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Récolter maintenant, déchiffrer plus tard : la menace quantique expliquée

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La stratégie de piratage « Harvest Now, Decrypt Later » repose sur la conviction que le monde n’est qu’à quelques années d’un ordinateur quantique abordable. Ces ordinateurs sont des milliers de fois plus puissants que les solutions traditionnelles. En conséquence, ils seront capables de démanteler une grande partie des meilleures méthodes de chiffrement actuelles. Voici ce que vous devez savoir.

Résumé: Harvest Now, Decrypt Later (HNDL) est une stratégie où les attaquants collectent des données chiffrées aujourd’hui et les conservent jusqu’à ce que les futurs ordinateurs quantiques puissent les déchiffrer. Bien que les ordinateurs quantiques cryptographiquement pertinents ne soient pas encore opérationnels, le risque incite déjà les gouvernements, les institutions financières et les réseaux blockchain à migrer vers les normes de cryptographie post‑quantique (PQC) pour protéger les données à long terme.

Les ordinateurs quantiques excellent dans des tâches spécifiques

Les ordinateurs quantiques sont déjà là, et dans certains cas, ils sont plus puissants que les meilleurs superordinateurs du monde. Plus précisément, ils ne sont efficaces que pour certaines tâches parce qu’ils peuvent exécuter des algorithmes à grande échelle en parallèle. Par exemple, les ordinateurs quantiques peuvent réaliser des tâches d’optimisation en quelques minutes alors que le meilleur superordinateur mettrait des jours à les accomplir.
Des tâches telles que l’échantillonnage de circuits aléatoires prendraient Frontier, un superordinateur de pointe, plus de 47 ans pour les terminer. La même tâche a été réalisée par un système quantique en 6 secondes – un exploit réalisé en 2019, lorsque le processeur Sycamore de Google a accompli un échantillonnage de circuits aléatoires en quelques secondes, ce que Google estimait nécessiterait beaucoup plus de temps aux superordinateurs classiques. Cependant, ce benchmark a fait l’objet de débats, et les améliorations des algorithmes classiques ont réduit l’écart.

Récolter maintenant, déchiffrer plus tard (HNDL)

À mesure que les ordinateurs quantiques deviennent plus stables et abordables, ils apportent un certain nombre d’avantages, mais aussi plusieurs risques pour les infrastructures et les mesures de sécurité actuelles. La méthode « Hack Now Decrypt Later » se produit lorsque des attaquants obtiennent des copies de données chiffrées pour les déchiffrer à une date ultérieure.

L’idée du HNDL a commencé à gagner en popularité au début des années 2010, alors que les cryptomonnaies et d’autres protocoles avancés prenaient leur envol. Ces systèmes utilisaient des méthodes de chiffrement avancées reposant sur de longues équations mathématiques nécessitant d’énormes quantités de temps pour être brisées avec la technologie actuelle.

Cependant, les hackers HNDL ne cherchent pas à casser le chiffrement aujourd’hui. Leur objectif est de stocker les données jusqu’à ce qu’un ordinateur quantique soit largement disponible. Cette stratégie permettrait aux hackers d’exploiter des protocoles clés comme l’algorithme de Shor pour démanteler des stratégies de chiffrement majeures telles que l’ECC (cryptographie à courbe elliptique) et le chiffrement RSA.

Algorithme de Shor

Méthode de chiffrement Utilisé dans Vulnérable aux ordinateurs quantiques ? Type de remplacement
RSA TLS, Banking Oui (algorithme de Shor) Basé sur les réseaux (ML‑KEM)
ECC (ECDSA) Bitcoin, Ethereum Oui Signatures basées sur le hachage
AES-256 Data-at-rest encryption Partiellement (l’algorithme de Grover réduit la force) Clés symétriques plus longues

Au cœur de cette capacité se trouve une équation appelée algorithme de Shor. L’algorithme de Shor a été inventé par Peter Shor en 1994 comme moyen de factoriser de grands entiers sur des systèmes quantiques. Cette capacité permet au système de vaincre les méthodes de chiffrement traditionnelles qui prendraient des décennies à un système classique, rendant des méthodes comme le chiffrement RSA obsolètes.

Edward Snowden

La première révélation de cette stratégie de piratage a émergé en 2013 lorsque Edward Snowden a fui les États‑Unis, craignant pour sa sécurité après avoir exposé l’ampleur de l’espionnage civil de la NSA. Dans ses révélations, il documente comment l’organisation volait régulièrement des données chiffrées dans le but explicite d’utiliser les technologies futures pour briser le chiffrement.

Source - Freedom of the Press

Source – Freedom of the Press


David Hamilton est un journaliste à plein temps et un bitcoiniste de longue date. Il se spécialise dans la rédaction d'articles sur la blockchain. Ses articles ont été publiés dans plusieurs publications bitcoin, notamment Bitcoinlightning.com