Actifs numériques
Codes fiscaux évoluant pour tenir compte des actifs numériques

Avec les actifs numériques offrant la possibilité de transférer de la valeur à l’échelle mondiale, il n’est pas surprenant que les gens soient confus en ce qui concerne les impôts qui les entourent. Heureusement, les gouvernements du monde entier travaillent à apporter de la clarté au sein de leurs frontières respectives. Voici quelques exemples récents, alors que les codes fiscaux mondiaux évoluent pour tenir compte des actifs numériques.
Le Venezuela imposera jusqu’à 20 % de taxe
Malgré sa fragilité, le Venezuela n’est pas prêt à abandonner sa monnaie nationale – le bolivar. Ayant perdu plus de 70 % de sa valeur ces dernières années, on ne serait pas surpris d’entendre que le pays se dirigeait vers un étalon BTC. Ce n’est toutefois pas le cas, car le Venezuela commencerait, selon les rapports, à imposer une taxe pouvant atteindre 20 % sur les transactions en cryptomonnaies.
Selon les rapports locaux, la décision d’imposer une taxe importante vise à « encourager » les citoyens à utiliser le bolivar. On estime qu’elle s’appliquera à toute transaction qui n’est pas basée sur le bolivar, mais qui utilise des actifs alternatifs.
Alors que le Venezuela n’est pas prêt à succomber à l’inflation persistante qui entoure sa monnaie, d’autres nations dans une situation similaire pourraient bientôt envisager d’adopter un étalon BTC. Le Salvador a déjà sauté le pas pour ses propres raisons, rendant le BTC monnaie légale fin 2021. Un pays avec sa propre monnaie fiat en difficulté sera-t-il le prochain ?
L’Inde passe d’une interdiction à la taxation
Les lois ambiguës et le traitement des actifs numériques en Inde se sont avérés être un vrai casse-tête depuis un certain temps. Des rumeurs d’interdiction, d’une CBDC en cours de préparation et des commentaires contradictoires de la RBI ont circulé.
Certaines de ces questions ont récemment reçu une réponse, dans un discours prononcé par la ministre indienne des Finances, Nirmala Sitharaman. Non seulement une CBDC a été officiellement confirmée pour être lancée l’année prochaine, mais une taxe sur les gains des transactions d’actifs numériques a été révélée. Cette mesure fera en sorte que tout revenu provenant de transactions d’actifs numériques sera soumis à une taxe de 30 %. De plus, les transactions d’actifs numériques entraînant une perte ne pourront pas être utilisées pour compenser les gains.
Bien que cette taxe puisse sembler lourde au premier abord, elle représente indéniablement une approche plus accueillante envers les actifs numériques que prévu. Malgré les rumeurs, issues d’un projet de loi désormais abandonné, évoquant une interdiction potentielle, il semble que le gouvernement indien ait finalement clairement indiqué que cela n’arrivera pas.
L’IRS modifie les règles fiscales ?
Pendant ce temps, aux États-Unis, des législateurs comme la représentante à la Chambre des représentants Suzan DelBene travaillent à garantir que l’IRS suive le rythme du secteur des actifs numériques en pleine évolution. Dans un projet de loi récemment soumis, une proposition visant à exonérer de taxes les transactions inférieures à 200 $ impliquant des actifs numériques a été présentée.
DelBene a expliqué pourquoi une telle mesure était nécessaire, déclarant, « Les réglementations obsolètes concernant la monnaie virtuelle ne tiennent pas compte de son potentiel d’utilisation dans notre vie quotidienne, les traitant plutôt comme une action ou un ETF… La monnaie virtuelle a évolué rapidement ces dernières années, offrant davantage d’opportunités de l’utiliser dans notre quotidien. Les États‑Unis doivent rester à la pointe de ces changements et veiller à ce que notre code fiscal évolue avec notre utilisation de la monnaie virtuelle. Cette loi de bon sens coupe les lourdeurs administratives et ouvre la porte à de nouvelles innovations, faisant finalement croître notre économie numérique ».
En l’état actuel, les gains de chaque transaction sont soumis à l’impôt, quelle que soit leur taille. Le directeur exécutif du Coin Center, Jerry Brito, estime que cette approche crée une « friction » évidente lors de l’utilisation des cryptomonnaies, et « …place les cryptomonnaies en désavantage par rapport aux autres méthodes de paiement numérique ».












