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Bitcoin et Bitcoin Cash : quelles différences ?

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Les différences entre Bitcoin (BTC ) et Bitcoin Cash (BCH ) illustrent l’évolution du marché des cryptomonnaies. Les deux réseaux ont leur communauté et leur place dans le secteur, mais privilégient des approches différentes de la capacité et des paiements.

Ces différences sont issues d’un vif débat au sein de la communauté Bitcoin. La scission qui a donné naissance à Bitcoin Cash reste l’un des hard forks les plus connus et controversés de son histoire.

Bitcoin

En 2008, le créateur connu sous le pseudonyme Satoshi Nakamoto publia le livre blanc de Bitcoin. Le réseau démarra en 2009. Bitcoin associe un registre distribué à la preuve de travail pour lutter contre la double dépense sans gestionnaire central ; cela ne rend pas toute attaque impossible en toutes circonstances.

Bitcoin fut conçu pour permettre la participation sans autorisation centrale. L’ancienne limite de 1 Mo contribuait à contenir les besoins en ressources des nœuds, mais ne garantissait pas que tout ordinateur puisse les satisfaire. Depuis SegWit, la limite est exprimée en quatre millions d’unités de poids, et non en une taille totale fixe de 1 Mo.

Bitcoin et Bitcoin Cash – preuve de travail – ForecastNews

Bitcoin et Bitcoin Cash – preuve de travail – ForecastNews

Bitcoin vise un bloc toutes les dix minutes en moyenne ; les intervalles réels varient. Les 1 000 à 1 500 transactions par bloc citées dans l’article constituent un exemple historique, pas une limite numérique du protocole. La capacité dépend de la taille des transactions et de l’utilisation de SegWit. Les limites de la couche de base furent au cœur du débat sur la capacité. La comparaison avec plus de 20 000 transactions par seconde pour Visa concerne la capacité d’un réseau centralisé, pas une mesure directement équivalente aux transactions Bitcoin.

Les problèmes de capacité

La demande croissante de transactions intensifia la concurrence pour l’espace des blocs. L’article original cite 100 ko en 2010 et 600 ko en janvier 2015 à titre d’illustration, sans préciser de source vérifiable ni de période de calcul des moyennes. Ces chiffres ne constituent donc pas des références historiques confirmées. Quand la demande dépasse l’espace disponible, les frais et les délais peuvent augmenter.

En 2017, la croissance du marché rendit les limites de la couche de base plus visibles. Lors des pics de congestion, les frais augmentaient et les confirmations ralentissaient, mais le réseau ne s’arrêtait pas et les paiements ne devenaient pas impossibles pour tous. Certains commerçants rencontraient des difficultés liées aux délais, au risque de cours et aux frais. Pour de petits paiements, les frais pouvaient parfois dépasser le montant transféré.

La communauté se divise

Les partisans de blocs plus grands voyaient dans la congestion une raison de modifier le protocole pour mieux soutenir la vision de Nakamoto d’une monnaie électronique. Parmi eux figurait Roger Ver. Lui et d’autres proposaient de relever la limite des blocs pour traiter davantage de transactions et réduire le coût des paiements courants. C’était leur position sur le compromis entre capacité et décentralisation, et non un verdict objectif établissant l’échec du premier test de résistance de Bitcoin.

Les opposants à une forte hausse de la limite, dont plusieurs contributeurs de Bitcoin Core, craignaient des exigences accrues pour les nœuds et de nouvelles augmentations futures. Ils soutenaient notamment SegWit et le Lightning Network. SegWit modifiait lui-même les règles de consensus par un soft fork rétrocompatible : tous les aspects du projet initial ne restaient donc pas inchangés.

Bitcoin Cash

Bitcoin Cash naquit en août 2017 avec une limite de 8 Mo par bloc, portée à 32 Mo en mai 2018. Des blocs plus grands peuvent accueillir davantage de transactions, mais le débit effectif dépend aussi de leur taille, des intervalles entre blocs et de l’infrastructure. L’article rapporte un test de septembre 2018 d’environ 25 000 transactions par bloc : ce n’est ni une capacité fixe par seconde ni une garantie valable dans toutes les conditions.

Les similitudes techniques

Les deux réseaux utilisent la preuve de travail (PoW). Les mineurs proposent des blocs et reçoivent des subventions de bloc ainsi que des frais ; les nœuds complets vérifient indépendamment le respect des règles. Le réglage de la difficulté diffère : Bitcoin la recalcule tous les 2 016 blocs, avec un objectif d’environ deux semaines. Bitcoin Cash utilisa temporairement l’Emergency Difficulty Adjustment en 2017, le remplaça la même année et adopta ASERT en novembre 2020. ASERT ajuste la difficulté à chaque bloc pour viser un intervalle moyen de dix minutes. Les réseaux n’utilisent donc pas le même système EDA ; l’émission dépend également des règles de subvention.

La controverse sur les noms Bitcoin et Bitcoin Cash

Après le hard fork, les noms et la présentation des deux actifs restèrent contestés. Des critiques du camp Bitcoin estimaient que la manière de présenter Bitcoin Cash pouvait entretenir la confusion sur la monnaie correspondant à BTC. Roger Ver reçut une attention particulière comme défenseur de Bitcoin Cash et propriétaire de Bitcoin.com. Ces accusations reflètent les positions des participants au débat.

Bitcoin, Bitcoin Cash et dollar américain – CoinMarketCap

Bitcoin, Bitcoin Cash et dollar américain – CoinMarketCap

La scission de Bitcoin Cash

En novembre 2018, Bitcoin Cash se scinda de nouveau, entre la branche conservant le nom BCH et Bitcoin SV (Satoshi Vision). Bitcoin ABC désignait alors un logiciel et un camp dans ce conflit, et non un nom alternatif permanent pour tout le développement ultérieur de BCH. Bitcoin SV choisit alors une limite de 128 Mo ; il s’agit d’un réglage historique, pas de sa limite actuelle.

Les différences dans les mises à jour

Le travail sur la capacité de Bitcoin avait commencé avant la naissance de Bitcoin Cash. Segregated Witness (SegWit) fut activé en août 2017. Il sépare notamment les données de signature dans une structure witness et introduisit le poids des blocs. Cela augmenta la capacité effective et corrigea la malléabilité involontaire des identifiants de transaction.

Cette correction contribua à rendre possibles les canaux de paiement comme ceux du Lightning Network. Ce protocole distinct de seconde couche permet d’actualiser les soldes des canaux hors de la blockchain et de recourir à la chaîne de base pour le règlement. Il peut favoriser des paiements rapides et peu coûteux, mais sa capacité dépend des soldes, des itinéraires et de la disponibilité des participants. Ce n’est pas une mise à jour obligatoire de Bitcoin garantissant des transactions illimitées.

Deux orientations de développement

Bitcoin et Bitcoin Cash représentent des choix différents : Bitcoin associe une couche de base limitée au développement du protocole et des secondes couches, tandis que Bitcoin Cash privilégie de plus grands blocs pour les paiements sur la chaîne. Tous deux ont des utilisateurs, des projets et des partenaires. Cela ne garantit ni une hausse continue de leur valeur ni un avenir toujours rentable.

Pour en savoir plus, consultez nos guides Investir dans Bitcoin et Investir dans Bitcoin Cash.

Comment acheter Bitcoin (BTC) et Bitcoin Cash (BCH)

BTC et BCH sont des actifs numériques distincts. Les plateformes suivantes proposent des possibilités d’achat aux clients admissibles, selon leurs restrictions géographiques respectives.

Uphold – Une plateforme proposant de nombreuses cryptomonnaies aux clients américains admissibles. Elle ne fournit pas de services aux résidents, notamment, du Canada et de New York. L’ouverture de nouveaux comptes est également restreinte dans plusieurs territoires, dont l’Allemagne, les Pays-Bas et la France. Ce sont des restrictions du service, pas une interdiction légale générale visant ces pays ou leurs habitants. L’accès des clients existants peut également être limité.

Avertissement sur les risques d’Uphold: Conditions applicables. Les crypto‑actifs sont très volatils. Votre capital est en danger. N’investissez pas à moins d’être prêt à perdre la totalité de l’argent que vous investissez. Il s’agit d’un investissement à haut risque, et vous ne devez pas vous attendre à être protégé si quelque chose tourne mal.

Kraken – Kraken a été fondée en 2011 et propose notamment des échanges en BTC et en BCH. La description précédente citait plus de neuf millions d’utilisateurs et plus de 207 milliards de dollars de volume trimestriel : il s’agit de chiffres de référence non datés de cette description, pas d’une mesure actuelle.

Kraken dessert de nombreux pays, dont l’Australie, le Canada et divers marchés européens, selon les conditions régionales des produits et services. Aux États-Unis, les résidents admissibles peuvent utiliser Kraken. Les exclusions américaines actuelles concernent New York et le Maine, pas l’État de Washington.

David Hamilton est un journaliste à plein temps et un bitcoiniste de longue date. Il se spécialise dans la rédaction d'articles sur la blockchain. Ses articles ont été publiés dans plusieurs publications bitcoin, notamment Bitcoinlightning.com