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La France propose une réserve de bitcoins pour renforcer sa souveraineté

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Des parlementaires français proposent une réserve de Bitcoin

Cette semaine marque un tournant dans l'histoire des cryptomonnaies : pour la première fois, des parlementaires français ont proposé la création d'une réserve de bitcoins. Cette initiative, portée par le parti de centre-droit UDR, comprend un ensemble de mesures favorables aux cryptomonnaies, destinées à maintenir la France comme acteur majeur du marché européen de la blockchain et à répondre à plusieurs problématiques actuelles. Voici ce qu'il faut retenir.

Projet de loi sur la réserve stratégique du Bitcoin

Le projet de loi français relatif à la réserve stratégique de bitcoins est de loin la proposition législative la plus complète jamais présentée au Parlement. Il comprend plusieurs mesures clés visant à promouvoir, acquérir et développer l'utilisation des actifs numériques en France et au sein de l'Union européenne. Voici quelques points essentiels de cette proposition de loi indépendante qui, si elle est adoptée, pourrait profondément transformer l'économie française.

Souveraineté financière

L'objectif de ce projet de loi est de promouvoir la souveraineté et la stabilité financières de la France, tout en garantissant son adaptation à l'évolution du marché numérique européen. L'une de ses principales dispositions est la création d'une réserve de bitcoins afin d'aider le pays à faire face aux incertitudes économiques futures. Les législateurs reconnaissent le bitcoin comme une réserve de valeur stratégique susceptible de consolider les finances publiques françaises.

Eric Ciotti - Source - North Africa Post

Eric Ciotti – Source – North Africa Post

Plus précisément, le projet de loi propose que le pays tente d'acquérir 2 % de l'offre totale de Bitcoin. Concrètement, cela signifie qu'il lui faudrait acheter ou miner 420 000 Bitcoins pour atteindre cet objectif. Ce processus s'étalerait sur une période de 6 à 8 ans et serait financé par diverses sources.

Comment la France prévoit de financer sa réserve de bitcoins

Le projet de loi examine notamment plusieurs méthodes permettant au pays d'atteindre ses objectifs ambitieux en matière de réserves de bitcoins. Il combine un soutien institutionnel et un soutien de terrain à cette monnaie, ainsi que diverses autres méthodes d'acquisition de cryptomonnaies utilisées par les gouvernements du monde entier. Voici les points principaux.

Incitations minières et utilisation de l'énergie

Ce projet de loi est unique en ce qu'il prévoit que la majeure partie des réserves proviendra de l'exploitation minière publique. Il révèle un plan visant à inciter les populations locales à s'investir dans l'industrie minière nationale grâce à des avantages fiscaux et d'autres mesures, notamment la subvention de leur électricité.

La France dispose actuellement d'un excédent énergétique, ce qui signifie que ses producteurs vendent souvent leur énergie non consommée à perte, faute de capacités de stockage suffisantes. Ce projet de loi instaure une période d'expérimentation de cinq ans permettant aux fournisseurs d'électricité et d'énergie nucléaire d'utiliser leur surplus d'électricité pour les opérations minières.

Stratégie de recentrage énergétique

Cette mesure illustre l'objectif plus large de la France : réduire le poids des pertes supportées par les producteurs d'énergie nucléaire et hydroélectrique excédentaire. Le projet de loi prévoit que cette énergie contribuera à compenser la demande sur le réseau électrique liée à l'arrivée de nouveaux exploitants miniers.

Crypto saisi

La France pourrait également recourir aux confiscations pour accroître ses réserves. Les cryptomonnaies sont parfois utilisées par les organisations criminelles. La législation permettrait de réorienter clairement les fonds confisqués par voie judiciaire vers la réserve de Bitcoin. Cette stratégie est déjà en vigueur dans des pays comme les États-Unis, qui détiennent actuellement plus de 200 000 Bitcoins confisqués.

Prélèvement sur compte d'épargne pour le financement des réserves

Un autre aspect intéressant du projet de loi réside dans l'application de faibles frais sur certains comptes. Plus précisément, il cite les comptes Livret A et LDDS comme étant les plus adaptés. Il prévoit que cette mesure permettrait de dégager des fonds suffisants pour acquérir chaque année environ 55 000 bitcoins destinés à la réserve.

Implications de taxes

Si le projet de loi est adopté, les utilisateurs de cryptomonnaies pourront également payer leurs impôts en bitcoins. Cette option ne prévoit pas l'ensemble des taxes, mais seulement des taxes spécifiques, sélectionnées selon un système à plusieurs niveaux. Le projet de loi propose également la création de taxes spéciales pour les centres de données afin d'encourager la constitution de réserves.

Stablecoins

Les stablecoins ont également été abordés dans le cadre de cette législation. Récemment, ces options indexées sur une devise ont gagné en popularité comme moyen d'effectuer des transferts de valeur à l'international. Le document encourage notamment l'utilisation de stablecoins libellés en euros.

Elle reconnaît cette technologie comme une option fiable pour les transactions quotidiennes. Elle va même jusqu'à considérer les stablecoins comme une alternative crédible au système actuel dominé par VISA et Mastercard.

Lutte contre les CBDC

Ce texte législatif se distingue par sa lutte contre l'utilisation des monnaies numériques de banque centrale (MNBC), arguant que ces actifs présentent un risque pour la vie privée. Il met notamment en avant leur potentiel d'abus et leurs failles de sécurité dues à leur structure centralisée. De ce fait, il les considère comme un obstacle à la liberté financière.

Adoption institutionnelle

Cette législation vise à encourager l'adoption institutionnelle des cryptomonnaies sur le marché, dans le cadre d'une stratégie plus large visant à faire de ces dernières un contributeur majeur à l'économie française. Le document examine plusieurs pistes pour atteindre cet objectif. Il promeut notamment l'utilisation d'instruments financiers basés sur la blockchain, tels que les ETN (Exchange Traded Notes).

De plus, cette législation permettrait aux détenteurs de cryptomonnaies d'utiliser leurs actifs comme garantie pour des prêts. Cette décision intégrerait directement le Bitcoin au système financier traditionnel, facilitant grandement l'accès au financement bancaire pour les entreprises et les utilisateurs de cryptomonnaies souhaitant développer leurs activités, tout en favorisant les investissements directs et indirects.

Établissement administratif public (EPA)

La législation désigne l'Établissement administratif public (EPA) comme coordinateur et organe de contrôle de la nouvelle réglementation. Cet organisme de régulation sera doté d'outils blockchain avancés afin de pouvoir surveiller les marchés des actifs numériques et prévenir toute activité criminelle ou tout abus.

Qui est à l'origine du projet de loi sur la réserve de bitcoins ?

Le projet de loi relatif à la réserve stratégique de bitcoins a été déposé par l'Union, parti de centre-droit français. Éric Ciotti en est le principal instigateur. Il est à noter que ce projet de loi a très peu de chances d'être adopté sans le soutien d'autres partis, l'UDR ne disposant que de 16 sièges sur 577 à l'Assemblée nationale. Ce parti a d'ailleurs été fondé par Éric Ciotti, l'un des instigateurs de ce projet de loi.

Le parti UDR a été fondé en 2024 suite à la fusion de l'Union de la droite pour la République (UDR) et de l'Union des démocrates pour la République (UDR). Il est aujourd'hui perçu comme un fervent défenseur du droit de propriété, des valeurs économiques libérales et d'une intervention étatique limitée.

Signalisation à l'économie crypto

Malgré une opposition quasi unanime, l'UDR ne considère pas cette proposition législative comme une perte de temps. Au contraire, beaucoup y voient une manœuvre politique habile visant à positionner l'UDR comme le parti le plus favorable aux cryptomonnaies du pays. Cette stratégie fait directement écho à celle du Parti républicain américain et au virage opéré par Donald Trump en faveur d'une législation pro-cryptomonnaies.

Obstacles potentiels à l'adoption

Outre leur minorité, les législateurs devront surmonter plusieurs obstacles majeurs. D'une part, le projet de loi ne bénéficie pas d'un large soutien transpartisan, car il met en avant des priorités financières différentes de celles jugées essentielles par les autres partis.

Par ailleurs, certains perçoivent ce projet de loi comme une atteinte à l'euro numérique, ce qui est mentionné comme un problème de protection de la vie privée dans le document. De plus, la France a déjà eu des différends avec l'UE concernant la réglementation sur les marchés de crypto-actifs (MiCA), que certains parlementaires français jugent trop laxiste dans d'autres pays.

Enfin, il convient d'examiner les aspects constitutionnels de ce nouveau projet de loi. Plus précisément, la France devrait modifier sa Constitution pour autoriser le paiement des impôts sur les cryptomonnaies. Comme vous pouvez l'imaginer, cette démarche est longue et nécessitera un large soutien populaire et transpartisan pour être initiée.

D'autres pays cherchent à constituer des réserves de BTC

Plusieurs pays ont annoncé leur intention de constituer une réserve de bitcoins dans les années à venir. Le Royaume-Uni, la Chine et la Finlande, par exemple, possèdent déjà des réserves non officielles. Dans la plupart des cas, ces réserves sont constituées principalement d'actifs numériques confisqués.

D'autres pays, comme la Pologne, les États-Unis et la Lettonie, ont annoncé leur intention de constituer des réserves de bitcoins dans les années à venir. Le Salvador, notamment, fait figure de pionnier en la matière. Le pays a investi jusqu'à 4 % de ses réserves nationales dans le bitcoin, contribuant ainsi à son développement.

Il convient de noter que le Salvador a introduit plusieurs stratégies novatrices dans le cadre de sa législation, notamment en divisant ses réserves en plusieurs portefeuilles distincts afin de limiter les vols et le piratage.
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Pays Statut Détentions de BTC (approx.) Remarques
France Proposition 0 (Objectif : 420 000) En attente de l'approbation du projet de loi UDR
États-Unis Actif > 200,000 BTC principalement saisis
El Salvador Actif ~ 5,800 stratégie de réserve nationale
Finlande Actif ~ 1,900 Biens saisis
Pologne Planifié 0 Étape législative

Statistiques françaises sur les cryptomonnaies

La France a connu une révolution crypto discrète au cours des 5 dernières années, avec projetée Les revenus devraient dépasser les 3 milliards de dollars d'ici la fin de l'année. De plus, les experts prévoient que cette tendance se poursuivra, certains anticipant même un taux de croissance annuel de 2.69 % pour le secteur des actifs numériques.

Ces statistiques prévoient que 16.37 millions d'utilisateurs de cryptomonnaies résideront dans le pays d'ici fin 2026, soit un taux de pénétration de 24.52 % au sein de l'économie. Cette croissance s'explique principalement par un soutien législatif accru, une plus grande transparence, une valorisation plus élevée et une évolution positive de l'opinion publique concernant les actifs numériques.

La France cherche à devenir un haussier du Bitcoin

Bien que la quasi-totalité des analystes estiment que ce projet de loi a peu de chances d'être adopté en l'état, la plupart s'accordent à dire qu'il constitue un premier pas judicieux vers la création d'un cadre législatif favorable. L'objectif est de maintenir la compétitivité de la France dans l'économie numérique tout en aidant ses citoyens à comprendre comment tirer parti de ces atouts majeurs. On espère que ce projet de loi contribuera à sensibiliser le public et à encourager l'adoption de ces technologies dans le pays.

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David Hamilton est journaliste à plein temps et bitcoiniste de longue date. Il est spécialisé dans la rédaction d'articles sur la blockchain. Ses articles ont été publiés dans plusieurs publications Bitcoin, notamment Bitcoinlightning.com

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