Transport
Les EVs peuvent aider plus que la Terre – ils peuvent sauver des vies

Malgré un ralentissement récent des ventes, il est indéniable à ce stade que les véhicules électriques représentent l’avenir du transport. Que’ils soient alimentés par des batteries ou par l’hydrogène, les EVs sont clairement en voie de remplacer le moteur à combustion interne (ICE) avec le temps. Les raisons qui soutiennent ces efforts sont variées et reposent généralement sur l’idée de sauver la planète du changement climatique irréversible. Fait intéressant, de nouvelles études montrent que ce n’est pas seulement la Terre qui bénéficiera de cette transition inévitable, mais aussi les vies humaines.
L’étude
L’étude susmentionnée visait à évaluer l’effet potentiel d’une élimination rapide des combustibles fossiles sur les humains. Elle a été publiée dans le British Medical Journal (BMJ), après avoir été réalisée par des chercheurs des universités suivantes.
- Institut Max Planck de Chimie (Allemagne)
- London School of Hygiene & Tropical Medicine (Royaume‑Uni)
- Université de Washington (États‑Unis)
- Institut de santé mondiale de Barcelone (Espagne)
- Centre médical universitaire de Mayence (Allemagne)
L’étendue des entités participantes à l’étude montre qu’il ne s’agit pas d’un problème isolé, mais d’une question pertinente à l’échelle mondiale.
En fin de compte, la pollution de l’air reste un défi majeur de santé publique, les études antérieures offrant des estimations variables de son impact mortalité. En utilisant des modèles atmosphériques mis à jour et des données récentes de particules fines provenant de satellites, les chercheurs de cette dernière étude estiment qu’environ 5 millions de décès excédentaires dans le monde chaque année peuvent être attribués à la pollution de l’air provenant des combustibles fossiles.
Les résultats
Un examen plus approfondi des décès attribués à la pollution des combustibles fossiles révèle diverses affections récurrentes allant des infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux, affections respiratoires telles que la bronchopneumopathie chronique obstructive, et bien d’autres.
L’article indique que l’équipe a pu obtenir ces informations grâce au développement d’une « …méthode de modélisation atmosphérique globale, contrainte par les données, pour calculer les polluants atmosphériques gazeux et particulaires et les attribuer aux catégories sources ». À partir de là, il a constaté que, principalement en raison du PM 2,5 (particules fines de moins de 2,5 microns, particulièrement nocives car elles peuvent contourner les mécanismes de filtration naturels du corps), 82 % des décès liés à la pollution de l’air pouvaient être directement attribués aux combustibles fossiles. Les effets de son élimination sont illustrés dans le tableau suivant.

Source: www.bmj.com/content/383/bmj-2023-077784
L’équipe a reconnu qu’il existait des limites à l’étude, indiquant, entre autres, qu’elle dépendait des études de « cohortes épidémiologiques ». Ainsi, certaines régions du monde étaient « sous‑représentées » (par ex. l’Afrique du Sud).
En dépit des données limitées dans certaines régions, il semble que les conclusions de l’étude soient claires – des vies sont perdues inutilement chaque année à cause de l’utilisation des combustibles fossiles.
‘Diesel Gate’
Les implications de cette étude sont vastes, notamment à la lumière d’événements comme le scandale « Dieselgate », où certains constructeurs automobiles ont été découverts en train de truquer les tests d’émissions. De tels incidents ont attiré l’attention du public sur le problème plus large de la pollution de l’air et de ses sources, renforçant la nécessité d’agir rapidement en faveur d’alternatives énergétiques plus propres.
Le scandale « Dieselgate » a été une controverse majeure de l’industrie automobile qui a éclaté en septembre 2015 lorsque l’Environmental Protection Agency (EPA) des États‑Unis a révélé que Volkswagen utilisait un logiciel dans ses véhicules diesel pour manipuler les tests d’émissions. Ce logiciel, appelé « dispositif de contournement », permettait aux véhicules de respecter les normes d’émissions lors des tests réglementaires, tout en émettant jusqu’à 40 fois plus d’oxydes d’azote (NOx) en conditions de conduite normales. Cette tromperie a non seulement violé les lois environnementales, mais aussi induit les consommateurs en erreur quant à l’impact environnemental des véhicules. Le scandale s’est rapidement étendu au-delà de Volkswagen, avec des allégations impliquant d’autres constructeurs tels qu’Audi, filiale de Volkswagen, et Porsche.
Une étude du Massachusetts Institute of Technology a estimé que les émissions excédentaires de 11 millions de véhicules concernés dans le monde pourraient contribuer à environ 1 200 décès prématurés en Europe uniquement. Ce chiffre était basé sur l’impact des émissions excédentaires sur la qualité de l’air et les effets subséquents sur la santé, en particulier les maladies respiratoires et cardiovasculaires.
Le Dieselgate a eu des conséquences considérables, entraînant d’importants rappels, des actions en justice et une réévaluation mondiale des émissions des véhicules diesel et de leur réglementation. Un point positif de ce fiasco a été l’augmentation de l’intérêt pour des alternatives et pratiques plus durables – un virage qui a sans aucun doute alimenté la croissance récente de l’industrie des VE et les réglementations gouvernementales associées. Malheureusement, l’étude récemment publiée dans le BMJ montre qu’il reste encore une montagne à gravir sur la voie de la durabilité.
Acteurs de l’industrie
*Les chiffres fournis ci‑dessous étaient exacts au moment de la rédaction et sont susceptibles de changer. Tout investisseur potentiel doit vérifier les métriques*
Cotées en bourse
1. Tesla, Inc.
TSLA Graphique du prix
TSLA Graphique du prix
| Capitalisation boursière | Ratio P/E | Bénéfice par action (BPA) |
| 750,209,553,669 | 75.6 | $3.11 |
En tant que pionnier du marché des véhicules électriques (VE), Tesla (TSLA ) représente une opportunité d’investissement attrayante. Fondée en 2003, elle a établi une position dominante dans le secteur des VE avec ses modèles innovants tels que la Model S, 3, X, Y et le Cybertruck. L’engagement de Tesla s’étend au-delà des véhicules, incluant le stockage de batteries et la technologie solaire, diversifiant ainsi son portefeuille. La capacité de l’entreprise à rester constamment à la pointe de la technologie VE, à étendre sa présence mondiale et à maintenir une marque forte en fait un investissement potentiellement lucratif, notamment pour ceux qui souhaitent profiter de la tendance croissante vers l’énergie durable.
2. Rivian Automotive, Inc.
RIVN Graphique du prix
RIVN Graphique du prix
| Capitalisation boursière | P/E prévisionnel 1 an | Bénéfice par action (BPA) |
| 16,965,967,142 | -3.04 | $-6.03 |
Rivian se démarque comme un investissement attrayant dans le domaine des véhicules électriques, notamment grâce à son focus sur les camions et SUV électriques, un segment relativement inexploité du marché des VE. Fondée en 2009, Rivian a attiré l’attention avec le pickup R1T et le SUV R1S, qui allient respect de l’environnement, aventure et capacités tout‑terrain.
3. Polestar
PSNY Graphique du prix
PSNY Graphique du prix
| Capitalisation boursière | P/E prévisionnel 1 an | Bénéfice par action (BPA) |
| 4,684,071,240 | -5.82 | N/D |
Investir dans Polestar offre une opportunité unique dans le secteur des véhicules électriques, combinant l’attrait de la haute performance et du luxe avec la durabilité environnementale. Depuis sa création en 2017 en tant que marque indépendante, Polestar s’est concentrée exclusivement sur les véhicules électriques, tels que le Polestar 1 hybride et le Polestar 2 entièrement électrique. Son engagement à minimiser l’impact environnemental, associé à un design et une technologie scandinaves avancés, place Polestar comme un concurrent solide sur le marché des VE de luxe.
Financement participatif en actions
Aptera Motors
Bien qu’elle ne soit pas cotée en bourse, Aptera Motors (SEV ) est apparue comme une perspective d’investissement intrigante dans l’industrie des véhicules électriques – notamment grâce à son focus unique sur les véhicules électriques solaires ultra‑efficaces (SEV). L’entreprise, relancée en 2019, se distingue avec l’Aptera SEV, un véhicule à trois roues et aérodynamique offrant une autonomie impressionnante et une consommation d’énergie minimale. Son intégration solaire permet des capacités d’auto‑charge, réduisant la dépendance aux stations de recharge.
Olympian Motors
Réflexions finales
Dans l’ensemble, l’équipe de recherche a souligné l’urgence de passer aux sources d’énergie renouvelables. Elle a déclaré que,
“Une proportion majeure [de la pollution de l’air] est potentiellement évitable, causée par les émissions anthropiques, dont 82 % à l’échelle mondiale sont attribuables à l’utilisation de combustibles fossiles dans l’industrie, la production d’énergie et le transport. Étant donné l’objectif de l’Accord de Paris sur le climat d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, le remplacement des combustibles fossiles par des sources d’énergie propres et renouvelables aurait d’énormes bénéfices conjoints pour la santé publique et le climat”
Des événements passés comme le diesel‑gate ont peut‑être été nécessaires pour pousser le secteur des transports dans la bonne direction, et les conclusions de telles études devraient, espérons‑le, poursuivre cette tendance vers la durabilité. Bien que les VE ne soient en aucun cas parfaits, l’industrie doit améliorer le recyclage et réduire la toxicité des compositions de batteries, ils restent l’une des meilleures solutions pour lutter contre les effets des combustibles fossiles. Si nous attendions une solution parfaite, nous n’avancerions jamais. Les VE offrent suffisamment d’avantages pour justifier leur adoption, avec pour objectif d’éliminer leurs principaux défauts au fil du temps.












