Actifs numériques
Pourquoi les grandes banques du Canada se tournent à nouveau vers la blockchain
This month saw several major Canadian banking institutions announce initiatives or updates to their current blockchain projects, signalling further institutional adoption and support. These projects range from launching exchanges, all the way to the introduction of experimental pilot programs. Here’s what you need to know.
Les 6 grandes banques du Canada et leur influence sur l’adoption de la blockchain
Le secteur bancaire canadien diffère des États‑Unis à bien des égards. Tout d’abord, il n’y a que quelques institutions bancaires majeures opérant dans le pays. Ce groupe est connu sous le nom de « Big 6 ». Plus précisément, ces banques comprennent la Royal Bank of Canada (RBC), la Bank of Nova Scotia (Scotiabank), la National Bank of Canada, la Canadian Imperial Bank of Commerce (CIBC), la Toronto-Dominion Bank (TD) et la Bank of Montreal (BMO). Ces organisations contrôlent plus de 90 % des services et des actifs bancaires du pays.

Source – Hamilton ETF
Cette concentration reflète le nombre nettement plus faible de banques dans le pays. Le Canada compte environ 88 banques contre plus de 4500 aux États‑Unis. Cette structure joue en sa faveur dans certains cas, car elle permet aux banques canadiennes de consolider leurs efforts, favorisant un consensus plus large sur des enjeux clés tels que les initiatives blockchain.
Comment le Canada a perdu son avantage en matière de blockchain
Il n’y a pas si longtemps, le Canada était considéré comme un leader innovant du secteur blockchain. Le pays a devancé son voisin sur plusieurs fronts, notamment l’intégration et les approbations. Ce scénario a permis au pays de connaître un afflux de plateformes blockchain et d’innovateurs entre 2018 et 2022.
Le Canada a été l’un des premiers à approuver les ETF au comptant BTC (BTC ) et ETH (ETH ) en 2021. Avec discernement, le Toronto Stock Exchange et le Cboe Canada ont soutenu ces initiatives, offrant aux citoyens une manière réglementée d’accéder à plusieurs marchés de cryptomonnaies de premier plan.
Il est temps pour le Canada de reconquérir sa position dans le secteur de la blockchain
Malheureusement, le Canada a connu un ralentissement important de son secteur blockchain en raison de plusieurs facteurs, notamment les préoccupations réglementaires et un changement de priorité des Big 6. Ainsi, le pays qui était autrefois une force pionnière sur le marché commence désormais à prendre du retard par rapport à d’autres nations comme les États‑Unis en termes d’accès et d’offres.
Conscients de la nécessité de rester compétitifs dans ce secteur vital, les banques canadiennes, les régulateurs et les experts financiers ont recentré leurs efforts sur l’intégration. Voici un aperçu des principales banques du pays, des programmes blockchain qu’elles développent, et de ce que cela pourrait signifier pour l’investisseur crypto moyen au Canada.
La plateforme Samara : le projet pilote de bond tokenisé du Canada
La plateforme Samara est un programme pilote lancé par un collectif de plusieurs banques du pays. Plus précisément, la Banque du Canada, le groupe TD Bank, la Royal Bank of Canada et Export Development Canada se sont associés pour faire de ce projet pilote de bond tokenisé un succès.
Le programme visait à comprendre les véritables capacités des actifs basés sur la blockchain. Curieusement, il a utilisé une technologie DLT sur mesure basée sur Hyperledger Fabric pour suivre les tâches clés du cycle de vie du bond, notamment l’émission, les paiements de coupons, les enchères, le rachat et le trading sur le marché secondaire.
Règlement direct
Cette structure technique a permis au bond d’être réglé directement sur la DLT, économisant ainsi de l’argent et du temps par rapport aux méthodes traditionnelles. De plus, le protocole a exploité un jeton spécialement conçu appelé monnaie numérique de banque centrale de gros (wCBDC).
Ce jeton comporte des contrats intelligents intégrés qui regroupent les exigences de transfert et de propriété devant être respectées avant toute vente. Ces contrats intelligents réduisent également les risques de contrepartie, les retards et les frais en exploitant des protocoles blockchain tels que les échanges atomiques afin d’assurer une transparence, une traçabilité et une sécurité totales.
Gestion du cycle de vie
Samara a permis aux banques de surveiller en temps réel le cycle de vie de leurs obligations et d’économiser sur les coûts de compensation et de suivi. Le projet comprenait l’émission de 100 M$CA d’obligations de trois mois. Il convient de noter que ces obligations n’ont été proposées qu’à des investisseurs sélectionnés.
L’objectif était d’obtenir de nouvelles perspectives sur les applications pratiques de la DLT. Cela a également aidé l’organisation à comprendre les nombreux défis et avantages liés à la tokenisation. Enfin, cela a offert un aperçu de la manière dont les secteurs public et bancaire peuvent collaborer pour intégrer ces actifs avec succès.
Leçons clés tirées de l’expérience canadienne de bond blockchain
Le projet a montré aux banques que ces produits étaient très demandés et plus faciles à gérer que les obligations traditionnelles. Il a également révélé comment les obligations blockchain augmentent considérablement l’efficacité, la pureté des données et les capacités de suivi.
Inconvénients
Les participants ont noté certains inconvénients du produit. Le principal inconvénient réside dans les obstacles réglementaires et techniques que le groupe a dû surmonter pour mettre les obligations sur le marché. Cette complexité a augmenté le coût et le temps global nécessaires au lancement de ces actifs.
Glissez pour faire défiler →
| Facteur | Canada | Leaders US/UE |
|---|---|---|
| Réglementation | Fragmenté | Pro‑Crypto Innovation |
| Taux d’adoption | En ralentissement | En forte hausse |
| Innovation | Pilote Samara | ETF, Mise à l’échelle |
Pourquoi le projet Samara est important pour la finance blockchain canadienne
Le projet Samara est considéré comme une étape clé pour créer une base solide pour le secteur blockchain canadien à l’avenir. Commentant son succès, le directeur exécutif des paiements, de la supervision et du contrôle de la Banque du Canada a déclaré que cette collaboration constitue la première étape pour stimuler d’autres innovations au bénéfice des Canadiens.
Bank of Canada (BoC)
La Banque du Canada (BoC) est entrée sur le marché en 1935. Aujourd’hui, elle sert de banque centrale du pays. En tant que telle, elle joue un rôle crucial dans l’élaboration de nombreuses politiques monétaires et stratégies visant à assurer la stabilité financière.
La BoC recherche depuis longtemps l’innovation pour aider à intégrer les actifs blockchain. Avant Samara, la banque a travaillé sur un projet pilote blockchain appelé Jasper. Elle a également joué un rôle essentiel dans le soutien et l’intégration d’une fonction de règlement blockchain SWIFT, et continue de rechercher l’utilisation des monnaies numériques de banque centrale (CBDC).
Royal Bank of Canada (RBC)
La Royal Bank of Canada est un autre participant au projet Samara qui possède une histoire de pionnier des produits blockchain innovants. La banque a été créée en 1864 sous le nom de Merchants Bank of Halifax avant de changer de nom en 1901.
La RBC est l’une des plus grandes banques du Canada, disposant actuellement de plus de 1,6 billion $ d’actifs sous gestion. Elle a atteint ce succès grâce à plusieurs fusions avantageuses, dont l’acquisition de City National Bank en 2015.
Il convient de noter que la RBC participe également à l’initiative blockchain de SWIFT visant à intégrer des options de règlement tokenisées. En 2017, la RBC a lancé plusieurs programmes pilotes supplémentaires pour explorer les capacités des actifs blockchain. Aujourd’hui, elle conserve cet esprit d’innovation grâce à ses efforts les plus récents.
Toronto-Dominion Bank (TD)
La Toronto-Dominion Bank a été lancée en 1955 suite à une fusion avec la Dominion Bank. Il convient de souligner que la banque contrôle plus de 2 billion $ d’actifs et possède une longue histoire dynamique dans le secteur bancaire canadien.
En février 2000, la TD a acquis Canada Trust, lui offrant un meilleur accès aux services de détail. Cette manœuvre a été suivie d’une expansion sur les marchés américains via Banknorth. Cette stratégie a permis à l’entreprise de disposer de 1 100 succursales aux États‑Unis en plus de sa forte présence au Canada.
Expansion
Il convient de noter que la TD participe à la fois aux projets blockchain SWIFT et Samara. La banque soutient fortement les actifs tokenisés et le processus de règlement DLT. Il est également vanté que la technologie améliore les transferts transfrontaliers.
Scotiabank
La Bank of Nova Scotia est considérée comme la troisième plus grande institution financière du pays. Elle fut la première banque à ouvrir à Halifax, en Nouvelle‑Écosse, et est en activité depuis 1832. Au milieu des années 80, la banque a connu plusieurs fusions, ce qui a élargi sa portée et ses actifs sous gestion.
Au début des années 2000, la Scotiabank a étendu ses opérations aux Caraïbes et en Amérique latine grâce à l’acquisition d’ING Direct Canada. Cette manœuvre a contribué à affirmer la banque comme une option bancaire internationale.
Alphapoint
Il est intéressant de noter que la Scotiabank soutient depuis longtemps les technologies blockchain. En 2017, elle a lancé un projet pilote avec Alphapoint. Ce système était le précurseur des applications de trading blockchain actuelles. Il a fourni des informations précieuses sur ces produits et est considéré comme posant les bases des projets actuels.
Actuellement, la Scotiabank propose plusieurs actifs liés à la blockchain. Elle participe également à divers programmes pilotes blockchain destinés à explorer la faisabilité de cette technologie dans le secteur institutionnel.
Dynamic Funds
Dynamic Funds, la division de gestion d’actifs de la Scotiabank, a lancé le Dynamic Active Multi-Crypto ETF (DXMC) en partenariat avec le gestionnaire d’actifs numériques 3iQ. Cette initiative a regroupé plusieurs actifs blockchain, dont Bitcoin, Ether, Solana, XRP et d’autres.
Ce fonds utilise une allocation dynamique pour favoriser une croissance à long terme avec une structure de frais minimale. En conséquence, le projet est considéré comme une avancée importante dans la bonne direction pour le vecteur crypto canadien.
3iQ
Il convient de noter que 3iQ a joué un rôle déterminant dans la promotion de l’adoption des cryptomonnaies dans le pays. Elle a lancé les premiers fonds Bitcoin au comptant cotés en bourse au Canada dès 2021. Ces fonds ont connu un succès retentissant, levant plus d’un milliard de dollars canadiens. Il est à noter que la société a été acquise par Coincheck pour 111,84 millions de dollars cette année via l’achat d’actions.
Pour concrétiser ce produit, la Scotiabank s’est associée au gestionnaire d’actifs numériques 3iQ. L’entreprise joue un rôle crucial en tant que sous-conseiller, mettant à profit ses années d’expérience pour garantir que le panier crypto soit rentable à long terme.
Ce produit est considéré comme un pont très nécessaire entre les secteurs crypto et institutionnel. Il offre plusieurs avantages, notamment la diversification, des frais de gestion faibles et le soutien de certaines des principales institutions financières du pays.
Bank of Montreal (BMO)
La Bank of Montreal est la plus ancienne institution financière du Canada. Elle a été créée en 1817 et a été une force pionnière de la finance nord-américaine pendant plus de 200 ans. En tant que première banque du Canada, elle a traversé plusieurs scénarios financiers et a contribué à rédiger les politiques bancaires actuelles du pays.
En 1900, la banque s’était étendue à travers le pays, avait survécu à la Grande Dépression, aux deux guerres mondiales et à plusieurs fusions. En 1994, elle a tenté de fusionner avec la Royal Bank, mais a été bloquée par les régulateurs par crainte d’une trop grande consolidation.
Batavia Platform
La Bank of Montreal a participé à plusieurs programmes pilotes blockchain de haut niveau. En 2017, la BMO a participé au projet pilote de la plateforme Batavia, un réseau de financement du commerce basé sur la blockchain développé par IBM et soutenu par UBS, axé sur la numérisation des lettres de crédit internationales.
En 2019, la BMO a adopté Hyperledger Fabric comme infrastructure dans le domaine de la blockchain. La banque a manifesté au fil du temps un intérêt considérable pour l’efficacité et les économies de coûts offertes par la blockchain.
Canadian Imperial Bank of Commerce (CIBC)
La Canadian Imperial Bank of Commerce a été créée en 1961 après plusieurs fusions. Aujourd’hui, elle est la cinquième plus grande banque du pays. Son fondateur, William McMaster, l’avait envisagée comme un centre de financement du commerce pour le pays.
Au début des années 2000, elle s’est développée aux États‑Unis et, en 2017, elle a réalisé plusieurs acquisitions majeures, dont PrivateBancorp pour 5 milliards de dollars. Cette acquisition a élargi la portée de la banque et l’a aidée à obtenir davantage de soutien des investisseurs.
(BTC
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Les banques canadiennes relancent l’innovation blockchain
Lorsque l’on examine la riche histoire des banques canadiennes sur le marché de la blockchain, il est facile de comprendre pourquoi certains estiment qu’il est temps de raviver l’esprit d’innovation. Ces organisations ont autrefois mené la charge de la blockchain.
Aujourd’hui, elles ont pris du retard par rapport au rythme international. Espérons que cette dernière initiative aidera à propulser les projets blockchain canadiens au niveau supérieur, stimulant l’adoption et l’innovation à l’avenir.
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