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Repenser les télécommunications avec la connectivité satellite‑téléphone portable

SpaceX (SPCX ) d’Elon Musk a annoncé le lancement de plusieurs satellites Starlink en orbite terrestre, ce qui permettra une connectivité directe vers le téléphone portable pour les utilisateurs partout sur la planète. Avec ces lancements récents, Starlink a complété la première couche orbitale de la constellation.
Pour y parvenir, les satellites de Starlink sont équipés d’algorithmes logiciels avancés, d’antennes à réseau phasé et de silicium sur mesure afin de surmonter les défis des réseaux satellitaires. Le modem eNodeB avancé à bord de ces satellites fonctionne comme votre antenne mobile habituelle, mais dans l’espace, permettant une intégration réseau similaire à celle d’un partenaire d’itinérance standard.
Cela n’est pas la première fois que Starlink a accompli cet exploit ; le premier lot de six satellites a été lancé pour des tests plus tôt cette année.
Les satellites ont été lancés avec la fusée réutilisable Falcon 9 de SpaceX, qui est construite dans le but de transporter des charges utiles ainsi que des personnes en orbite terrestre et au‑delà, en toute sécurité et fiabilité.
Décrite comme « la première fusée réutilisable de classe orbitale au monde », la réutilisabilité du Falcon 9 permet à la société spatiale de réutiliser les pièces les plus coûteuses de la fusée, réduisant ainsi le coût d’accès à l’espace. Jusqu’à présent, selon le site de SpaceX, le Falcon 9 a effectué 407 lancements au total et 336 réutilisations.
Alors que les satellites Direct to Cell sont actuellement en cours de lancement sur la fusée Falcon 9 de SpaceX, ils seront plus tard transférés vers Starship.
Ces derniers lancements ont eu lieu la semaine dernière en deux lots distincts. Le premier s’est déroulé le 5 décembre à 22h00 EST depuis la base Vandenberg Space Force en Californie. Le même jour, l’entreprise a confirmé le déploiement, déclarant:
“En orbite, les 13 satellites Direct to Cell se connecteront immédiatement via un backhaul laser à la constellation Starlink, éliminant les zones mortes et offrant une tranquillité d’esprit lorsque les clients en ont le plus besoin.”
Ensuite, pendant le week‑end, le 8 décembre, le Falcon 9 a lancé encore 23 satellites Starlink en orbite depuis la station spatiale de la Force spatiale de Cape Canaveral en Floride, dont 13 possèdent des capacités Direct to Cell.
Avec ces lots de satellites à haut débit, SpaceX construit le plus grand réseau de satellites jamais réalisé : la méga‑constellation Starlink.
Tous ces satellites sont déployés en orbite terrestre basse (LEO), qui abrite actuellement plus de 6 800 engins Starlink opérationnels. Environ 350 de ces engins sont capables de diffuser le service directement vers les téléphones.

Le fondateur de SpaceX, Musk, s’est adressé à X pour annoncer qu’avec la constellation de satellites Starlink direct‑to‑cell, désormais complète, ils permettront désormais “d’activer les téléphones portables non modifiés pour avoir une connectivité Internet dans les zones reculées”.
Pour l’instant, cependant, la bande passante par faisceau n’est que d’environ 10 Mb. Cependant, ce n’est que le début, comme l’a noté Musk :
“Les futures constellations seront beaucoup plus performantes.”
En janvier, le milliardaire de la technologie avait partagé les mêmes idées en soulignant que la constellation est une « excellente solution pour les lieux dépourvus de connectivité cellulaire ». En même temps, il a noté qu’elle n’est en aucun cas concurrente des réseaux cellulaires existants.
Il y a toutefois une légère augmentation de la bande passante, car plus tôt cette année, lors du test initial, les satellites ne géraient qu’une bande passante de 7 Mb, et la actuelle est d’environ 10 Mb.
Avec cela, l’entreprise progresse bien vers son objectif, qui, selon le site de Starlink, est d’accéder de manière transparente aux messages texte pour les téléphones LTE à travers le monde en 2024, tandis que le support de la voix et des données ainsi que la capacité de connecter des appareils IoT comme les gadgets intelligents arriveront l’année prochaine.
Bien que le coût du service ne soit pas encore connu, les recettes seront utilisées utilisées pour financer la mission Mars de SpaceX. Le programme de colonisation de Mars, également appelé Occupy Mars, vise à rendre l’humanité multiplanétaire. Musk a récemment partagé son ambition d’envoyer des équipages vers la ‘Planète Rouge’ dès 2028.
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Connectivité omniprésente: un bond dans les télécommunications
Proposé initialement il y a quelques années, le programme direct‑to‑cell a reçu l’approbation réglementaire aux États‑Unis le mois dernier. Cependant, Starlink a réussi à envoyer et recevoir les premiers messages texte en utilisant le spectre du réseau T‑Mobile via ses satellites Direct Cell le 8 janvier.
L’idée des capacités Direct to Cell est de permettre aux personnes d’accéder aux SMS, aux appels et à la navigation depuis n’importe où sur Terre, quel que soit l’emplacement physique d’un individu, que ce soit sur terre, sur les lacs ou les eaux côtières.
Bien que des tentatives aient été faites à fournir un service satellite‑vers‑téléphone auparavant, cette nouvelle initiative se démarque en éliminant la nécessité de disposer d’un téléphone spécial ou même d’une application spécifique pour accéder partout dans le monde.
Cela est dû au fait que Starlink utilise le LTE standard (Long Term Evolution), qui est une norme de transmission de données sans fil, également connue sous le nom de 4G LTE, offrant des vitesses plus rapides pour l’Internet mobile. Étant donné que la plupart des téléphones sont compatibles avec ce protocole, Starlink peut proposer ses services sur des téléphones ordinaires. Chaque satellite de Starlink possède un modem LTE à bord.
Un autre point majeur en faveur de Starlink est ses multiples partenariats avec des opérateurs mobiles populaires. Cela comprend T-Mobile (TMUS ) aux États‑Unis, One en Nouvelle‑Zélande, Optus en Australie, Rogers (RCI ) au Canada, Salt en Suisse, KDDI au Japon, et Entel au Chili & Pérou.
La division SpaceX a également mis au point un système pour que son service fonctionne de manière transparente avec votre téléphone lorsqu’il se connecte aux satellites au-dessus de la surface terrestre. De plus, pour offrir une connectivité fiable, Starlink a élaboré différents paramètres, incluant les contraintes de latence, les altitudes idéales et les angles d’élévation.
Ensuite, les satellites de Starlink sont connectés à la vaste constellation de vaisseaux spatiaux via un backhaul laser. Ici, les données sont transmises entre les satellites grâce à des systèmes de communication optique basés sur des lasers, qui tirent parti des lasers plutôt que des communications radiofréquences conventionnelles. Cela permet des débits de données jusqu’à 100 fois plus rapides tout en offrant une bande passante accrue et une sécurité améliorée.

Starlink n’est pas le seul acteur du secteur, cependant ; ses concurrents incluent Lynk Global et AST SpaceMobile (ASTS ).
Lynk est une société de télécommunications satellite‑direct‑vers‑téléphone mobile (Sat2Phone) qui, à l’instar de Starlink de Musk, vise à fournir une couverture de service téléphonique mobile mondiale. Lynk possède également des satellites en orbite qui agissent comme des « tours cellulaires dans l’espace » reliant les téléphones ordinaires aux satellites en orbite basse.
En mars, l’entreprise a annoncé le déploiement réussi de deux autres « tours cellulaires dans l’espace », qui ont été lancés lors d’une mission SpaceX.
Actuellement, Lynk permet à ses utilisateurs payants d’envoyer et de recevoir des SMS depuis l’espace via des téléphones mobiles ordinaires, et prévoit de lancer des services voix et haut débit mobile à l’avenir. Elle a obtenu des approbations réglementaires dans au moins 30 pays et compte plus de 40 partenaires d’opérateurs de réseaux mobiles.
En mai de cette année, Lynk a signé un contrat avec le gouvernement américain pour fournir ses services au Département de la Défense (DoD), au Département de la Sécurité intérieure (DHS) et à d’autres agences gouvernementales américaines, qui testent la technologie de Lynk depuis plusieurs années. Selon le contrat, les agences gouvernementales américaines achèteront commercialement les services sat2phone pendant les 5 prochaines années, avec la possibilité de prolonger le service de 5 années supplémentaires.
Pendant ce temps, AST SpaceMobile construit un réseau de haut débit cellulaire basé dans l’espace, accessible par les smartphones standards sans aucune modification de l’appareil. Le réseau fournit une connectivité à des vitesses 4G/5G partout sur la planète.
Elle s’est associée à plus de 40 opérateurs de réseaux mobiles, tels que Vodafone, Verizon, AT&T (T ), Telefonica et Rakuten Mobile, qui totalisent plus de 2,5 milliards d’utilisateurs. AST SpaceMobile possède également des satellites commerciaux en orbite et des contrats avec le gouvernement américain et d’autres pays.
En plus des services de Lynk et SpaceMobile, le gouvernement américain utilise également le service gouvernemental chiffré de Starlink, Starshield, dont l’équipement est fabriqué aux États‑Unis. Le Wall Street Journal l’a qualifié de:
“Une application révolutionnaire sur les champs de bataille pour piloter les essaims de drones de prochaine génération et coordonner les troupes.”
Rôle croissant de Starlink: révolutionner la connectivité au milieu de la controverse
Le système satellite avancé de Starlink gagne en popularité, révolutionnant les communications ainsi que les tactiques de champ de bataille. Starlink est effectivement devenu un outil clé sur le champ de bataille moderne, comme le montre l’Ukraine.
La semaine dernière, il a été rapporté que SpaceX a obtenu un contrat du gouvernement américain pour étendre l’accès de l’Ukraine à Starshield. Selon cela, 2 500 terminaux Starlink déjà présents dans le pays auront accès à Starshield, en plus des 500 déjà connectés, portant le total à 3 000. Starshield est un signal chiffré plus difficile à brouiller ou à pirater.
Le but du contrat est de « faciliter la connectivité Internet en Ukraine », selon une déclaration du Bureau des satellites commerciaux du Commandement des systèmes spatiaux.
Cette expansion a été réalisée sous le président Joe Biden et, en tant que telle, possède un avenir incertain, le président‑élu Donald Trump promettant de mettre fin à la guerre entre l’Ukraine et la Russie.
De plus, l’histoire de Musk avec l’Ukraine est également compliquée. En 2022, il a menacé de couper le soutien financier à Starlink, affirmant que son entreprise ne pouvait pas supporter les coûts indéfiniment et que ses terminaux n’étaient pas destinés à être utilisés dans le cadre militaire.
Plus récemment, le Ukrainian Congress Committee of America (UCCA) a pris des mesures pour empêcher la société technologique de placer près de 22 500 satellites Starlink en orbite terrestre basse, invoquant des inquiétudes concernant les « contacts d’Elon Musk avec la Russie et l’utilisation présumée de son système Starlink par les forces russes en Ukraine ».
L’organisation à but non lucratif basée aux États‑Unis, qui représente les Ukraino‑Américains, a exhorté la Federal Communications Commission (FCC) à mener un examen plus approfondi avant d’autoriser SpaceX à lancer d’autres satellites Starlink.
“Il est une nécessité de déterminer si Starlink a été utilisé pour aider un adversaire étranger. Si oui, cela ne correspond pas aux intérêts de sécurité nationale des Ukraino‑Américains ou du pays tout entier.”
– Président de l’UCCA Michael Sawkiw, Jr
En plus de voir une utilisation croissante dans l’armée, les services de Starlink sont également utilisés par Qatar Airways pour toute sa flotte. Son PDG, Badr Mohammed al‑Meer, a partagé la nouvelle dans une interview où il a noté « le projet avance… et à un rythme très rapide ». D’ici la fin du premier semestre de l’année prochaine, le transporteur national prévoit de l’installer sur jusqu’à 60 avions.
“Être connecté est très important,” a déclaré Al‑Meer, ajoutant qu’il y a « une très forte demande des personnes pour rester connectées », et que l’entreprise offrira le service Starlink gratuitement à tous les passagers.

Pendant ce temps, le gouvernement indien envisage d’assouplir les normes de sécurité des communications par satellite afin de permettre à Starlink et Amazon (AMZN ) Kuiper d’entrer sur le marché.
Les entreprises étrangères de satcom n’ont pas pu obtenir la licence de communication mobile personnelle mondiale par satellite (GMPCS) dans le pays jusqu’à présent, en raison des règles mises en place par le gouvernement, qui cherche maintenant à les assouplir.
Alors que le lancement de Starlink a été retardé dans le pays en raison de défis réglementaires, il propose déjà des services bêta dans certaines zones depuis 2020.
Ainsi, les nations du monde entier utilisent clairement les services de Starlink, mais pas la Chine. Ce pays construit en fait son propre système Starlink. Actuellement, la Chine possède 1 059 satellites en orbite, dont presque la moitié sont des satellites commerciaux.
La semaine dernière, Qianfan, ou le réseau « SpaceSail », a lancé son troisième lot de satellites. L’objectif de l’entreprise soutenue par l’État chinois est de déployer une « méga‑constellation » de milliers de satellites pour fournir un accès Internet rapide aux utilisateurs partout dans le monde.
SpaceSail prévoit également de lancer un service satellite pour concurrencer Starlink au Brésil, le PDG Jie Zheng déclarant aux journalistes qu’il est « engagé à être un partenaire à long terme » en Amérique latine.
Par ailleurs, à la fin du mois dernier, l’Autorité de régulation des communications de Namibie a émis un ordre de cessation d’activité à l’encontre de Starlink pour avoir opéré dans le pays sans la licence de télécommunications requise. Le régulateur a déjà confisqué des terminaux auprès des consommateurs et a conseillé au public de ne pas acheter l’équipement ni de s’abonner à ses services.
Évolution de Starlink: devenir un acteur révolutionnaire de l’Internet par satellite
La méga‑constellation satellite de SpaceX, qui vise à fournir un service Internet à faible coût aux zones reculées, a élargi ses services et augmenté sa base d’utilisateurs malgré les controverses et la concurrence croissante.
Il y a quelques mois seulement, elle a dépassé les 4 millions d’abonnés mondiaux après seulement quatre ans sur le marché. Starlink a lancé sa version bêta en oct. 202?, et en déc. 2022, elle avait atteint 1 million d’abonnés, chiffre qui est passé à 2 millions en sept. 2023, puis a augmenté de 1 million supplémentaire en mai.
La croissance des abonnés de Starlink, bien qu’en hausse à l’échelle mondiale, ralentit aux États‑Unis. Début août, SpaceX comptait plus de 1,4 million d’abonnés dans le pays, soit une légère augmentation par rapport à 1,3 million en déc. 2022, selon un rapport déposé auprès de la Federal Communications Commission.

Cependant, l’entreprise fait beaucoup de bruit, et après s’être initialement adressée aux utilisateurs résidentiels, elle s’est désormais tournée vers les grands clients. Cette croissance rapide de la clientèle a permis à l’entreprise de générer d’énormes revenus, que son PDG Musk estime à 6,6 milliards de dollars cette année, contre 1,4 milliard il y a deux ans.
Un rapport approfondi de Quilty Space sur Starlink a révélé que l’entreprise est enfin sur la trajectoire pour offrir des rendements effectifs sur le capital investi, affichant sa première année de flux de trésorerie disponible positif. Il prévoit également que l’entreprise atteindra 3,8 milliards de dollars d’EBITDA cette année.
Le rapport indiquait:
“En ciblant d’abord les consommateurs, principalement via un modèle de vente directe au consommateur, Starlink a pu se développer à un rythme sans précédent pour un opérateur satellite. Starlink évolue maintenant et élargit sa stratégie pour les marchés d’entreprise, de mobilité et gouvernementaux.”
Le succès de Starlink, ainsi que la prouesse technologique du Starship, le véhicule de lancement super lourd entièrement réutilisable, a fait grimper la valorisation de SpaceX de seulement 210 milliards de dollars plus tôt cette année à environ 350 milliards, selon un récent rapport Bloomberg. Cela fait de SpaceX l’une des entreprises privées les plus précieuses au monde.
Le succès de Starlink n’a pas été exempt de critiques, les astronomes soulevant des inquiétudes concernant le rayonnement électromagnétique non intentionnel de ses satellites, qui interfère avec leurs observations. SpaceX a depuis pris des mesures pour réduire la luminosité visible de ses satellites.
L’entreprise a également noté plus tôt cette année que lors du développement d’un réseau satellite, plusieurs défis réglementaires et techniques, comme la transmission de signaux radio suffisamment puissants, ont émergé et doivent être résolus.
Malgré tous ces défis, Starlink continue de croître rapidement, et son avenir s’annonce prometteur. Actuellement, l’entreprise se concentre sur l’augmentation substantielle de sa flotte de satellites afin de fournir un Internet rapide et fiable aux zones reculées. Des capacités accrues aideront à élargir à la fois sa base d’abonnés et ses revenus, ce qui à son tour soutiendra le plan de Musk pour Mars.
Le mois dernier, SpaceX a proposé une constellation de satellites autour de Mars, appelée « Marslink », capable de fournir plus de 4 Mbps de bande passante entre la Terre et Mars.
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Conclusion
Musk, l’homme le plus riche du monde, est connu pour ses projets innovants, dont Tesla (TSLA ), qui conçoit, fabrique et vend des véhicules électriques, des dispositifs de stockage d’énergie et des panneaux solaires ; X (anciennement Twitter), qu’il a acheté pour 43 milliards de dollars et qu’il veut transformer en « application tout‑en‑un », et Neuralink ; une société de neurotechnologie évaluée à environ 5 milliards de dollars l’an dernier et qui développe une technologie d’interface cerveau‑ordinateur (BCI). Il y a aussi xAI, dont l’objectif est de faire progresser l’intelligence artificielle (IA), et The Boring Company, qui veut résoudre le problème du trafic et transformer les villes.
Ainsi, Musk porte clairement une vision futuriste, et SpaceX, dont Starlink est une partie clé, est une autre entreprise de premier plan qui rend possible l’accès à la connectivité partout dans le monde grâce aux avancées technologiques et à l’expansion continue. Avec Starlink, Musk vise à transformer complètement les télécommunications non seulement sur Terre mais au‑delà, et avec le dernier lancement des derniers satellites Starlink, cela devient rapidement une réalité !
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