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Le télescope spatial James Webb suscite plus de questions que de réponses – Voici 5 de ses meilleures images à ce jour

Chaque année, à la mi‑août, les Américains du Nord sont témoins d’un spectacle dans le ciel. Au cours des jours suivants, la pluie de météores des Perséides sera pleinement visible, pouvant produire jusqu’à 100 étoiles filantes par heure. Bien que cet événement particulier puisse être observé à l’œil nu, le cosmos recèle des mystères encore plus étonnants dans l’espace lointain qui ne sont découverts qu’aujourd’hui grâce au télescope spatial James Webb (JWST). Si ces découvertes peuvent nous fournir certaines réponses sur l’Univers, chacune ouvre également de nouvelles questions, s’étendant à d’infinies possibilités. Ce qui suit est un aperçu bref de certaines de ses meilleures images capturées à ce jour, ainsi que des entreprises qui ont rendu le JWST possible.
Qu’est‑ce que le télescope spatial James Webb ?
Le télescope spatial James Webb est un grand observatoire spatial, devenu le successeur du télescope spatial Hubble après son lancement réussi à la fin de 2021. Notamment, le JWST a été le fruit d’une collaboration entre des agences telles que la NASA, l’ESA et l’ASC. Sa construction a été principalement supervisée par Northrop Grumman (NOC ) et Ball Aerospace Corporation.
Ce télescope de pointe est équipé d’un miroir primaire de 6,5 mètre et possède la capacité d’observer dans le spectre infrarouge, ce qui lui permet de traverser les nuages de poussière et d’étudier divers phénomènes astronomiques.
Après qui a-t-il été nommé ?
Le télescope spatial James Webb porte le nom de James E. Webb, qui a été le deuxième administrateur de la NASA de 1961 à 1968. Au cours de son mandat, Webb a supervisé le développement et les premières années du programme Apollo, qui visait à poser des humains sur la Lune. Il a joué un rôle crucial en guidant la NASA à travers une époque de transformation, en se concentrant non seulement sur les vols spatiaux habités mais aussi sur un programme scientifique plus large qui a jeté les bases de l’exploration spatiale future. Son leadership, sa vision et son soutien à la science et à l’exploration spatiales ont conduit à nommer le télescope en son honneur.
Quel est son objectif ?
L’objectif principal du JWST est d’accroître notre compréhension de l’univers. Cela comprend ce qui suit, et plus encore.
- Investiguer la formation des étoiles et des systèmes planétaires: En observant dans le spectre infrarouge, le JWST peut pénétrer les nuages de poussière où se forment les étoiles et les planètes, offrant des aperçus sans précédent de ces processus.
- Étudier l’évolution des galaxies: Le télescope observera les galaxies à travers le temps cosmique, éclairant leur formation, leur évolution et les interactions entre les galaxies et leur environnement.
- Explorer les conditions de vie: Le JWST caractérisera les atmosphères des exoplanètes, identifiant potentiellement les signatures chimiques d’environnements habitables. Cela pourrait approfondir notre compréhension du potentiel de vie au‑delà de la Terre.
- Explorer l’univers primordial: Le télescope est conçu pour observer les objets les plus lointains de l’univers, lui permettant de remonter dans le temps à l’époque peu après le Big Bang. Cela peut fournir des informations essentielles sur la formation précoce des structures de l’univers.
Pour atteindre ces objectifs, le JWST est placé à ce que l’on appelle le deuxième point de Lagrange (L2). Là, les forces gravitationnelles et le mouvement orbital du télescope, de la Terre et du Soleil interagissent de façon à permettre au télescope de rester dans une position stable par rapport à la Terre. Cette position permettra au JWST de rester froid et d’offrir une vue dégagée de l’univers. Sa mission représente un bond significatif dans notre compréhension du cosmos.
1. Le protecteur de la Terre
L’univers est d’une taille vertigineuse. Il n’est toutefois pas nécessaire de regarder si loin, car de nombreuses caractéristiques magnifiques et influentes restent à découvrir dans notre propre système solaire. Le JWST l’a démontré parfaitement en capturant l’une de nos meilleures vues à ce jour de Jupiter – ses aurores, ses anneaux, et bien plus.

Image composite Webb NIRCam à partir de deux filtres – F212N (orange) et F335M (cyan) – du système Jupiter, non étiquetée (en haut) et étiquetée (en bas). Crédit: NASA, ESA, CSA, équipe Jupiter ERS ; traitement de l’image par Ricardo Hueso (UPV/EHU) et Judy Schmidt.
Beaucoup croient que Jupiter joue un rôle d’une importance particulière en agissant comme le protecteur de la Terre. En raison de sa taille gigantesque et de sa gravité correspondante, certains estiment que Jupiter est responsable de rediriger ou d’attraper les comètes et les astéroïdes avant qu’ils n’aient la chance de s’approcher de la Terre. Il convient de noter que, bien qu’il ait acquis le surnom de Protecteur de la Terre, aucune preuve scientifique ne le confirme de façon définitive. Pour l’instant, Jupiter est notre meilleure option pour étudier les géantes gazeuses. Ce savoir peut ainsi améliorer notre compréhension des planètes similaires découvertes dans les profondeurs de l’espace.
2. Vivre dans une simulation
À première vue, il semblerait qu’une paire d’étoiles en formation active au centre de l’image ci‑dessous soit les « étoiles » du spectacle. Curieusement, ce n’est pas ce qui a récemment capturé l’imagination de beaucoup. En regardant de plus près (à un dixième du bas, légèrement décalé à droite), on voit une formation lointaine qui ressemble fortement à un point d’interrogation.

Crédit: NASA, ESA, CSA. Traitement d’image: Joseph DePasquale (STScI)
Naturellement, cette formation étrange a conduit certains à prendre la probabilité improbable de son existence comme preuve que nous vivons dans une simulation. Aussi improbable que cela puisse paraître, l’image a suscité des discussions sur l’origine d’une telle formation, ainsi qu’un intérêt généralisé pour l’astronomie parmi le grand public. Pour l’instant, les scientifiques pensent que la formation résulte de la collision/fusion de deux galaxies.
3. Couleurs d’Earendel
À première vue, l’image suivante montrant les « Couleurs d’Earendel » ne semble pas aussi impressionnante visuellement que d’autres sur cette liste. Ce qui la rend étonnante, c’est qu’Earendel est l’étoile la plus lointaine jamais photographiée.

CRÉDITS – Image: NASA, ESA, CSA, D. Coe (STScI/AURA pour l’ESA ; Johns Hopkins University), B. Welch (Goddard Spaceflight Center de la NASA ; University of Maryland, College Park). Traitement d’image: Z. Levay
L’étoile, Earendel, serait située à environ 28 milliards d’années‑lumière de la Terre. En raison de cette distance, la lumière que nous voyons aujourd’hui, émise par elle, provient d’il y a 12,9 milliards d’années. Le nom Earendel, qui signifie « aube ou étoile du matin », tiré des écrits de J.R.R. Tolkien, a été donné à cette étoile en raison de sa création supposée proche de l’aube du temps.
4. Formation d’étoiles
À l’occasion de sa première année d’exploitation, le JWST a publié les images suivantes montrant la naissance de diverses étoiles semblables au Soleil. Cette formation se situe dans ce qui est actuellement considéré comme la région spatiale la plus proche de la Terre où une telle activité se produit.

Crédit: NASA, ESA, CSA, STScI, Klaus Pontoppidan (STScI), Traitement d’image: Alyssa Pagan (STScI)
L’image ci‑dessus montre une région spatiale située à environ 390 années‑lumière de la Terre, connue sous le nom de complexe nuageux Rho Ophiuchi. Elle montre la formation d’environ 50 étoiles de taille comparable à notre Soleil. De telles images sont d’une importance particulière car elles offrent un aperçu de la formation de notre propre Soleil et du système solaire.
5. Ré‑imager les Piliers de la création
Une des images les plus emblématiques jamais prises est celle des « Piliers de la création ». Capturés pour la première fois en 1995 dans la nébuleuse de l’Aigle, les Piliers de la création ont captivé l’imagination des scientifiques du monde entier par leur beauté. Aujourd’hui, près de 20 ans plus tard, le JWST a ré‑imagé les Piliers de la création.

Piliers de la création – Hubble (2014) vs. JWST (2022) Crédit: NASA, ESA, CSA, STScI ; J. DePasquale, A. Koekemoer, A. Pagan (STScI)
En exploitant ses caméras infrarouges, le JWST a pu traverser d’immenses couches de poussière pour révéler plus de détails et de beauté dans les Piliers de la création que jamais auparavant. Cette formation, située dans la nébuleuse de l’Aigle, se trouve à environ 6 500 années‑lumière de la Terre. Son nom provient à la fois de son apparence et de sa propension à la formation d’étoiles dans ses vastes panaches de poussière et de nuage.
Rendre l’astronomie du profond espace possible
Comme indiqué précédemment, deux entreprises principales ont été responsables de la construction du JWST et de ses composants. Chacune de ces sociétés cotées en bourse est répertoriée ci‑dessous.
1. Northrop Grumman Corporation (NYSE: NOC)
Northrop Grumman Corporation, dont le siège se trouve à Falls Church, Virginie, est un leader mondial des technologies aérospatiales et de défense. Fondée en 1939, l’entreprise se spécialise dans des systèmes de pointe, incluant les systèmes autonomes, la cybersécurité, l’espace et les technologies d’attaque. Des projets notables tels que le bombardier furtif B‑2 Spirit et le télescope spatial James Webb illustrent son innovation et son expertise. Northrop Grumman sert des clients gouvernementaux et commerciaux dans le monde entier, employant des milliers de professionnels qualifiés. Cotée à la Bourse de New York sous le symbole « NOC », l’entreprise occupe une place importante dans les secteurs de la défense et de l’aérospatiale.
Capitalisation boursière: $65.89B
Ratio cours/bénéfice (P/E): 14.43
Bénéfice par action (EPS): $30.19
Au moment de la rédaction, Northrop Grumman (NOC) affichait les métriques ci‑dessus et est classée « Acheter » par la plupart des grandes sociétés d’investissement.
2. Ball Corporation (NYSE: BALL)
Ball Corporation (BALL ), basée à Broomfield, Colorado, est un leader mondial de l’emballage métallique et des technologies aérospatiales. Fondée en 1880, elle se spécialisait à l’origine dans les bocaux en verre mais s’est depuis diversifiée dans les produits en aluminium, desservant les industries alimentaires, des boissons et des soins personnels. Dans le segment aérospatial, la filiale de Ball, Ball Aerospace, a contribué à des projets majeurs tels que le télescope spatial James Webb, en fournissant des technologies optiques avancées et des systèmes spatiaux. L’engagement de l’entreprise envers la durabilité et l’innovation se reflète dans ses produits et pratiques. Cotée à la Bourse de New York sous le symbole « BALL », Ball Corporation représente une fusion entre la fabrication traditionnelle et la technologie de pointe, démontrant son adaptabilité et son importance tant dans l’emballage que dans le domaine aérospatial.
Capitalisation boursière: $17.40B
Ratio cours/bénéfice (P/E): 21.92
Bénéfice par action (EPS): $2.52
Au moment de la rédaction, Ball Corporation (BALL) affichait les métriques ci‑dessus et est classée « Conserver » par la plupart des grandes sociétés d’investissement.














