Biotechnologie

Les chercheurs cherchent à percer les secrets de la longévité humaine

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Human Longevity

Depuis l’Antiquité, les humains cherchent à prolonger leur vie. L’immortalité reste du domaine de la science-fiction, mais la santé publique et la médecine ont considérablement augmenté l’espérance de vie. Les recherches portent aussi sur la durée de vie en bonne santé. Les travaux présentés ici reflètent l’état des connaissances en 2024.

Ce que Montrent les Statistiques

Plusieurs études examinent les tendances à venir. L’analyse GBD 2021, coordonnée par l’IHME et publiée en 2024, prévoyait que l’espérance de vie mondiale passerait de 73,6 ans en 2022 à 78,2 ans en 2050. Ces valeurs concernent la population mondiale, sexes confondus, et non les femmes aux États-Unis.

Les gains les plus importants étaient attendus dans les régions où l’espérance de vie initiale était la plus faible. Il s’agit de projections incertaines, pas de résultats garantis. L’accès aux soins, la prévention, les conflits et les risques environnementaux peuvent modifier cette trajectoire.

Comment les gens vivront-ils plus longtemps ?

Les scientifiques étudient de nombreux mécanismes du vieillissement. Certaines approches relèvent de la prévention déjà étayée, tandis que d’autres restent expérimentales. Un allongement de la vie chez une mouche ou une modification de cellules en laboratoire ne prouvent pas un bénéfice de longévité chez l’être humain.

Médicaments et Recherche sur le Vieillissement

La quête d’un élixir de jeunesse a parfois conduit à des pratiques dangereuses. Le cinabre, un composé du mercure utilisé autrefois, n’est pas une méthode sûre ou efficace pour ralentir le vieillissement.

Une étude publiée dans Fly a examiné la mifépristone et la rapamycine chez des drosophiles femelles accouplées. Les chercheurs ont utilisé des marqueurs fluorescents pour observer des processus cellulaires. Ce n’était pas un essai clinique de traitement contre le vieillissement chez l’humain.

Source - Ourworldindata

Source : Our World in Data

Les deux médicaments ont prolongé la vie des mouches dans les conditions étudiées et augmenté des indicateurs de mitophagie. Ce processus élimine les mitochondries endommagées ou superflues : il ne s’agit pas d’un phénomène nocif contre lequel les cellules devraient lutter.

Leur association n’a pas apporté de bénéfice supplémentaire sur la durée de vie, ce qui est compatible avec l’hypothèse d’une voie d’action commune. Cela ne démontre pas des mécanismes totalement identiques. Les travaux ont été réalisés à l’USC et soutenus notamment par la subvention R01AG057741 du National Institute on Aging.

L’utilisation préalable d’un médicament pour une autre indication peut faciliter certaines étapes de recherche. Elle ne prouve ni sa sécurité ni son efficacité pour prolonger la vie. Des études humaines appropriées et une évaluation distincte restent nécessaires pour toute nouvelle indication.

Condition Cardiorespiratoire et Longévité

La condition cardiorespiratoire est étroitement associée à la santé. Une analyse publiée dans le British Journal of Sports Medicine a rassemblé des méta-analyses représentant plus de 20,9 millions d’observations issues de 199 études de cohorte distinctes. Il ne s’agissait pas de 199 équipes de recherche, ni nécessairement d’autant de personnes différentes.

Une meilleure condition physique était associée à un risque moindre de mortalité et de plusieurs maladies. Ces associations soutiennent l’intérêt de l’activité physique, sans démontrer qu’elle prévient toutes les maladies ou garantit une durée de vie donnée.

Microbiome et Santé

Un autre article examine le microbiome intestinal, cette communauté de microorganismes qui intervient dans la digestion, le métabolisme et les interactions avec le système immunitaire.

Sa composition est associée à diverses maladies chroniques, mais elle ne détermine pas à elle seule la durée de vie. Une alimentation équilibrée peut soutenir la santé intestinale. Aucun bénéfice universel sur la longévité humaine n’est démontré pour n’importe quel complément probiotique ou prébiotique.

Ce que les Tardigrades Peuvent Nous Apprendre

Certains organismes supportent des conditions extrêmes. Leur étude peut révéler des mécanismes de protection cellulaire, sans signifier que leurs capacités peuvent être transférées telles quelles aux humains.

Les tardigrades, aussi appelés « oursons d’eau », sont de minuscules invertébrés constituant leur propre embranchement, et non des arthropodes. Certaines espèces peuvent survivre à une forte déshydratation et à d’autres conditions extrêmes, selon leur état et les circonstances.

Les chercheurs ont étudié la contribution de leurs protéines à la biostase, une diminution réversible de l’activité cellulaire. Selon une étude, la protéine CAHS D forme des réseaux et des gels associés à une protection contre le stress. L’expression de ces protéines dans des cellules humaines cultivées a ralenti leur métabolisme dans certaines conditions. Les chercheurs n’ont pas créé des « protéines CAHS humaines » ni démontré un allongement de la vie chez l’humain.

Approches Expérimentales et Controversées

L’emploi de composants du sang de jeunes donneurs et l’édition génomique soulèvent des questions scientifiques et éthiques différentes. Il faut distinguer les résultats précliniques, les traitements autorisés pour des maladies précises et les promesses non démontrées de rajeunissement.

Sang de Jeunes Donneurs

Les transfusions ont des indications médicales importantes. Les premières expériences animales remontent au XVIIe siècle, tandis que la découverte des groupes sanguins au début du XXe siècle a contribué à rendre les transfusions humaines plus sûres.

Des expériences chez des rongeurs âgés ont étudié le sang ou le plasma de jeunes animaux, ainsi que la mise en commun de leur circulation. Ces méthodes ne sont pas toutes de simples transfusions et leurs résultats ne se transposent pas automatiquement aux humains.

Certaines études animales ont rapporté des améliorations de fonctions ou de marqueurs particuliers. Elles n’établissent pas un traitement sûr et efficace du vieillissement humain. Dès 2019, la FDA avait averti que les perfusions commerciales de plasma de jeunes donneurs proposées à cette fin n’avaient pas de bénéfice clinique démontré et présentaient des risques. Des questions de consentement, d’exploitation et d’accès équitable se posent également.

Édition du Génome

Des outils comme CRISPR-Cas9 permettent des modifications ciblées de l’ADN. Le vieillissement ne se résume toutefois pas à remplacer des « gènes qui vieillissent ». Il implique des mécanismes complexes, et l’édition génomique peut avoir des effets indésirables.

En 2024, certaines applications étaient déjà autorisées pour des maladies héréditaires précises, pas pour prolonger généralement la vie ou choisir les caractéristiques d’un enfant. Les modifications héréditaires d’embryons constituent un domaine distinct et particulièrement controversé. Elles ne doivent pas être présentées comme une option médicale courante pour de futurs parents.

Entreprises qui Développent des Médicaments Génétiques

Les progrès biomédicaux peuvent créer des occasions pour les entreprises, mais ils ne garantissent pas leur réussite commerciale. Une société de recherche en médicaments génétiques n’est pas nécessairement un fournisseur de traitements de longévité éprouvés.

Generation Bio Inc.

Generation Bio, fondée en 2016 et basée à Cambridge, dans le Massachusetts, développe des technologies de médicaments génétiques. Parmi ses cofondateurs figurent Mark D. Angelino et Robert M. Kotin. Sa plateforme ceDNA repose sur de l’ADN à extrémités fermées ; les ctLNP sont des nanoparticules lipidiques ciblant des cellules particulières. Ce sont des technologies en développement, pas des médicaments contre le vieillissement déjà commercialisés.

L’article initial indiquait une capitalisation de 156,84 millions de dollars, un chiffre d’affaires de 5,9 millions et 174 employés. Sans date d’évaluation et période de référence clairement établies, ces valeurs ne doivent pas être utilisées comme données financières actuelles. Le financement et les résultats de recherche, entre autres incertitudes, influencent les actions biotechnologiques. Les recherches sur la longévité ne garantissent aucun rendement boursier.

Vivre Plus Longtemps ne Signifie pas Toujours Vivre Plus Longtemps en Bonne Santé

Les projections de GBD 2021 suggèrent que la durée totale de vie pourrait augmenter plus vite que la durée de vie en bonne santé. Les maladies non transmissibles, notamment les maladies cardiovasculaires, les cancers, le diabète et la bronchopneumopathie chronique obstructive, devraient représenter une part importante de la charge de morbidité. Cela ne signifie pas que toutes les personnes âgées auront la même trajectoire.

Vers un Vieillissement en Meilleure Santé

La recherche suit de nombreuses pistes, de la prévention et de l’activité physique aux médicaments et aux mécanismes cellulaires. Les outils modernes permettent des études plus fines, sans rendre chaque nouvelle approche efficace. Vivre plus longtemps et en meilleure santé reste un objectif à étayer, pas une certitude individuelle.

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David Hamilton est un journaliste à plein temps et un bitcoiniste de longue date. Il se spécialise dans la rédaction d'articles sur la blockchain. Ses articles ont été publiés dans plusieurs publications bitcoin, notamment Bitcoinlightning.com