entreprise.

Produits futurs de Northrop

Avec plus de deux ans de commandes en cours, les revenus immédiats de Northrop sont très prévisibles, liés à des contrats déjà signés et à des capacités de production déjà réservées.

Cependant, bien que le portefeuille actuel d’avions, de systèmes militaires et spatiaux soutienne l’entreprise, son avenir dépendra des produits en cours de développement et à livrer dans la prochaine décennie. Ainsi, une bonne compréhension de ceux‑ci est essentielle pour que les investisseurs potentiels évaluent correctement la trajectoire de l’entreprise.

B‑21 Raider

Alors que le bombardier furtif B‑2 a été développé dans les années 1990, une nouvelle génération du principal atout aérien militaire des États‑Unis est vivement nécessaire pour s’adapter aux technologies radar et de détection en évolution.

Et comme le B‑2 rapporte près d’un milliard de dollars par avion à Northrop, il s’agit indéniablement du programme « vedette » de l’entreprise, lui apportant à la fois des revenus et une importance politique/militaire massive.

L’avion a entamé ses vols d’essai en 2023 et devrait être livré à l’armée américaine d’ici la fin des années 2020.

https://www.youtube.com/live/chJlJgrvfBY

Le design en forme de V rappelle celui du B‑2, mais avec des composants internes très différents. Source: Defense News

Contrairement au B‑2, le B‑21 est conçu pour être modulaire et utiliser des systèmes ouverts, facilitant ainsi les mises à jour futures, y compris avec des systèmes d’IA. Idéalement, cela pourrait permettre d’en faire un bombardier sans pilote à un moment donné.

“As a result of Northrop Grumman’s innovative technologies and diligent execution, we only had to make one software change through the first year of flight test – a testament to the early risk reduction work performed by our teams through the labs and flying test bed.

Tom Jones – Corporate vice president and president

Il comportera également une furtivité multi‑spectre, conçue non seulement pour le rendre invisible aux radars, mais aussi à d’autres signaux comme l’infrarouge et le bruit, et pourra brouiller les capteurs ennemis (guerre électronique).

Le B‑21 sera globalement un peu plus petit, avec une charge utile d’armes moindre (20 000 lb contre 40 000 lb), bien que les armes utilisées seront plus précises.

Plus important encore, le B‑21 devrait être moins cher (700 M$–750 M$ par unité) et beaucoup plus facile et économique à entretenir, s’appuyant sur l’expérience du B‑2, qui était une conception très expérimentale et la première de son genre, sujette à des défaillances coûteuses et nécessitant un entretien intensif à chaque heure de vol. Ainsi, il pourrait s’avérer jusqu’à deux fois moins cher que le B‑2 en tenant compte de tous les coûts.

The B-21 was designed from inception to be a daily flyer, with minimal maintenance required between missions.

Innovative digital technologies and advanced manufacturing processes have resulted in the B-21 coming in below the government’s affordability targets, all while successfully scaling into production and achieving technical and performance requirements.

Tom Jones – Corporate vice president and president

Avion Coût unitaire Charge utile Profil de maintenance Flexibilité de mise à niveau
B-2 Spirit ~$1B ~40,000 lbs Élevé, intensif en missions Limité
B-21 Raider $700–750M ~20,000 lbs Conçu pour des vols quotidiens Élevée (systèmes ouverts)

X‑47B UCAS – Avion sans pilote

Le X‑47B était un avion sans queue, de taille comparable à un avion de combat, ce qui le rendait un peu comme une version miniature du B‑2.

Il s’agit d’un programme de longue date, dont les tout premiers décollages et atterrissages depuis porte-avions en 2013 ont été réalisés par un aéronef autonome à faible visibilité. Il a également réalisé, en 2015, le tout premier ravitaillement aérien autonome (AAR) d’un aéronef sans pilote.

Il s’agissait principalement d’un démonstrateur de vol de technologies de vol autonome révolutionnaires à l’époque.

Cette expérience, combinée aux plateformes de drones plus anciennes comme le Global Hawk, a notamment conduit Northrop Grumman à être sélectionné pour de nombreux programmes militaires sans pilote :

  • En 2023, pour le prototype du Future Tactical Unmanned Aircraft System (FTUAS).
  • L’Avion à décollage et atterrissage vertical autonome pour le programme ANCILLARY de la DARPA, la même année.
  • NATO Alliance Ground Surveillance (AGS) et l’avion de surveillance maritime Triton.
  • Le Fire Scout, hélicoptère sans pilote (marin et terrestre).
  • Le drone d’attaque Lumberjack.

Plus important encore, le X‑47 pourrait devenir le précurseur du « Project Talon », un ailier autonome conçu pour assister et protéger les avions pilotés.

À long terme, ce type d’avion pourrait constituer la majeure partie de l’US Air Force, les avions pilotés étant principalement dédiés au contrôle et à la coordination des actions des appareils sans pilote.

Manta Ray

Habitué à faire la une dans les airs, Northrop pourrait également élargir ses contacts avec la marine grâce aux drones maritimes. C’est le but du programme Manta Ray, un programme de véhicule sous-marin sans pilote (UUV) qui a achevé les essais sous l’eau en 2024.

 

Sa conception modulaire permet son transport par avion ou camion, et le design le rend très économe en énergie lors de ses déplacements.

« Une fois déployé, le véhicule utilise un glissement efficace propulsé par la flottabilité pour se déplacer dans l’eau. L’engin est conçu avec plusieurs baies de charge utile de tailles et de types variés afin de permettre une large gamme de missions navales. »

Dr. Kyle Woerner DARPA program manager for Manta Ray

Un autre UUV plus petit, le navire de surface sans pilote de détection de mines AQS‑24B/C, combiné à des drones aériens de détection de mines, sera également d’une grande importance pour la marine américaine.

Défense antimissile

Northrop est déjà impliqué dans la défense antimissile en construisant le réseau de satellites utilisé pour détecter tout lancement de missile à capacité nucléaire, ainsi que le système existant Ground‑Based Midcourse Defense (GMD).

Il travaille actuellement sur le Glide Phase Interceptor (GPI), qui pourrait intercepter les menaces hypersoniques pendant la phase de glisse du vol du missile.

Comme l’armement hypersonique est un domaine où des pays comme la Russie et la Chine ont un avantage sur les États‑Unis, ce programme sera probablement rapidement approuvé et déployé par l’armée américaine.

L’entreprise travaille également sur le Cannon‑Based Air Defense (CBAD), une alternative à la défense aérienne basée sur les missiles, mieux adaptée à la prolifération récente de missiles de croisière bon marché et de drones kamikazes. Elle utilise un type spécial de munitions développé par Northrop Grumman qui explose à proximité de la cible en vol.

« Le CBAD réduit drastiquement le nombre de tirs nécessaires pour atteindre la cible.

Avec la défense aérienne à canon, nous ne tirons pas des milliers de coups par minute. Nous exécutons des salves très précises – quelques dizaines de tirs – sur les cibles visées avec une extrême précision. »

Ryan Carlson chief engineer of CBAD for Northrop Grumman

Comme tirer un missile d’un million de dollars pour abattre un drone de 20 000 $, ce n’est pas durable ; ce type de solution devrait devenir la norme non seulement pour les États‑Unis, mais pour toutes les forces militaires du monde.

Systèmes de missiles offensifs et dissuasion nucléaire

Northrop Grumman a produit divers missiles de frappe, tels que le Advanced Anti‑Radiation Guided Missile (AARGM – 1 500 livrés), le missile Stand‑In Attack Weapon (SiAW) intégré au F‑35.

Il développe également la prochaine génération de missiles de frappe avec l’Advanced Reactive Strike.

L’expérience de Northrop en matière de fusées et de missiles se combine aux missiles hypersoniques, utilisant la propulsion scramjet.

En septembre 2021, en partenariat avec Raytheon Missiles & Defense, un scramjet de Northrop Grumman a fourni la poussée pour le premier test en vol réussi d’un concept d’arme hypersonique à combustion aérienne propulsé par scramjet.

Cependant, tous les contractants de défense américains ont eu du mal à suivre la Russie et la Chine dans ce domaine, ce qui justifie un certain scepticisme quant à la livraison imminente sur ce sujet.

Enfin, l’entreprise travaille au remplacement du Minuteman III, vieux de plus de 60 ans et cœur du système de missiles nucléaires américain, par le « Sentinel ». Plus de 450 missiles sont prévus pour remplacer les Minuteman vieillissants et dégradés afin de maintenir une dissuasion nucléaire crédible.

Électronique

Northrop a été un leader dans le durcissement des électroniques pour des programmes tels que les missions Apollo, les missiles balistiques intercontinentaux et le télescope spatial James Webb.

« The radiation hardening by process (RHBP) changes silicon chip fabrication.

In partnership with VORAGO Technologies and GlobalFoundries, the team has developed processing techniques to either more quickly create a new radiation-hardened design with commercial IP.

By adding a couple of steps to the typical fabrication process, we hope to greatly improve radiation protection at a minimal cost, »

Dan Benveniste – Northrop Grumman Engineering Strategist

Ces méthodes de durcissement sont utiles dans l’espace, mais pourraient également devenir cruciales en réponse à la guerre électronique ennemie.

Parallèlement, l’entreprise travaille sur ses solutions de guerre électronique, avec le système prototype Ultra‑Lite Electronic Attack (EA) déjà en démonstration en 2023.

« This at-sea demonstration proves Northrop Grumman’s future low-size, weight and power, scaled EA solution can effectively support U.S. Navy missions, »

Monta Harrell – Director, maritime electronic warfare advanced solutions

Systèmes spatiaux

Comme mentionné précédemment, Northrop Grumman a joué un rôle essentiel dans le développement du télescope James Webb, actuellement le télescope le plus puissant jamais conçu par l’humanité.

L’entreprise est capable de concevoir et de placer des satellites pour toutes les orbites, y compris LEO (orbite terrestre basse), GEO (orbite géostationnaire), ainsi que les moins courantes MEO (orbite terrestre moyenne) et HEO (orbite très elliptique).

LEO sera utilisé pour l’architecture proliférée d’orbite basse terrestre de transport de données et de satellites d’avertissement/ suivi de missiles, tirant parti de la proximité de LEO pour accélérer le transfert de données et la résilience du système d’alerte.

Elle construit également le Next‑Generation Overhead Persistent Infrared (Next‑Gen OPIR), le remplaçant de la constellation actuelle d’avertissement de missiles (Space‑Based Infrared System – SBIRS), ainsi que le NextGen Polar (NGP). Ces satellites suivent des orbites très elliptiques, améliorant la couverture de la région polaire.

En GEO, l’entreprise a géré le tout premier désamarrage entre deux engins spatiaux commerciaux en avril 2025, prolongeant la durée de vie du satellite d’Intelsat de 5 ans.

Les communications par satellite bénéficieront de la Arctic Satellite Broadband Mission (ASBM), renforçant l’accès commercial et militaire au haut débit dans la région polaire.

En ce qui concerne les fusées, l’expertise de l’entreprise réside dans les fusées à propergol solide, avec le test en 2025 du propulseur solide segmenté le plus puissant jamais construit.

Cette technologie est extrêmement fiable, mais aussi plus coûteuse que le carburant liquide actuellement utilisé dans la plupart des lanceurs orbitaux modernes, comme ceux de SpaceX ou Rocket Labs (RKLB ). Ainsi, si la partie SLS des missions Artemis était annulée dans quelques années, ce segment de l’entreprise pourrait avoir du mal à suivre, étant limité aux lancements militaires.

Northrop semble prendre des mesures pour résoudre ce problème, notamment en investissant dans la société de fusées Firefly, dont la fusée Eclipse utilise de l’oxygène liquide (LOX) et du pétrole raffiné‑1 (RP‑1) comme carburant pour une charge utile respectable de 16,3 tonnes en LEO.

« Eclipse représente deux forces puissantes qui s’unissent pour transformer le marché des lancements avec des décennies d’héritage de vol, une approche rapide et itérative, et une innovation audacieuse.

Avec une capacité de 16 tonnes métriques en orbite, Eclipse est un point d’équilibre idéal pour des programmes comme NSSL Lane 1 et une solution naturelle pour lancer des constellations proliférées en LEO, MEO, GEO et TLI. »

À retenir pour les investisseurs :
Avec une visibilité sur plusieurs années de carnet de commandes, une exposition à la modernisation nucléaire, à la défense antimissile et aux systèmes spatiaux de prochaine génération, Northrop Grumman offre un potentiel de hausse tiré par les dépenses de défense américaines soutenues et la concurrence entre grandes puissances.

Conclusion

Northrop Grumman est un pilier de l’industrie de défense américaine depuis avant la Seconde Guerre mondiale, et a consolidé cette position avec le B‑2, divers systèmes d’armes et un réseau dense de satellites pour détecter les lancements de missiles intercontinentaux.

Il semble certain qu’il maintiendra cette position avec le B‑21, les missiles Sentinel, une large gamme de drones et d’avions autonomes, ainsi que la guerre électronique, les satellites et la défense aérienne.

L’entreprise est également le fournisseur sur lequel compter pour développer les capacités spatiales les plus avancées, du télescope spatial record à la récupération d’échantillons de roches martiennes.

Dans le contexte d’une rivalité géopolitique croissante, de guerres régionales et d’une nouvelle course à l’espace, cela place Northrop en position de force pour profiter de budgets en hausse afin de suivre la Chine, ce qui devrait bénéficier non seulement aux actionnaires de l’entreprise, mais aussi aux États‑Unis.

Jonathan est un ancien chercheur en biochimie qui a travaillé dans l'analyse génétique et les essais cliniques. Il est maintenant un analyste boursier et écrivain financier avec un focus sur l'innovation, les cycles de marché et la géopolitique dans sa publication The Eurasian Century.