Bitcoin Actualités
La combustion du méthane « isolé » ouvre la voie au Bitcoin pour atteindre zéro émission

Un rapport récemment publié, s’appuyant sur les données du Bitcoin Mining Council, a suggéré que le Bitcoin pourrait encore devenir un réseau blockchain à zéro émission. La recherche préparée par le philanthrope Daniel Batten a présenté une extrapolation des conclusions du Conseil afin de déterminer quand le Bitcoin atteindra probablement zéro émission.
L’analyste a souligné que, bien que le Conseil ait pu déterminer la part du réseau Bitcoin qui est carbone neutre au cours des 18 derniers mois, ces données n’ont pas encore été utilisées pour évaluer l’impact du passage croissant des mineurs à des sources d’énergie à impact carbone négatif. Atteindre le statut carbone négatif, pour les projets de cryptomonnaies, implique d’adopter des sources d’énergie respectueuses de l’environnement, dans ce cas, la combustion du méthane. Les Nations Unies ont constaté que réduire le méthane présent dans l’atmosphère est le moyen le plus sûr de ralentir le changement climatique.
Émissions du réseau Bitcoin mondial
Les recherches de Batten indiquent qu’actuellement, 1,74 % de l’ensemble de l’exploitation minière du Bitcoin utilise des sources à impact carbone négatif, la plupart provenant du méthane précédemment libéré dans l’atmosphère par l’industrie pétrolière et gazière. En conséquence, les 1,74 % du réseau Bitcoin qui utilisent des sources à impact carbone négatif réduisent l’intensité carbone du réseau de 4,2 %.
Les données utilisées pour calculer ces chiffres proviennent d’Arthur Mining, Crusoe Energy, Great America Mining, Nakamotor Partners et Green Mining Capital, parmi d’autres mineurs Bitcoin utilisant la combustion de gaz. En plus de réduire le torchage de gaz, un autre levier important pour atteindre l’objectif zéro émission du Bitcoin est l’utilisation des émissions de biogaz (également riches en méthane) pour miner le Bitcoin.
Le rapport ajoute qu’une évaluation de l’impact en termes de réduction nette des émissions révèle une réduction carbone nette d’au moins 63 %. Les changements comparatifs des émissions mondiales du Bitcoin entre il y a un an et aujourd’hui illustrent davantage ces évolutions. En mars 2021, 59 % du réseau Bitcoin était positif en carbone, et 41 % était carbone neutre. Les chiffres les plus récents montrent qu’en juin 2022, les émissions étaient tombées à 38 %, et une plus grande partie du réseau était carbone neutre – 58 %.
Pour en savoir plus sur le Bitcoin, consultez notre guide Investir dans le Bitcoin.
Le réseau TRON se classe parmi les plus écologiques
Le Crypto Carbon Ratings Institute (CCRI) a également publié récemment un nouveau rapport classant TRON parmi les meilleurs projets blockchain en termes d’efficacité de consommation d’électricité. Le réseau obtient des performances tout aussi bonnes concernant son empreinte carbone, en fait bien meilleures que les principales chaînes telles que Bitcoin, Ethereum, Solana, Cardano et Avalanche au niveau des émissions globales.
Le rapport détaille que le réseau TRON compte 367 nœuds, traite 2,317 milliards de transactions par an, consomme au total 162 867,85 kWh d’électricité annuellement, utilise 443,78 kWh d’électricité par nœud (avec une borne inférieure de 147,17 kWh et une borne supérieure de 1 081,86 kWh), et 0,07 Wh d’électricité par transaction. Les données utilisées pour calculer la consommation d’énergie ont été extrapolées en supposant un certain nombre de transactions quotidiennes pendant la période de mesure.
Il est à noter que la consommation énergétique annuelle de TRON équivaut à celle de 15 foyers américains moyens sur la même période. Pour mettre cela en perspective avec les données du Cambridge Bitcoin Electricity Consumption Index, le Bitcoin consomme désormais 96,59 TWh par an. Cela signifie que TRON consomme moins de 0,001 % de l’énergie utilisée par le réseau Bitcoin proof‑of‑work.
Émissions de carbone
Le rapport montre en outre qu’en comparaison avec Bitcoin et d’autres principaux réseaux d’altcoins tels qu’Algorand, Avalanche, Cardano et Solana, la blockchain TRON optimise le mieux son empreinte écologique. L’algorithme de consensus Delegated Proof of Stake (DPoS) utilisé par le réseau est distinctif et contribue à réduire l’impact carbone du réseau. En particulier, TRON offre de bien meilleures performances que plusieurs réseaux Proof of Stake (PoS). Il produit un total de 69,47 kWh de dioxyde de carbone par an. En comparaison, Solana produit 934,77 kWh, l’empreinte carbone de Cardano est de 284,51 kWh, celle d’Algorand de 243,52 kWh et celle d’Avalanche de 232,42 kWh.
Le point fort de TRON
Le point fort du réseau TRON réside dans l’utilisation du mécanisme de consensus Delegated PoS (DPoS), une alternative à la méthode PoS conventionnelle, pour améliorer la décentralisation. Contrairement au PoS, le DPoS donne à la communauté davantage d’influence dans le choix des nœuds qui valident les blocs de transactions.
Toutes les six heures, l’écosystème TRON élit 27 validateurs de blocs pour agir en tant que super‑représentants (SR), ce qui marque effectivement la décentralisation. La communauté d’utilisateurs qui mettent en jeu du TRX, la monnaie native de TRON, via le système blockchain vote librement et sélectionne ces SR. Chaque SR n’est autorisé à voter qu’une seule fois, quel que soit le montant de TRX mis en jeu, ce qui lui confère seulement 3,7 % du pouvoir de vote total.












