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Cosmos (ATOM) et Algorand (ALGO) : différences de fonctionnement et usages

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Cosmos (ATOM) et Algorand (ALGO) proposent deux approches du développement des blockchains. Cosmos met l’accent sur la création et l’interconnexion de chaînes indépendantes, tandis qu’Algorand fournit une infrastructure de couche 1 pour les transactions, les actifs et les applications. Cette comparaison, fondée sur leur présentation en 2022, aide à comprendre leurs usages et leurs limites. Les qualités techniques d’un réseau ne garantissent pas le rendement de son jeton.

Qu’est-ce que Cosmos ?

La vision de Cosmos consiste à relier des blockchains indépendantes. Tendermint BFT fait partie des technologies qui permettent de construire ces chaînes en séparant les applications du mécanisme de consensus. Le projet parle d’un «  Internet des blockchains  ». Le consensus au sein d’une chaîne et la communication entre plusieurs chaînes restent toutefois deux fonctions distinctes.

La vision de Cosmos a été exposée dans un livre blanc de 2016 par Jae Kwon et Ethan Buchman. Zarko Milosevic a également participé aux travaux sur Tendermint. En avril 2017, la levée de fonds a atteint environ 17 millions de dollars en une trentaine de minutes. Le réseau principal du Cosmos Hub a démarré en 2019 : 2017 est l’année du financement, pas le point de départ de tous les travaux techniques.

Source : Twitter @cosmos

Qu’est-ce qu’Algorand ?

Algorand est une blockchain de couche 1 issue du projet lancé en 2017 par Silvio Micali, informaticien lauréat du prix Turing. Son réseau principal est entré en service en 2019. Il faut donc distinguer la création du projet de la mise en ligne du réseau.

Algorand fournit des outils pour émettre des actifs et développer des applications décentralisées, ou DApp. Les Algorand Standard Assets (ASA) permettent notamment de créer des jetons de base sans écrire un contrat intelligent spécifique de toutes pièces. Cela ne signifie pas que toute application complexe puisse être développée sans code. Les chercheurs, entreprises et utilisateurs doivent adapter leur conception à leurs besoins.

Quels problèmes Cosmos cherche-t-il à résoudre ?

Cosmos fournit aux développeurs un ensemble d’outils, dont le Cosmos SDK, pour créer des chaînes et des applications adaptées à des usages particuliers. La réutilisation de modules communs leur permet de consacrer davantage de travail aux fonctions propres à leur projet, sans tout regrouper dans une blockchain unique.

L’interopérabilité est un autre enjeu. Des chaînes isolées peuvent fragmenter les actifs, les informations et la liquidité. Le protocole IBC permet aux chaînes compatibles d’échanger des messages vérifiables. Une connexion ne résout cependant pas automatiquement tous les problèmes de liquidité, de congestion ou d’efficacité.

Les développeurs peuvent combiner des chaînes spécialisées avec d’autres plateformes et réutiliser des infrastructures existantes. La sécurité dépend aussi des chaînes concernées, des connexions et de la conception des applications. Cette approche facilite l’intégration, sans garantir à elle seule la sûreté de tous les échanges.

Quels problèmes Algorand cherche-t-il à résoudre ?

Algorand vise à simplifier l’utilisation de la blockchain et la représentation d’actifs sous forme de jetons. Des fonctions standard comme les ASA réduisent certaines étapes techniques. Elles ne dispensent pas de comprendre les droits de gestion, les paramètres et la conservation des actifs.

Le réseau aborde également les questions de congestion et de concentration de la participation avec son mécanisme Pure Proof of Stake. La sélection repose sur les ALGO engagés dans le consensus, contrairement à la compétition de calcul du proof of work. L’absence de cette course au matériel limite les besoins énergétiques, mais le PoS ne garantit pas à lui seul une décentralisation parfaite, une démocratie ou une capacité illimitée.

Comment fonctionne Cosmos ?

Cosmos est un écosystème de chaînes indépendantes. ATOM sert principalement aux frais, au staking et à la gouvernance du Cosmos Hub et peut être transféré. Il n’est pas obligatoire pour tous les contrats intelligents ou toutes les chaînes de l’écosystème, qui peuvent avoir leurs propres jetons.

Avec les outils ouverts de Cosmos, les développeurs peuvent créer des chaînes, souvent appelées zones, disposant de leurs applications, jetons et règles de gouvernance ou de consensus. Le Hub ne surveille ni ne garantit automatiquement l’intégralité de l’état et de la sécurité de chaque zone.

Le rôle du Cosmos Hub et d’IBC

Le Cosmos Hub est une chaîne de l’écosystème et peut se connecter à d’autres réseaux. Toutes les zones ne sont pas obligées de passer par lui : des chaînes compatibles IBC peuvent vérifier leurs états respectifs et transmettre des messages par des relais. Tendermint BFT constituait une base de consensus à l’époque, associée aux couches applicative et réseau. Le consensus interne ne doit pas être confondu avec la communication entre chaînes.

Comment fonctionne Algorand ?

Algorand traite des transactions, des émissions d’actifs et des contrats intelligents sur une couche 1, notamment pour des usages financiers. Les modalités de participation et de rémunération liées au PoS varient selon la période et le service. Détenir de l’ALGO ne garantit pas un revenu fixe.

Cosmos (ATOM) vs Algorand (ALGO)

Source : Twitter @Algorand

ALGO est le jeton natif du réseau. Le plafond de dix milliards d’ALGO a été créé à l’origine de la chaîne ; la mise en circulation varie ensuite avec la distribution des avoirs. Il ne s’agit pas d’une émission future de dix milliards de jetons supplémentaires. Algofi était, pour sa part, un protocole DeFi distinct fonctionnant sur Algorand, pas le nom du stablecoin du réseau. Son AlgoStable (STBL) était un jeton séparé utilisant des garanties pour viser la stabilité, sans pouvoir garantir le maintien de sa valeur.

Algofi, un exemple historique de DeFi

Algofi proposait des dépôts et des emprunts de cryptoactifs via des pools sur Algorand. Les utilisateurs pouvaient fournir des actifs ou emprunter contre des garanties. Ce service applicatif n’était pas une fonction indispensable du réseau et est présenté ici comme un exemple de l’époque. Les taux variaient et les risques comprenaient les contrats intelligents, les liquidations et la liquidité. Ni des versements systématiquement plus rapides que ceux des services centralisés ni un bénéfice certain n’étaient garantis.

Où acheter Cosmos (ATOM) et Algorand (ALGO) ?

Les plateformes ci-dessous constituent des exemples de points d’accès. Les actifs, produits et conditions disponibles dépendent du pays de résidence ; cette liste n’implique pas un accès identique partout.

Uphold propose plusieurs cryptoactifs et fait partie des options pour les résidents des États-Unis. L’ouverture de nouveaux comptes est restreinte en Allemagne et aux Pays-Bas. Des restrictions par produit peuvent aussi concerner les clients existants ; tous les utilisateurs ne relèvent pas des mêmes conditions.

Avertissement sur les risques d’Uphold: Des conditions s’appliquent. Les cryptoactifs sont très volatils. Votre capital est exposé au risque. N’investissez que si vous êtes prêt à perdre la totalité de la somme investie. Il s’agit d’un investissement à haut risque et vous ne devez pas vous attendre à bénéficier d’une protection en cas de problème.

Kraken  est une plateforme fondée en 2011. Les chiffres de plus de neuf millions d’utilisateurs et de plus de 207 milliards de dollars de volume trimestriel proviennent de la présentation antérieure du service ; ils ne constituent pas des mesures actuelles vérifiées ici.

La mention de plus de 190 pays est également un chiffre historique de cette présentation. Kraken dessert notamment l’Australie, le Canada et des pays européens, avec des conditions variables selon les produits et les territoires. La plateforme compte aussi des clients résidant aux États-Unis (sa documentation américaine actuelle exclut New York et le Maine). Les services disponibles restent soumis aux conditions régionales.

Cosmos et Algorand : deux voies vers l’expansion

Cosmos privilégie la construction et la connexion de chaînes indépendantes ; Algorand met l’accent sur le traitement et les actifs au sein d’une couche 1. Les deux peuvent coexister, tout en se recoupant sur certains usages. Pour comparer leurs réponses à la congestion et à la montée en charge, il faut aussi tenir compte des objectifs et des hypothèses de sécurité. Aucune de ces architectures ne garantit une hausse du prix des jetons.

Pour approfondir, consultez nos guides Investir dans Cosmos et Investir dans Algorand.

David Hamilton est un journaliste à plein temps et un bitcoiniste de longue date. Il se spécialise dans la rédaction d'articles sur la blockchain. Ses articles ont été publiés dans plusieurs publications bitcoin, notamment Bitcoinlightning.com