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Dix cryptomonnaies à suivre dans le contexte des ETF sur l’ether

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Ethereum ETF

En 2024, la perspective de fonds cotés au comptant sur l’ether a suscité un vif intérêt pour Ethereum (ETH ) et son écosystème. L’intégration aux marchés financiers traditionnels pouvait élargir l’accès à cet actif, sans garantir pour autant une hausse générale des cryptomonnaies.

ETF Ethereum

L’ approbation des règles de cotation de produits sur l’ether par la SEC, le 23 mai 2024, a constitué une étape avant leur lancement aux États-Unis en juillet. Ces fonds permettent une exposition via un compte de titres, mais conservent des risques de marché, de conservation et de réglementation. Leur approbation ne vaut pas approbation de tous les projets liés à Ethereum.

Croissance potentielle

Les fonds au comptant sur Bitcoin (BTC ) ont montré comment des souscriptions nettes peuvent entraîner des achats de l’actif sous-jacent. Les flux varient toutefois selon les jours et peuvent aussi être négatifs. Il n’existe pas de ratio permanent entre leurs achats et la quantité de bitcoins nouvellement émis.

Les produits sur l’ether peuvent, eux aussi, modifier les voies d’accès à cet actif. Une éventuelle progression de la demande d’ETH ne se traduit pas automatiquement par une hausse de tous les jetons de l’écosystème. Voici dix actifs dont le lien avec Ethereum mérite d’être examiné.

1. Ethereum (ETH)

Ethereum fournit l’infrastructure de nombreuses applications et de nombreux jetons. Son développement s’est accompagné de difficultés, notamment la congestion, les frais et les incertitudes réglementaires. Les fonds au comptant portent sur l’ether, l’actif natif du réseau.

La transition vers la preuve d’enjeu, appelée The Merge, a fortement réduit la consommation énergétique d’Ethereum en 2022. Elle n’a pas, à elle seule, augmenté la capacité du réseau ni réduit directement les frais de gaz. Les solutions de couche 2 et d’autres améliorations répondent à ces problèmes de mise à l’échelle.

Les créations nettes de parts de fonds au comptant peuvent nécessiter l’achat d’ETH, tandis que les sorties peuvent avoir l’effet inverse. Le résultat sur le prix dépend aussi du reste du marché. Ce mécanisme ne garantit ni l’arrivée de nouvelles applications ni un rendement positif pour le détenteur.

2. Uniswap (UNI)

Uniswap (UNI ) est un protocole d’échange décentralisé lancé en 2018 par Hayden Adams. Il permet d’échanger des jetons à l’aide de pools de liquidité plutôt que de confier chaque opération à une plateforme centralisée.

Son modèle de teneur de marché automatisé, ou AMM, utilise des contrats intelligents et des réserves de jetons. Les utilisateurs échangent avec ces pools, et les fournisseurs de liquidité peuvent percevoir des frais selon les règles du protocole. Ce n’est pas une simple mise en relation directe de chaque acheteur avec un vendeur.

Source - Uniswap

Source – Uniswap

Uniswap a largement contribué à populariser les AMM dans Ethereum. Il n’était cependant ni le premier échange décentralisé ni le premier protocole à utiliser des pools de liquidité. La possibilité de créer un pool sans autorisation facilite la cotation, mais ne valide pas la qualité du jeton concerné.

Cette infrastructure a favorisé de nombreuses applications DeFi. Uniswap Labs a également reçu des investissements de sociétés de capital-risque. Le soutien financier et l’usage du protocole ne garantissent toutefois pas la progression de la valeur du jeton UNI.

3. Polygon (MATIC dans le contexte initial de 2024)

Le projet a commencé en 2017 sous le nom Matic Network, puis a pris le nom Polygon en 2021. Son développement initial ne reposait pas sur un rollup à preuves à divulgation nulle de connaissance. Les solutions ZK ont été ajoutées plus tard à sa gamme de technologies.

Polygon propose plusieurs solutions de mise à l’échelle compatibles avec les outils Ethereum. Polygon PoS et les solutions ZK ne sont pas une seule et même architecture et présentent des mécanismes de sécurité différents. Les preuves ZK ne rendent pas nécessairement les transactions privées.

Le projet a attiré des investisseurs importants, notamment Sequoia Capital India, Tiger Global et SoftBank. Une activité accrue dans Ethereum pourrait intéresser ses utilisateurs, mais le lien avec les flux des ETF reste indirect. Sur Polygon PoS, POL a remplacé MATIC comme jeton de gaz et de staking en septembre 2024.

4. Synthetix (SNX)

Le projet fondé par Kain Warwick s’appelait Havven, avec le jeton HAV, avant de devenir Synthetix en 2018. Havven n’était pas le pseudonyme de son fondateur. Le protocole fournit une infrastructure d’actifs synthétiques et de produits dérivés.

Les synths peuvent suivre des prix de référence à l’aide d’oracles et de garanties selon la version du protocole. Les marchés disponibles évoluent : il ne faut pas supposer que n’importe quelle action, matière première ou indice est accessible à tout moment.

Une exposition synthétique au prix d’un actif ne confère pas automatiquement la propriété de cet actif réel. Elle se distingue de la tokenisation juridique d’une maison, d’une voiture ou d’une créance, qui implique des droits et des conditions supplémentaires.

Synthetix a notamment développé des applications sur Ethereum et Optimism (OP ). Ces déploiements permettent de répartir l’activité sur plusieurs environnements. La création d’un synth lié à un ETF reste une possibilité de conception, pas une conséquence certaine de l’approbation du fonds.

5. Cartesi (CTSI)

Cartesi développe une infrastructure de calcul pour applications blockchain, dont des rollups propres à chaque application. Elle permet d’exécuter des calculs hors chaîne et d’en vérifier le résultat selon le mécanisme prévu. Le projet est antérieur à octobre 2021.

La Cartesi Machine fournit un environnement Linux où les développeurs peuvent utiliser des langages et bibliothèques familiers. Linux est un système d’exploitation, pas un langage remplaçant Solidity. Cartesi n’est pas essentiellement un pont de liquidité entre réseaux.

Cartesi (CTSI ) utilise notamment une approche de rollups optimistes. Cette architecture vise le calcul et la programmabilité ; elle ne garantit pas la confidentialité des transactions. Son adoption et la valeur de CTSI ne découlent pas automatiquement des ETF sur l’ether.

6. Compound (COMP)

Compound (COMP ) est un protocole de marchés monétaires décentralisés. Son développement remonte à 2017 et son protocole a été lancé en 2018. La distribution de COMP en 2020 a contribué à populariser les incitations de liquidité, sans faire de Compound l’inventeur unique de tout le yield farming.

Le yield farming consiste à rechercher des revenus ou récompenses dans des protocoles DeFi. Il diffère du staking qui participe à la sécurité d’une blockchain en preuve d’enjeu. Les conditions de retrait, les taux et les risques varient ; l’absence de blocage n’est pas universelle et déplacer ses fonds peut entraîner des frais.

Les utilisateurs peuvent fournir des actifs à un marché Compound pour percevoir des intérêts ou emprunter selon les garanties exigées. COMP est notamment un jeton de gouvernance. La demande pour les prêts dépend de l’usage du protocole, pas uniquement de l’existence d’un ETF Ethereum.

7. Aave (AAVE)

Aave a lancé son protocole sur Ethereum en 2020 après le projet ETHLend. Il propose des marchés de liquidité et des prêts flash. Dans un prêt flash sans garantie, le montant et les frais doivent être remboursés au cours de la même transaction, faute de quoi elle est annulée. Cela ne supprime pas les garanties requises pour un emprunt ordinaire.

Aave utilise des oracles pour évaluer les actifs et gérer les positions. Des outils ou interfaces associés peuvent automatiser certaines opérations, mais les comptes intelligents et la gestion de trésorerie ne procurent pas un rendement automatique au simple détenteur du jeton AAVE.

Aave V3 prend en charge plusieurs actifs et déploiements. Une augmentation de l’activité DeFi pourrait lui être favorable, mais elle dépend de la demande de prêts, des conditions de marché et des risques propres au protocole.

8. Optimism (OP)

OP Mainnet est une solution de couche 2 reposant sur un rollup optimiste. Elle regroupe des transactions et s’appuie sur Ethereum pour des fonctions de règlement et de disponibilité des données. Ce modèle réduit certains coûts, mais n’apporte pas à lui seul la confidentialité. Le nombre d’applications change avec le temps.

L’OP Stack est un ensemble de composants logiciels ouverts permettant de construire des réseaux compatibles avec l’écosystème Ethereum. Il facilite le développement et le déploiement, sous réserve des choix d’architecture et d’exploitation de chaque chaîne.

L’écosystème comporte également des programmes de financement et de récompenses pour certaines contributions. Leur accès dépend de critères et de décisions de gouvernance. Ils ne constituent pas un revenu garanti pour tous les utilisateurs ou détenteurs d’OP.

9. Chainlink (LINK)

Chainlink a été présenté en 2017 par Sergey Nazarov et Steve Ellis, avec un livre blanc coécrit par Ari Juels. Son réseau principal a été lancé en mai 2019. Les oracles relient les contrats intelligents à des données et systèmes extérieurs à leur blockchain.

Les réseaux d’oracles peuvent agréger les réponses de plusieurs opérateurs pour réduire la dépendance à une seule source. Un oracle n’est pas simplement un capteur physique. La fiabilité dépend aussi des sources, de la conception du réseau et de son fonctionnement.

LINK est notamment utilisé dans l’économie des services Chainlink. Chainlink est un réseau d’oracles, pas une blockchain généraliste équivalente à Ethereum. Une demande accrue pour les applications blockchain peut soutenir certains services, mais aucun effet automatique des ETF sur le cours de LINK n’est établi.

10. Bitcoin (BTC)

Bitcoin peut bénéficier indirectement d’un intérêt plus large pour les actifs numériques. Les produits sur l’ether peuvent aussi attirer des capitaux qui auraient autrement été investis dans Bitcoin. L’effet net sur la demande de BTC reste donc incertain.

Les investisseurs peuvent comparer Bitcoin et Ethereum, leurs usages, leurs risques et leurs rôles dans un portefeuille. Une meilleure connaissance de ces différences n’implique pas nécessairement une augmentation des achats de bitcoins.

Des représentations de bitcoins, comme les jetons enveloppés, existent sur Ethereum depuis plusieurs années. Elles permettent d’utiliser une exposition au BTC dans certaines applications, mais ajoutent des risques de dépositaire, de pont ou de contrat. Ce n’est pas une fonction native nouvelle du protocole Bitcoin.

Évaluer les effets des fonds sur l’ether

Les lancements de fonds peuvent modifier l’accès aux actifs et les flux de marché. Il faut distinguer ces effets de l’usage effectif des protocoles et de la valeur de leurs jetons. Une liste de projets liés à Ethereum ne constitue pas une garantie de gains ni une stratégie assurée pour profiter de l’approbation des ETF.

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David Hamilton est un journaliste à plein temps et un bitcoiniste de longue date. Il se spécialise dans la rédaction d'articles sur la blockchain. Ses articles ont été publiés dans plusieurs publications bitcoin, notamment Bitcoinlightning.com