Énergie
SMRs en Amérique du Nord : projets, calendriers et acteurs

Le boom des SMR en Amérique du Nord
Depuis quelques années, les SMR (réacteurs modulaires petits) sont présentés comme l’avenir de l’énergie nucléaire, notamment dans les pays occidentaux, où le coût de construction des réacteurs nucléaires traditionnels n’a cessé d’augmenter ces dernières décennies.
En grande partie, cela est lié aux limites des grandes centrales nucléaires :
- Difficulté à obtenir des financements publics, en raison du décalage temporel important entre le lancement du projet et la date de la première production d’électricité.
- Ce n’est pas adapté aux petits pays ou aux zones isolées, et nécessite, dans une certaine mesure, l’adaptation de l’ensemble du réseau électrique à la centrale nucléaire.
- Lorsqu’un problème survient, au lieu d’un incident localisé, cela peut devenir une catastrophe à l’échelle du continent.
- Plus une centrale est grande, plus elle produit d’énergie en un seul endroit. Cela rend le refroidissement du réacteur particulièrement difficile et dangereux en cas de problème.
Chaque projet massif est une conception expérimentale sur mesure, empêchant l’industrie de développer une quelconque standardisation de son processus de production. À la place, le concept de petits réacteurs (SMR) ou de réacteurs encore plus petits (micro‑réacteurs) a gagné en popularité.

Source: IAEA
Contrairement aux centrales nucléaires traditionnelles, les SMR sont plus flexibles et peuvent être construits sur le site d’anciennes centrales thermiques, où le zonage et le raccordement au réseau existent déjà à la bonne échelle.
Un autre avantage des SMR est qu’ils peuvent être produits en série, comme les camions ou les navires, au lieu des conceptions uniques sur mesure généralement privilégiées par l’industrie. En théorie, cela devrait permettre des économies d’échelle et une réduction des coûts.
Jusqu’à récemment, l’Occident et l’Amérique du Nord en particulier étaient à la traîne en matière d’énergie nucléaire, les pays comme la Russie et la Chine étant responsables de la plupart des nouveaux projets de centrales nucléaires.

Source: The Economist
Grâce aux SMR, la situation évolue rapidement, et une longue liste de réacteurs nucléaires a maintenant émergé à travers l’Amérique du Nord (ainsi qu’en Europe). D’ici 2050, les principales entreprises du secteur s’attendent à ce que l’Amérique du Nord devienne le marché le plus important pour les SMR, de sorte que le succès précoce dans la région pourrait se multiplier rapidement au cours des décennies suivantes.

Source: GE Vernova [securities_stock_price_tag symbol="GEV" exchange="NYSE"]
Les nombreuses conceptions des SMR
Si tous les SMR partagent quelques caractéristiques communes, comme la taille, une puissance moindre et la modularité, leurs concepts et conceptions peuvent varier largement.
Ils peuvent être regroupés en plusieurs catégories selon la technologie nucléaire qu’ils utilisent. Le type le plus courant est celui des réacteurs refroidis à l’eau.

Source: NEA
Comme ils sont plus petits, les SMR peuvent également être utilisés pour des applications industrielles, la chaleur qu’ils produisent étant directement utilisée par une grande installation industrielle au lieu d’être convertie en électricité. Cela ouvre un nouveau marché pour l’énergie nucléaire et peut contribuer à décarboniser fortement les activités industrielles telles que la production de produits chimiques ou la métallurgie.

Source: NEA
SMR à eau légère réduits (PWR/BWR)
C’est de loin le type de SMR le plus simple. Au lieu de profiter d’une refonte pour introduire un nouveau concept, ce type réutilise une technologie éprouvée, parfois vieille de plusieurs décennies, et l’adapte à une plus petite échelle. Ils sont généralement refroidis à l’eau.
Cette approche présente l’avantage de ne pas réinventer la roue et de s’appuyer sur l’expérience accumulée de l’industrie nucléaire. Cela devrait accroître la sécurité, tout en tirant parti de la chaîne d’approvisionnement nucléaire existante, et accélérer les approbations des commissions de sûreté et des autorités locales.
Cependant, cela signifie également que chaque limitation ou défaut des réacteurs antérieurs sera probablement, dans une certaine mesure, partagé par ces conceptions également.
Gen‑IV : SMR à sels fondus, hélium‑gaz et métal liquide
Au lieu d’utiliser l’eau sous pression, devenue courante dans les réacteurs nucléaires, cette conception emploie des sels fondus ou des métaux, qui contiennent souvent également le combustible nucléaire.
Ces conceptions sont plus récentes et moins éprouvées.
Elles sont également susceptibles d’être intrinsèquement plus sûres à long terme, car ces SMR sont beaucoup plus résistants à la fonte du cœur que les réacteurs traditionnels.
Micro‑réacteurs à « heat‑pipe » « état solide »
Cette conception utilise des tubes à chaleur haute température (HTHP) pour évacuer passivement la chaleur de son cœur à matrice solide, éliminant ainsi complètement le besoin d’eau, de sel ou de métal fondu en mouvement pour refroidir le réacteur.
Cela permet une conception compacte, une sécurité intrinsèque élevée et une grande efficacité sans recourir aux boucles de refroidissement et aux pompes traditionnels.
Cycles de combustible au thorium (MSR/HTGR)
En utilisant du thorium au lieu de l’uranium, ces réacteurs emploient un combustible plus difficile à transformer en armes nucléaires. Le thorium est également un combustible plus sûr, la création d’une réaction en chaîne incontrôlée étant très difficile voire impossible. Enfin, il génère beaucoup moins de déchets nucléaires.
Cependant, il s’agit d’un type de combustible totalement différent, et l’expérience dans la production et la manipulation de ce combustible fait globalement défaut.
Ainsi, bien que ce soit le plus innovant et prometteur, ce type de conception sera probablement celui qui nécessitera le plus d’efforts de R&D et le plus de temps pour obtenir les autorisations.
SMR à spectre rapide et « fermeture du cycle du combustible »
Ces réacteurs nucléaires sont conçus pour pouvoir être alimentés par les déchets nucléaires des réacteurs conventionnels. Cela les rend particulièrement intéressants si l’énergie nucléaire continue de croître et que le volume des déchets augmente.
En « fermant le cycle du combustible », ces réacteurs permettent une utilisation beaucoup plus efficace de l’uranium extrait.
Cependant, ces conceptions sont également généralement plus récentes et moins bien comprises, ce qui entraîne des coûts de développement plus élevés et des retards d’approbation.
Déploiement des SMR au Canada
Actuellement, le Canada compte 14 projets de SMR, dont 8 sont à l’étape pré‑investissement. Parmi ces 8 projets plus avancés, X‑Energy et GE Energy sont les entreprises dominantes.
X‑Energy
X‑Energy envisage de construire le réacteur à gaz haute température Xe‑100 en Alberta, conçu pour produire de la chaleur à 565 °C et de la vapeur pour les secteurs industriels ainsi que pétrolier et gazier de l’Alberta. Ce serait le premier réacteur nucléaire de l’Alberta.
Un autre Xe‑100 est prévu en Ontario, mais aucune nouvelle significative n’a été annoncée depuis la première annonce en 2022.
GE Vernova Hitachi
GE Vernova Hitachi Nuclear, le constructeur de la plupart des centrales nucléaires conventionnelles exploitées en Amérique du Nord, propose au Canada son design BWRX‑300 pour le Saskatchewan et l’Ontario.
Projet ontarien de GE Vernova (Nouveau projet nucléaire de Darlington) devrait être le premier petit réacteur modulaire (SMR) commercial en exploitation dans un pays du G7. Au total, il devrait conduire à la construction de 4 SMR, avec une puissance supérieure à celle d’une centrale conventionnelle une fois terminé.
“Des efforts de planification et d’obtention de licences sont actuellement en cours pour les trois prochains SMR et le gouvernement provincial a fourni 55 M$ CAD en financement en mars pour soutenir le développement des plans de ces trois unités.”
Autres
Westinghouse est également en discussions pour son micro‑réacteur eVinci, également au Saskatchewan and Ontario.
D’autres projets ont été évoqués mais ne sont pas encore confirmés, notamment avec ARC Clean Technology, NuScale (SMR ), Terrestrial Energy (IMSR ),
Déploiement des SMR aux États‑Unis
Les mêmes entreprises qui opèrent au Canada s’intéressent également au marché américain, avec quelques autres tout aussi importantes.
GE‑Hitachi
GE‑Hitachi envisage de construire son BWRX‑300 dans l’Indiana, dans une coalition dirigée par la Tennessee Valley Authority (TVC ) (TVA) qui a soumis une demande de financement de 800 M$ USD auprès du programme SMR Génération III+ du Département de l’Énergie des États‑Unis.
“La Tennessee Valley Authority (TVA), la coalition comprend Bechtel, BWX Technologies (BWXT ), Duke Energy (DUK ), Electric Power Research Institute, GE Hitachi Nuclear Energy (GEH), American Electric Power (AEP ), Indiana Michigan Power, Oak Ridge Associated Universities, Sargent & Lundy, Scot Forge, d’autres services publics et développeurs de projets nucléaires avancés ainsi que l’État du Tennessee.”
NuScale
La TVA soutient également NuScale, avec l’annonce en septembre 2025 d’un programme de déploiement de 6 GW de SMR avec l’entreprise. Ils seraient déployés dans 7 États, constituant le plus grand programme de déploiement de SMR de l’histoire des États‑Unis.
Cela s’accompagne de la possibilité pour NuScale de déployer finalement son SMR dans le Wisconsin en partenariat avec Dairyland Power.
X‑Energy
Parallèlement, X‑Energy construit un SMR pour Dow Chemical au Texas, cherchant à déployer 12 de ses Xe‑100 dans l’État de Washington d’ici 2030 (Cascade) en partie pour desservir les centres de données d’Amazon (AMZN ), et se trouve à l’étape pré‑investissement dans le Maryland.
“Il y a un an, nous nous sommes associés à Amazon pour repenser la manière dont nous faisons progresser de nouveaux projets énergétiques aux États‑Unis, et comment nous alimentons des technologies comme l’IA qui stimulent notre économie.
L’ampleur de ce travail est historique, et nous avons le privilège de compter parmi nos partenaires de classe mondiale Amazon et Energy Northwest dans cet effort.”
Oklo
Sam Altman, célèbre pour OpenAI, est étroitement lié à la société de SMR Oklo, dont il a quitté le poste de président du conseil d’administration en avril 2025. Oklo développe des SMR alimentés par des déchets nucléaires / combustible réutilisé (réacteur rapide).
La société a été sélectionnée pour trois projets dans le cadre du Programme pilote de réacteurs du Département de l’Énergie des États‑Unis.
Actuellement, Oklo développe son réacteur test Aurora dans l’Idaho, pour lequel il a choisi comme constructeur la société américaine de construction et d’ingénierie Kiewit Corporation. Oklo vise à mettre Aurora en exploitation commerciale dès 2027 ou 2028.
« Nous avons atteint des jalons clés de pré‑construction, y compris les travaux de caractérisation du site dans l’Idaho, en partenariat avec le Département de l’Énergie des États‑Unis et le Laboratoire national de l’Idaho. (XE )
Kiewit apporte la force d’exécution et l’expérience de livraison de projets essentielles alors que nous passons à cette prochaine phase. »
Jacob DeWitte, co‑founder and CEO of Oklo
L’autre marché majeur pour Oklo est, sans surprise, compte tenu de son lien avec OpenAI, la fourniture d’énergie aux centres de données.
Oklo s’est déjà associé à deux fournisseurs de centres de données non divulgués pour fournir jusqu’à 750 MW d’énergie, suite à des accords antérieurs avec Equinix (EQIX ) et Prometheus pour respectivement 500 MW et 100 MW d’énergie nucléaire. Au total, le pipeline client de la société s’élève à environ 2,1 GW.
Kairos
Les centres de données pourraient s’avérer la clé d’un déploiement rapide des SMR, ainsi qu’un puissant lobby pour accélérer l’approbation des réacteurs par les régulateurs.
Google a signé avec Kairos pour le déploiement de jusqu’à 500 MW de 6‑7 SMR pour son centre de données, le déploiement initial commençant en 2030.
Kairos envisage également de déployer son usine de démonstration Hermes 2 dans le Tennessee, dont la construction a débuté en mai 2025, confirmant le rôle important que le Tennessee et la TVA joueront dans le déploiement des SMR aux États‑Unis.
TerraPower
Le projet phare de TerraPower est la centrale nucléaire de démonstration utilisant du sel fondu à Kemmerer, Wyoming. Il s’agit également d’un réacteur rapide, et le projet a vu son premier jour de terrassement en 2024.
La société, soutenue par Bill Gates, cherche également à produire des isotopes médicaux pour le traitement du cancer, notamment en extrayant de l’actinium‑225 de grade recherche à partir de thorium‑229.
L’actinium‑225 est un matériau en offre mondiale très limitée, ce qui restreint son utilisation pour le traitement du cancer et le fait coûter jusqu’à 29 milliards de dollars le gramme.
NuCube
NuCube verra l’Utah comme site pour son réacteur test, un micro‑réacteur à conception à état solide. Ce réacteur test devrait être opérationnel d’ici 2026.
Cette conception vise à produire des températures très élevées, avec une chaleur supérieure à 1000 °C (1830 °F).
« C’est le seul réacteur capable de concurrencer le gaz naturel pour les clients industriels à haute température.
La technologie peut fournir une électricité compétitive en termes de coût et peut également fonctionner indépendamment des réseaux électriques existants, ce qui pourrait être transformateur pour les zones rurales d’États comme l’Utah. »
Cristian Rabiti – NuCube Energy cofounder and CEO
Westinghouse
Concentré sur son micro‑réacteur eVinci, Westinghouse prépare un test en 2026 au Idaho National Laboratory, avec des déploiements commerciaux prévus d’ici 2029 (y compris au Canada).
Westinghouse est également constructeur de centrales nucléaires conventionnelles, y compris son design phare, l’AP1000, avec des projets en cours partout dans le monde : 18 nouveaux réacteurs à ajouter aux 6 déjà en fonctionnement d’ici les années 2030.
C’est aujourd’hui une coentreprise entre le mineur d’uranium Cameco (CCJ ) et la société d’utilités Brookfield Energy Partners (BEP ).
ARC
En plus du Canada, ARC Clean Technology a signé un protocole d’accord (MOU) pour soutenir les sites de génération de Nucleon Energy en cours de développement au Texas également.
La société s’associe également à Deep Atomic pour explorer conjointement des opportunités de déploiement à travers l’Amérique du Nord. Deep Atomic est une société suisse proposant son design SMR à eau légère MK60 spécifiquement pour fournir énergie et refroidissement aux centres de données. Chaque unité MK60 génère jusqu’à 60 MWe et offre une capacité de refroidissement supplémentaire de 60 MW.
Conclusion
Il y a une véritable explosion de projets SMR à travers l’Amérique du Nord. Un soutien politique actif et une législation favorable ont placé quelques États et organisations en tête, comme l’Ontario et la TVA.
GE Vernova‑Hitachi, X‑Energy, NuScale et Oklo figurent parmi les principaux producteurs de SMR lorsqu’il s’agit de lancer de nouvelles conceptions le plus rapidement possible. Westinghouse est également bien positionné dans la course, mais avec un accent également sur les micro‑réacteurs.
De nombreuses autres entreprises entrent également sur le marché, avec des caractéristiques uniques de leurs conceptions pouvant éventuellement s’emparer d’une niche de ce marché en expansion, comme par exemple les applications à haute température pour NuCube.
En même temps, le boom des SMR ne doit pas occulter l’héritage des centrales traditionnelles. Elles connaissent également un essor, la nécessité d’énergie à faible carbone pour les applications industrielles et les centres de données IA ayant relancé une industrie presque morte après la catastrophe de Fukushima.
Dans l’ensemble, il semble que l’avenir du nucléaire soit prometteur, qu’il s’agisse de SMR ou de réacteurs traditionnels. Cela devrait aider l’ensemble du secteur, la chaîne d’approvisionnement des deux conceptions ayant un chevauchement important, et un volume de production plus élevé pourrait contribuer à réduire les coûts grâce aux économies d’échelle.
Investir dans les SMR et l’énergie nucléaire
Brookfield Energy Partners – Westinghouse
BEP Graphique du prix
Westinghouse Nuclear a été un pionnier de l’énergie nucléaire américaine depuis les débuts de l’industrie. Elle a récemment été acquise conjointement par le mineur d’uranium Cameco (49 %) et la vaste société d’utilités à faible carbone BEP (51 %), faisant partie de la plus grande société d’investissement Brookfield (BN), qui gère 850 milliards de dollars.
Le design SMR AP300 de Westinghouse est une version réduite de ses réacteurs conventionnels AP1000.
Actuellement, 4 AP1000 fonctionnent en Chine, avec 6 autres en construction en Chine et 2 en Géorgie, États‑Unis (le projet Vogtle en Géorgie est également devenu tristement célèbre pour ses retards et dépassements de coûts), ainsi qu’un projet de 3 à 6 réacteurs en Pologne et 6 en Inde.
Avec une capacité de production de 330 MW d’électricité (990 MW d’énergie thermique), le design SMR AP300 se situe à mi‑chemin entre les réacteurs conventionnels et les « petits » réacteurs, mais représente toujours un quart du plus grand AP1000, qui atteint 1 200 MW.

Source: Westinghouse
Westinghouse entre également sur le marché du stockage d’énergie, avec la production de gigantesques batteries thermiques en béton. Ce type de batterie pourrait être puissant pour stocker la chaleur nucléaire lorsque la demande d’électricité est plus faible, ou pour stocker l’excédent d’énergie renouvelable pendant la journée, voire même en été pour l’hiver à venir.
En plus du nucléaire, BEP est également un leader des énergies renouvelables avec près de 40 GW de capacité de production et envisage 10 GW de nouveaux projets par an jusqu’en 2030, avec un pipeline de plus de 65 GW à un stade avancé.
Environ 75 % du pipeline total de 200 GW de BEP se situe sur des marchés développés, l’ensemble du pipeline ayant une valeur d’entreprise estimée à environ 100 milliards de dollars.

Source: Brookfield Renewable Partners [securities_stock_price_tag symbol="bep.un.to" exchange="tsx"] [securities_stock_price_tag symbol="BEPC" exchange="NYSE"]
Comme elle n’est pas cotée directement, pour acquérir une part de Westinghouse, les investisseurs devront décider s’ils souhaitent davantage s’exposer à l’activité d’énergie renouvelable de BEP ou à l’activité minière d’uranium de Cameco.
(Vous pouvez en savoir plus sur BEP dans le rapport dédié à la société, et sur Cameco dans un autre rapport.)
Néanmoins, Westinghouse est un géant de l’énergie nucléaire, avec une longue histoire d’établissement des normes de l’industrie, notamment le design à eau pressurisée qui a dominé le secteur nucléaire pendant des décennies.
Il pourrait le faire à nouveau avec l’AP1000, le SMR AP300 et le micro‑réacteur eVinci.
(Vous pouvez consulter nos rapports dédiés sur les autres entreprises mentionnées dans cet article, notamment NuScale et GE Vernova)












