Espace
Arcfield remporte un contrat de soutien de la Marine américaine d’une valeur potentielle de 156,5 millions de dollars

Arcfield a annoncé le 5 novembre 2026 avoir obtenu, en tant que titulaire principal, un contrat de suivi de la Marine américaine d’une valeur totale potentielle d’environ 156,5 millions de dollars. Celui-ci porte sur des services d’ingénierie, techniques et de fabrication destinés à soutenir des systèmes d’imagerie sous-marine, de radar et de guerre électronique.
Le contrat a été attribué par le Naval Undersea Warfare Center Division Newport, au sein de son Undersea Warfare Electromagnetic Systems Department, ou Code 34. Il comprend une période de base d’un an et quatre périodes optionnelles d’un an chacune. Ce montant correspond au total potentiel de la période de base et des options ; aucun montant initial distinct n’a été communiqué.
Depuis 2019, Arcfield soutient le Code 34 en tant que titulaire principal, par l’intermédiaire de ses entités historiques. Ce nouveau contrat élargira le rôle de l’entreprise dans les missions de guerre électromagnétique de la Marine, tout en préservant cette relation.
Le président du conseil d’administration et PDG Kevin Kelly a déclaré : « Cette victoire témoigne des notes constamment exceptionnelles obtenues par Arcfield en matière de satisfaction client et de notre expérience éprouvée dans le soutien au NUWC Division Newport et au Code 34. Associées à notre connaissance inégalée des missions et à notre rigueur en ingénierie, ces qualités nous ont permis de saisir l’occasion de continuer à soutenir cette mission essentielle. »
Développement et maintien en condition opérationnelle
Le contrat couvre les systèmes d’imagerie, de guerre électronique et de radar, ainsi que leurs sous-systèmes, assemblages, charges utiles de capteurs, projets spéciaux et équipements associés. Arcfield concevra, développera, testera, analysera, intégrera et installera de nouveaux systèmes, tout en assurant la maintenance, le dépannage, la réparation, la mise à niveau et la modernisation des systèmes existants.
Une présentation de la Marine lors d’une journée d’information destinée au secteur, consacrée à l’acquisition prévue, décrivait les exigences envisagées comme un résumé susceptible d’évoluer. Dans ce cadre de planification, les travaux énumérés comprenaient l’analyse des exigences, l’intégration du matériel et des logiciels, l’établissement des spécifications des sous-systèmes et de la documentation des interfaces, ainsi que l’évaluation des écarts entre les capacités des systèmes, les exigences et les besoins des missions. Le périmètre envisagé couvrait également la modélisation et la simulation, l’ingénierie des systèmes fondée sur des modèles et la fabrication de modèles, de prototypes, d’unités de préproduction, d’équipements spéciaux de soutien et d’outils d’essai.
Parmi les autres tâches envisagées figuraient le développement de code logiciel et de fichiers exécutables, la préparation de documents de cybersécurité conformément au cadre de gestion des risques, l’évaluation des vulnérabilités et le soutien à la cybersécurité des systèmes embarqués sur les sous-marins. Les travaux prévus pour soutenir la flotte comprenaient également les installations à bord des sous-marins, l’analyse des défaillances et la documentation des mesures correctives, les essais d’interopérabilité, la formation et les bibliothèques tactiques de guerre électronique.
La mission du Code 34 et sa charge de travail dans le secteur
La présentation décrit le Code 34 comme le principal organisme de la Marine chargé de développer, d’acquérir, d’installer, de moderniser et de maintenir les systèmes électromagnétiques sous-marins. Son champ d’activité comprend les antennes, les périscopes, la guerre électronique, les communications, l’électro-optique et la compatibilité électromagnétique à bord des sous-marins et des véhicules sans équipage, ainsi qu’au sein des réseaux de guerre sous-marine et des systèmes et capteurs distribués de guerre sous-marine.
Parmi les programmes du département cités dans la présentation figurent Integrated Submarine Imaging Systems, les mâts photoniques, les systèmes de guerre électronique AN/BLQ-10, les radars, les capteurs de surveillance et les capteurs pour systèmes sans équipage. Ces exemples situent le contexte du client ; ils ne constituent pas une liste des prestations individuelles d’Arcfield.
Pour donner une idée de l’ampleur des activités, la présentation indiquait que le total client du Code 34 pour l’exercice 2025 s’élevait à 296,5 millions de dollars et qu’environ 53 % du financement total des programmes était confié à des prestataires externes. Ces chiffres concernent le département, et non le contrat d’Arcfield, mais montrent que le client faisait appel au secteur privé pour une part importante de ses programmes.
Ce nouveau contrat consolide la position d’Arcfield au sein d’un organisme spécialisé de la Marine qui confie au secteur privé une part importante du financement de ses programmes. Les travaux annoncés associent le développement de nouveaux systèmes au maintien en condition opérationnelle des systèmes existants, tandis que la structure du contrat, avec ses options, laisse le montant définitif des travaux financés dépendre de décisions ultérieures de la Marine.












