Investir 101

Qu’est-ce qu’un compte d’épargne libre d’impôt (TFSA) au Canada ?

mm
Ajouter Securities.io à vos sources préférées sur Google
Divulgation : Securities.io peut recevoir une compensation via les liens vers les produits évalués. Cela n’influence pas nos évaluations éditoriales. Nous ne sommes pas un conseiller en placement inscrit ; ceci ne constitue pas un conseil en placement. Consultez notre politique d’affiliation.

La sécurité financière à la retraite commence souvent par une épargne et des placements constitués tôt. Le compte d’épargne libre d’impôt (CELI), appelé Tax-Free Savings Account (TFSA) en anglais, offre aux personnes admissibles une solution souple assortie d’avantages fiscaux au Canada. Comme le régime enregistré d’épargne-retraite (REER), il s’agit d’un dispositif enregistré, mais son traitement fiscal et ses possibilités de retrait diffèrent.

Comprendre le CELI

Le CELI a été instauré au Canada en 2009 pour encourager l’épargne. Les cotisations ne sont pas déductibles, contrairement aux cotisations admissibles à un REER. Les intérêts, dividendes et gains en capital dans le compte, ainsi que les retraits habituels, sont généralement exonérés de l’impôt canadien sur le revenu. Des exceptions concernent notamment les placements non permis et les activités commerciales exercées dans le compte.

Cela peut avantager les personnes qui prévoient un taux d’imposition identique ou supérieur à l’avenir. Les retraits habituels ne constituent pas un revenu imposable, ce qui permet d’utiliser l’épargne avant la retraite. Il faut toutefois respecter les conditions des placements, les frais éventuels et les règles de nouvelle cotisation.

Traitement fiscal

Le CELI encourage l’épargne et l’investissement grâce à des avantages fiscaux. Voici les principaux éléments :

Croissance à l’abri de l’impôt : Les intérêts, dividendes et gains en capital sont généralement exonérés au Canada lorsque les règles du CELI sont respectées. Le résultat net peut ainsi être meilleur que dans un compte imposable, selon les rendements et les frais. Une retenue fiscale étrangère peut néanmoins s’appliquer.

Retraits non imposables : Contrairement aux retraits d’un REER, les retraits habituels d’un CELI ne constituent pas un revenu imposable. Les fonds peuvent servir à différents objectifs, notamment des urgences ou des besoins à court terme, sous réserve des conditions des placements.

Aucune déduction des cotisations : Les cotisations proviennent de fonds après impôt et ne sont pas déductibles. Les cotisations admissibles à un REER peuvent être déduites dans la limite des droits disponibles; la déduction peut aussi être reportée à une année ultérieure.

Report des droits inutilisés : Les droits de cotisation au CELI non utilisés sont reportés sans limite de durée. Ils s’appliquent à l’ensemble des CELI d’une même personne.

Prestations fondées sur le revenu : Les revenus et retraits du CELI n’affectent pas les prestations fédérales et crédits fondés sur le revenu, comme la Sécurité de la vieillesse (SV) ou le Supplément de revenu garanti (SRG). Cela peut bénéficier aux retraités et aux personnes à revenu plus faible.

Aucun crédit pour impôt étranger : Les placements étrangers peuvent subir une retenue d’impôt. L’impôt étranger sur un revenu réalisé dans le CELI ne peut pas être demandé comme crédit d’impôt étranger au Canada.

Pertes non déductibles : Une perte sur des titres détenus dans le CELI ne peut pas être imputée à des gains en capital hors du compte. Une perte de placement ne crée pas non plus de nouveaux droits de cotisation.

Planification successorale : L’époux ou le conjoint de fait peut, sous conditions, devenir titulaire remplaçant ou verser une cotisation exclue dans son propre CELI sans utiliser ses droits ordinaires. Ce n’est pas automatique : les désignations, délais et éventuelles déclarations comptent. Les revenus après le décès peuvent recevoir un traitement différent.

Impôt sur les cotisations excédentaires : En règle générale, un impôt de 1% par mois porte sur l’excédent le plus élevé du mois. Il continue tant qu’un excédent existe et peut inclure le mois de son retrait.

Ces avantages peuvent rendre le CELI utile pour des objectifs d’épargne à court ou à long terme, selon les circonstances personnelles.

Limites de cotisation

Le plafond annuel du CELI ne dépend pas du revenu. Le gouvernement fixe le montant et l’Agence du revenu du Canada (ARC) applique les règles. Il était de 6 000 dollars canadiens par an en 2019–2022 et de 6 500 dollars canadiens en 2023, et non de 6 000 jusqu’en 2023 inclus. Les droits personnels dépendent notamment de l’âge, de la résidence fiscale canadienne et des cotisations et retraits antérieurs. Leur accumulation commence au plus tôt à 18 ans et jamais avant 2009.

Les droits inutilisés sont reportés sans limite de durée. Les retraits ne sont réintégrés aux droits que le 1er janvier de l’année civile suivante. Une nouvelle cotisation la même année nécessite donc des droits déjà disponibles pour éviter un excédent. Les cotisations de non-résidents peuvent faire l’objet d’un impôt distinct.

Épargner et investir dans le compte

Le CELI est une enveloppe fiscale, pas un placement en soi. L’argent peut être conservé sous forme d’épargne ou investi dans des produits autorisés. Une cotisation seule ne garantit aucune croissance. Les possibilités comprennent notamment :

  • Liquidités
  • Actions
  • Titres à revenu fixe
  • Fonds communs de placement
  • Fonds négociés en bourse (FNB)
  • Fiducies de placement immobilier (FPI)

Les placements autorisés permettent de constituer un portefeuille diversifié adapté aux objectifs et à la tolérance au risque. L’exonération peut améliorer le résultat net, mais n’élimine ni les risques ni les frais. Tous les produits des catégories citées ne sont pas automatiquement admissibles.

Un conseiller financier peut aider à évaluer les placements et stratégies selon les règles du CELI et la situation personnelle.

À qui le CELI peut-il être utile ?

La souplesse du CELI peut être utile à différentes catégories d’épargnants au Canada :

Épargnants à court et à long terme :  Le CELI peut servir un objectif proche ou la retraite, avec une croissance et des retraits généralement non imposables. Les placements doivent correspondre à la date à laquelle les fonds seront nécessaires.

Personnes à revenu faible ou moyen :  La déduction REER peut avoir moins de valeur avec un faible taux d’imposition. Le CELI peut donc être intéressant, mais les taux futurs et les prestations fondées sur le revenu influencent aussi la comparaison.

Investisseurs recherchant de la souplesse :  Comme le REER, le CELI permet de détenir des actions, obligations, fonds communs et FNB admissibles pour adapter le portefeuille aux objectifs et au risque.

Différentes tolérances au risque :  Des stratégies prudentes, modérées ou offensives sont possibles parmi les placements autorisés. L’enveloppe fiscale ne rend pas les placements eux-mêmes plus sûrs.

Vue d’ensemble

Le CELI peut être une manière souple et fiscalement avantageuse d’épargner pour divers objectifs. La croissance et les retraits généralement non imposables sont des atouts, mais la pertinence dépend de la situation personnelle.

Avantages :

  • Croissance et retraits libres d’impôt
  • Aucun âge maximal pour cotiser; l’âge minimal est de 18 ans et les autres conditions restent applicables
  • Aucune conversion obligatoire en produit de versement de revenu à un âge donné
  • Large éventail de choix d’investissement

Inconvénients :

  • Pas de déduction fiscale sur les cotisations
  • Droits de cotisation annuels limités

Les nouveaux épargnants peuvent comparer les services et frais des institutions financières et courtiers en ligne, par exemple Questrade, un courtier en ligne canadien.

Des informations complémentaires sur le CELI, les placements et la comparaison avec le REER sont proposées sur Securities.io.

Daniel est un ardent défenseur du potentiel de la blockchain pour perturber la finance traditionnelle. Il a une passion profonde pour la technologie et explore toujours les dernières innovations et gadgets.